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La première carte nationale biométrique au niveau national pour les candidats au bac 2016 a été délivrée, hier, au lycée Belhadj Kacem Noureddine de la ville de Chlef. L’opération concerne l’ensemble des 14 048 élèves scolarisés et touchera, dans un premier temps, 2926 candidats libres sur les 5836 inscrits. Le choix de Chlef comme wilaya pilote dans le domaine est motivé, dit-on, par la rapidité et la qualité du travail effectué par l’administration locale, la DRAG et les services de documents biométriques des daïras de Chlef. Pour rappel, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Bedoui, avait annoncé samedi dernier, en présence de la ministre de l’Education nationale, Mme Benghebrit, que tous les candidats au bac 2016 auront leur carte d’identité biométrique avant fin avril.

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Alors que Ouargla a fêté cette semaine le troisième anniversaire du grand rassemblement des chômeurs du 14 mars 2013, El Watan Week-end a retrouvé ceux qui, en février 1992, manifestaient déjà pour plus d’équité sociale. Le troisième anniversaire de la Milioniya du 14 mars 2013 a été l’occasion pour les anciens et les nouveaux militants de l’organisation des chômeurs de se rencontrer pour un débat citoyen sur l’avenir de ce mouvement citoyen. L’inscription dans la durée des mouvements sociaux des chômeurs et plus récemment celui des antigaz de schiste rend capitale la question des méthodes de lutte et des objectifs. Lakhdar Mokrani, président de la première Association de défense et de promotion du droit au travail de la région et qui nous parlait déjà en 2010 de la nécessité de la refonte de la formation professionnelle et universitaire dans les wilayas du Sud, n’a pas changé d’avis. Mohamed Othmani, reste égal à lui-même et pense que «les pouvoirs publics n’ont toujours pas compris que les calmants sont faits pour calmer et non pas guérir, que le problème de l’unité territoriale a été réglé le 27 février 1962 et que les dérives du système poussent les jeunes à la violence contre eux-mêmes et contre leur propre pays». El Watan Week End est allé à la rencontre des premiers leaders de ce mouvement. Il y a 24 ans, Ouargla a connu ses premières manifestations d’étudiants et de lycéens, douze ans plus tard, ses premières émeutes des chômeurs qui, neuf ans après s’autorisaient une Milioniya de la dignité. A l’apogée de leur colère, les jeunes s’en sont même pris au cortège présidentiel, lapidé devant les yeux impuissants des forces de l’ordre en avril 2004. Profonde frustration Le même scénario s’est reproduit à Touggourt, où les habitants de Hai El Mostakbel ont demandé des comptes au Président. Ces manifestations ont récemment pris de nouvelles formes avec l’arrivée de jeunes qui n’ont pas connu le parcours de leurs aînés et exigent d’un gouvernement,  qui a été incapable de trouver des solutions valables au dossier de l’emploi dans le secteur pétrolier, de leur donner leur «baril de pétrole», même à moins de vingt dollars et sans espoir d’être permanisés dans des CDD au sein du groupe Sonatrach. Ces ébullitions dans la rue sont devenues la marque de fabrique d’un mouvement citoyen porté par les chômeurs au lieu de l’élite. Il tire sa légitimité d’une profonde frustration qui compare tout bêtement les potentialités, l’histoire et l’aspiration à une réalité décevante d’une wilaya qui avance au pas de tortue et qui peine à tirer avec elle le reste du Sud dont elle se fait le porte-parole. Ouargla, si elle n’a pas les résultats agricoles de Biskra, Oued Souf et El Ménéa, ni l’attractivité touristique de Ghardaïa, d’Illizi ou Tamanrasset, reste le premier gisement de l’emploi en Algérie avec quelque 22 000 offres par an. A elle seule, elle compte la plus importante présence de sociétés étrangères avec quelque 195 entreprises et associations dans le secteur du pétrole, sans compter les 1200 entreprises du secteur privé qui font de Hassi Messaoud la place incontournable pour trouver un emploi. Une place refusée à la main-d’œuvre locale, il y a de cela quelques années. Ville rebelle A 48 ans, Lakhdar Mokrani vient d’être promu directeur de l’administration générale de l’Institut de formation professionnelle Salah Eddine Ayoubi de Ouargla. Entre 2004 et 2009, il présidait l’Association de défense des droits des chômeurs constituée au lendemain de la prise de fonction d’Ahmed Melfouf, le wali, qui a remplacé Ahmed Chaouche, décédé dans son bureau dans des conditions jamais élucidées. Pour lui, «Ouargla restera une ville rebelle qui se bat pour la reconnaissance de ses droits». Le mouvement des chômeurs «ne peut être restreint au seul combat pour l’équité dans l’emploi», dit-il. Et d’jouter : «C’est le droit à une vie citoyenne épanouie et surtout à une bonne formation de l’homme qui a motivé notre combat et notre plus grande réussite est d’avoir obligé le président Bouteflika à reconnaître que le Sud est marginalisé sur les plans politique, économique et humain.» En février 2004, après un cycle d’émeutes ayant ébranlé la rue, il a fallu que le cortège présidentiel soit lapidé par des jeunes en colère à Ouargla et Touggourt pour que le chef de l’Etat annonce, à partir d’El Oued, «une nouvelle politique de désenclavement et de développement dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux». «Les choses évoluent trop lentement», affirme Mokrani pour qui, se réveiller chaque matin dans une ville «qui offre peu de raisons de s’y accrocher, peu d’opportunités de s’améliorer quand ses richesses ont construit tout le pays devient de plus en plus difficile». «Nous n’avons plus à quitter notre région le bac en poche. Notre université est la seconde au classement national, mais