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Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
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C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
Elle avait souligné qu'il s'agissait là «d'une niche fiscale payée par le contribuable français au profit d'une armée étrangère».
Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
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Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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Le départ du patron du DRS, le général Toufik, serait une suite logique de la guerre des tranchées qui l’opposait au clan présidentiel. A l’origine, l’affaire Sonatrach et l’inculpation de Chakib Khelil, l’homme le plus proche du Président. Depuis son retour du Val-de-Grâce en 2013, tous ceux qui ont touché à ce dossier – à commencer par l’ex-ministre de la Justice, Mohamed Charfi, en passant par le service de la police judiciaire du DRS qui a mené l’enquête, et plus récemment le juge qui a lancé les mandats d’arrêt – ont été écartés. Démission, fin de mission ou limogeage, le fait est là. Le général-major de corps d’armée, Mohamed Mediène, dit Toufik, patron du Département du renseignement et de la sécurité (DRS) n’est plus à son poste. Pour comprendre une telle décision, affirment des sources bien informées, il faut revenir à l’été 2013, marqué par le scandale Sonatrach 2, mais aussi l’évacuation, juste avant, du président Bouteflika vers l’hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris. Le dossier de Sonatrach 1 venait d’être clôturé, le Président avait fini par se démarquer de Chakib Khelil, son homme de confiance, plus de deux ans après son départ du gouvernement au mois de mai 2010 (4 mois après l’inculpation des cadres dirigeants de Sonatrach). Profitant de la Fête de la nationalisation des hydrocarbures, le 24 février 2013, il rend publique en effet une déclaration dans laquelle il exprime sa «révolte» et sa «réprobation» contre les actes de corruption qui ont éclaboussé Sonatrach, tout en affirmant «ne pas pouvoir» laisser passer ces derniers «sous silence» et son «entière confiance» en la justice. Menée par le service judiciaire du DRS, l’enquête préliminaire se poursuit et débouche sur de graves faits de corruption impliquant l’ex-ministre de l’Energie et que les commissions rogatoires délivrées à la justice italienne quelques mois auparavant vont renforcer. Les 11 contrats accordés à Saipem, filiale du groupe pétrolier italien ENI, sont passés au peigne fin par le tribunal de Milan, qui lève le voile sur des commissions qu’auraient versées les patrons des deux sociétés. Au centre de ces transactions douteuses, se trouvent l’ex-ministre de l’Energie et son conseiller financier, le nommé Farid Bedjaoui, neveu de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Mohamed Bedjaoui. Chargé de l’enquête judiciaire, le juge Ghezali de la 9e chambre du pôle pénal spécialisé de Sidi M’hamed, à Alger, obtient de son ministre, Mohamed Charfi, le feu vert pour aller très loin dans cette affaire. Le 25 mars 2013, le juge signe des mandats de perquisition aux domiciles de Chakib Khelil à Alger et à Oran. Exécutés par le DRS, ceux-ci s’avèrent infructueux. L’ancien ministre a eu suffisamment de temps pour vider les lieux et quitter le territoire national. Les événements se précipitent. Le clan présidentiel acculé Le nom de Saïd Bouteflika, frère du Président, est pour la première fois cité dans les rapports du DRS, puis dans la presse. Fin avril 2013, le Président est évacué vers l’hôpital militaire du Val-de-Grâce en France, à la suite d’un AVC, que certains imputent aux accusations de corruption portées contre son frère. Son état de santé suscite des interrogations sur la succession. C’est la panique parmi ses hommes, surtout chez son frère. Sa première apparition le montre totalement affaibli. Les rumeurs sur le recours à l’article 88 de la Constitution, qui met fin à son mandat pour des raisons de santé, agitent Alger. Durant les trois mois d’hospitalisation, les affaires de l’Etat se traitent au Val-de-Grâce. Il reçoit régulièrement le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le chef de l’état-major de l’ANP, le général de corps d’armée Gaïd Salah. Ce dernier lui exprime son soutien indéfectible. «Nous sommes tous les deux des moudjahidine. Tant que je serais là, personne ne vous touchera», lui aurait-il dit. De cette manière, il lui renvoie l’ascenseur. En effet, en 2003, Gaïd Salah, alors commandant des forces terrestres, était sur la liste des mises à la retraite que le défunt chef d’état-major, Mohamed Lamari, avait présentée au