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chronique d’une élection bourrée d’irrégularités Très tôt le matin, les membres de la Commission nationale indépendante de surveillance des élections locales (Cnisel), sous la présidence de «l’agitateur» Mohamed Seddiki, ont pris position au 4e étage de l’imposant bâtiment de l’Assemblée nationale. Ils s’apprêtent à vivre une rude et longue journée. Leur mission consiste à suivre, recueillir et transmettre à «qui de droit» d’éventuels dépassements, irrégularités et fraude qui accompagneraient le scrutin. Cela ne se fera pas attendre. Dès la première heure qui a suivi l’ouverture de l’opération électorale, les coups de téléphone, les fax fusent des quatre coins du pays pour signaler des cas de dépassement. Visiblement, le vote démarre mal. «C’est un classique. Il serait naïf de croire à une élection transparente dans un pays où le jeu démocratique est totalement absent. Nous allons assister à une autre consultation électorale avec son cortège d’irrégularités», tranche un représentant d’un parti de l’opposition. Mohamed Seddiki presse son secrétariat technique pour mettre de l’ordre dans les différents procès-verbaux constatant des dépassements parvenus à la Cnisel, pour les communiquer à la presse. A 11h tapantes, il fait le premier bilan des dépassements. Le président de la Commission nationale de surveillance des élections les résume : «Nous avons, grâce à nos représentants dans les CWSEL et CCESL, constaté un mauvais départ de l’opération électorale. Dans certains centres de vote, nous avons enregistré l’absence de bulletins de vote de partis, notamment dans les wilayas de M’sila, Batna et Biskra. Un autre fait grave relevé est celui du vote massif des corps constitués à Alger, Oran, Blida, Jijel, Biskra, Tamanrasset, Illizi et Laghouat. Dans de nombreuses circonscriptions, l’article 32 du régime électoral n’a pas été respecté. Enfin, nous avons observé que dans plusieurs centres de vote, la campagne électorale s’est poursuivie même le jour du vote.» Le premier décompte de la Commission a beaucoup fait parler d’elle durant la campagne électorale augurant d’une journée électorale «riche» en dépassements. A peine le premier point de presse de M. Seddiki fini, des membres de la Commission de surveillance des élections arrivent au QG avec des dossiers de couleur bleue. Les couloirs de la Commission s’agitent. Un fait grave vient d’être signalé ? Mohamed Seddiki rédige le communiqué n°1 de la journée. Il était midi. L’air grave, il annonce aux journalistes présents que la fraude «est en marche» brandissant des dizaines de procès-verbaux signés à blanc. C’était dans les fameux dossiers bleus. «Nous vous annonçons avec beaucoup de regret que la Commission vient de se procurer des PV de dépouillement des voix signés à blanc. C’est un fait grave qui prouve une violation manifeste et une atteinte à la transparence du scrutin. Il s’agit là d’une velléité de manipuler les voix des électeurs. Nous interpellons les autorités concernées d’intervenir en urgence pour mettre un terme à ces graves dérives.» Des cas de violence ont été signalés et portés à la connaissance de la Commission. «Dans la commune de Birkhadem (banlieue d’Alger), un parti a eu recours à une bande de baltaguia pour empêcher les citoyens d’accomplir leur droit de vote. A Annaba, des scènes de violence ont éclaté et sont portées à la connaissance de la Cnisel ; des rassemblements sont organisés par des groupes de jeunes à l’intérieurs de certains centres de vote, ce qui a provoqué des heurts», informe M. Seddiki. Un autre fait, celui-là est encore plus spectaculaire, signalé du côté de la ville de Béjaïa. «Les citoyens ont carrément fermé le centre où les militaires votent en masse. Le commandant du secteur militaire s’est déplacé sur les lieux. Il a rappelé ses troupes. Ils n’ont pas pu voter. Une vraie victoire citoyenne.» «La mobilisation citoyenne fait reculer la dictature», commente le représentant du FFS, Yekhlef Bouaïche. «Le même scénario est enregistré dans les wilayas de Bouira, Tizi Ouzou et Illizi», a indiqué M. Seddiki. Le vote des militaires a fait objet de violentes polémiques entre la Commission de surveillance des élections et le ministère de l’Intérieur. A mesure que l’heure avançait, les irrégularités entachant la crédibilité du scrutin affluent vers la Cnisel. Il est 18h, quand son président, secondé par d’autres membres, fait un point de la situation. Il recense en tout 77 saisines couvrant différents dépassements. La fraude est manifeste. Le scrutin s’est déroulé dans des conditions truffées d’irrégularités. Le président de la Cnisel saisit officiellement la Commission de supervision des élections composée de magistrats désignés. Le ministère de l’Intérieur, organisateur de l’opération électorale, est également saisi. Certains membres de la Commission ne voient aucune utilité à saisir ces instances. «Ce sont des constatations qui ne seront pas prises en charge. Elles seront noyées dans un discours politique où les autorités diront que les élections se sont déroulées dans d’excellentes conditions mis à part quelques dépassements qui n’ont pas entamé le scrutin. Nous aurons servi d’alibi à cette élection», lâche, désespéré, un membre de la Commission. A 20h, la Commission Seddiki «lève le camp». Fin des opérations. Elle aura vécu encore une fois une élection très «algérienne».  ...

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