il a fallu 27 ans pour que nos formations s’adaptent aux besoins de l’industrie pétrolière. N’est-ce pas un motif suffisant de rébellion ?» Inadmissibles L’interrogation porte en elle sa réponse pour des militants qui frôlent la cinquantaine et qui commencent à peine à voir les premiers fruits de leur labeur. «La rue bouillonne depuis une trentaine d’années  parce que les réponses des décideurs ne sont pas au niveau des aspirations et du combat, même s’il prend parfois des formes qui nous paraissent inadmissibles.» Au bout du compte, qu’en reste-t-il ? «Oui, en 2006, nous avons arraché à Ouyahia que les infractions des entreprises en matière d’emploi soient sanctionnées par la justice. Cela peut paraître infime, mais il faut se rappeler le contexte de l’époque où les constats de l’Inspection du travail donnaient lieu à des décisions non appliquées ou des amendes de 500 francs étaient payées avec l’équivalent en dinars.» L’autre acquis datant de cette époque est la mise à contribution de l’Association des chômeurs aux commission d’évaluation, de suivi des offres, des orientations et des tests d’embauche, qui ont poussé les entreprises à rectifier le tir. Les pressions sur les autorités ont fait que le renouvellement du bureau de cette représentation agréée n’a jamais été concrétisé, ce qui reste un des combats de l’actuelle CNDDC. Troisième acquis : la priorité donnée à l’embauche de la main-d’œuvre locale «qui n’est pas le fait de Sellal en 2013 mais bien d’Ahmed Ouyahia. Et c’est depuis que le nombre des chômeurs du Sud embauchés par le secteur pétrolier a augmenté». Quatrième acquis : «En constituant un dossier bien ficelé, nous avons réussi à arracher de la justice un jugement contre l’ancien directeur de l’agence de wilaya de l’emploi pour corruption et abus de pouvoir.» Disparités salariales Que reste-t-il à faire ? «Instaurer une nomenclature de formation professionnelle et universitaire adaptée à la demande actuelle du marché du travail et à la réalité économique du pays et une législation qui clarifie les rôles, automatise la procédure de recrutement et sanctionne lourdement les dépassements des uns et des autres.» Ce combat est laissé aux jeunes militants qui ont rejoint la CNDDC et qui devront également combattre à la fois la sous-traitance qui garde ses privilèges malgré le gel d’Ouyahia, les disparités salariales qui font que le secteur pétrolier soit le plus attractif et les propres résistances des chômeurs qui ne veulent plus se former. 58% d’entre eux n’ont aucune qualification et aspirent à devenir manœuvres. Aujourd’hui journaliste au quotidien arabophone El Djadid d’El Oued, chargé en particulier du suivi des mouvements sociaux et des questions du développement local, Mohamed Othmani, 49 ans, reste très critique vis-à-vis des politiques imposées par l’Etat central. Les programmes quinquennaux ne répondent à aucune stratégie, ni aux besoins réels des populations, selon lui. Ce militant est celui qui a donné à Ouargla son premier collectif d’étudiants à la fin des années 1980. Un mouvement né à Batna, qui connaissait la plus grande concentration d’étudiants ouarglis et qui a paralysé les lycées de la wilaya en 1992 pour exiger des autorités, la création d’une université, un CHU, une imprimerie pour la presse écrite et un centre culturel d’envergure. Des acquis, selon Mohamed qui garde, dans ses archives, des centaines de photos et des milliers de documents, dont des lettres collectives adressées aux autorités locales et centrales au nom d’une association dont personne ne se souvient. «El Mowatana», une représentation citoyenne agréée au milieu des années 1990 et qui comptait la crème des universitaires de la ville, notamment des médecins. Citoyen de seconde zone Mohamed a un avis tranché sur la question de l’évolution de la contestation sociale à Ouargla. «Dès le départ, ce qui fut l’embryon de cette mouvance qui a pris l’allure d’un mouvement des chômeurs, s’était inscrit dans une dynamique d’émancipation citoyenne qui voulait que Ouargla ait un statut de vraie capitale économique du pays.» Le gel en 2015 du CHU attendu depuis des génération est très mal vécu : «Nos décideurs ont prouvé leur incapacité à avoir une vision d’avenir, de comprendre la détresse des gens, ils ont été incapables de clairvoyance et d’empathie pour une région qui a donné ce qu’elle a de meilleur à tout le pays sans jamais réclamer le moindre droit, le moindre privilège.» Othmani estime que «quémander depuis l’indépendance un seul CHU dans un territoire saharien aussi vaste, un désert sanitaire au sens propre et figuré revient à être considéré comme un citoyen de seconde zone, voire un non-citoyen». D’où le combat pour le droit à la citoyenneté en premier lieu. Quant à l’évolution de ce mouvement qui a vu la participation de trois générations de militants, «ce n’est pas l’élite intellectuelle locale qui l’a portée ! assure-t-il. Les universitaires se sont vite débinés, pensant peut-être qu’ils étaient supérieurs aux autres, ceux qui n’ont pas eu la chance de faire de bonnes études». Le combat pour les droits citoyens y compris ceux des chômeurs, c’est en épousant le journalisme que ce juriste le continue désormais. Vingt-quatre ans après les premières manifestations de lycéens, douze ans après les premières émeutes des chômeurs et trois ans après la Milionya de la dignité, le printemps de la contestation est toujours verdoyant à Ouargla. Mohamed pense que les pouvoirs publics devraient au contraire y voir «un signe très sain et d’envisager avec plus de sérieux de capter les signaux de la rue, l’histoire l’a prouvé, la réalité du terrain le prouve, le cœur palpitant des peuples ne meurt jamais».  

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