président de la République. Mais ce dernier a mis son veto. «Nous sommes tous les deux des moudjahidine. Personne ne te touchera», lui aurait-il assuré, avant de lui confier le poste de chef d’état-major, quelques semaines après le départ de Lamari en 2004. Le retour du Val-de-Grâce Fin juillet 2013, Bouteflika quitte l’hôpital et rentre à Alger. Il apparaît sur une chaise roulante, le visage livide, le regard hagard. Ses capacités de gestion du pays suscitent la polémique. Dans les hautes sphères de la «grande muette», le débat sur la succession est ouvert. Du côté de la justice, l’enquête sur la corruption au sein de Sonatrach se poursuit. Chakib Khelil, retranché aux Etats-Unis, ne répond pas aux convocations du juge de la 9e chambre. Par le biais des médias, Khelil explique que son médecin lui interdit de voyager durant deux mois, après avoir assisté à l’enterrement de sa mère à Oran. Passé ce délai, le juge lance des mandats d’arrêt internationaux et c’est le procureur général d’Alger, Belkacem Zeghmati, qui se charge de l’annoncer lors d’une conférence de presse, le 13 août 2013, sur instruction du ministre la Justice, qui l’a d’ailleurs rappelé de son congé. L’ex-ministre de l’Energie, son épouse et ses trois enfants font l’objet de poursuites pour des faits liés non seulement à la corruption, mais aussi au blanchiment d’argent et à la fuite de capitaux. L’affaire fait l’effet d’une bombe ; elle tétanise les proches du Président qui, jusque-là, n’avait pas émis publiquement son vœu de briguer un quatrième mandat. C’est son frère Saïd qui l’aurait convaincu de la nécessité d’«assurer les arrières» de la famille, de peur de subir le sort de Chakib Khelil. Un ministre, ancien «malgache», proche de Bouteflika, conseille à ce dernier d’anticiper sur les événements et d’assurer l’alternance en douceur. L’idée est rejetée par Saïd, qui voit dans le départ de son frère de la Présidence une menace pour la famille. La survie de celle-ci passe donc par le maintien de Bouteflika au pouvoir, et donc la nécessité d’assurer un quatrième mandat. Pour y arriver, il faut agir sur deux axes : militaire et politique. La première mesure est le départ de Abdelmalek Guenaïzia de son poste de ministre délégué à la Défense. Un poste supprimé et remplacé par celui de vice-ministre accordé à Gaïd Salah, qui est déjà chef d’état-major de l’ANP. Un cumul incompatible, unique dans l’histoire des armées. Une telle promotion permet à Gaïd Salah de jouir d’une immunité totale et d’une pérennité dans la fonction pour baliser l’échéance de l’élection présidentielle qui se profile. Le patron du DRS n’est pas convaincu de la nécessité d’un quatrième mandat. Il sera pratiquement le seul, avant de rejoindre les partisans de cette option. Commencent alors les changements – ou plutôt les purges – au sein du DRS, présentés comme une nécessaire restructuration. Fin 2013, la campagne pour un quatrième mandat est lancée par Saïd Bouteflika avec l’aide financière de plusieurs hommes d’affaires, dont les plus apparents sont Haddad et Kouninef. L’«oligarchie» débourse des sommes colossales pour faire élire Bouteflika. Mohamed Charfi est démis de ses fonctions de ministre de la Justice pour être remplacé par Tayeb Louh. Dans la discrétion la plus totale, les mandats d’arrêt lancés contre l’ex-ministre sont annulés et le juge d’instruction, M. Ghezali, est enlevé de la 9e chambre, après avoir été procureur général adjoint, une voie de garage pour un juge émérite. Amar Saadani, le patron du FLN, qui traîne de lourdes casseroles, encore sous la loupe des Services de renseignement français pour des faits de blanchiment, se charge de tirer à boulets rouges sur le DRS, particulièrement sur son patron. Le tout nouveau vice-ministre de la Défense, Gaïd Salah, garde le silence, comme si le Département du renseignement et de la sécurité ne faisait pas partie du ministère de la Défense nationale. La guerre des tranchées vient de commencer. Militairement, c’est Gaïd Salah qui se charge d’amputer le département de ses services les plus importants, à commencer par celui des enquêtes judiciaires qui avait mené les investigations sur l’affaire Sonatrach. Les sorties médiatiques de Saadani, notamment sur les sites électroniques français, se multiplient et les accusations contre le DRS sont de plus en plus graves. Aucune réaction n’émane du MDN. De nombreux cadres du DRS sont mis à la retraite d’office et des chefs de directions névralgiques sont écartés. Arrestation du général Hassan Tous ceux qui ont une relation, de près ou de loin, avec les dossiers de corruption se retrouvent soit à la retraite, soit «mis en veille». Il ne reste que le général Hassan, homme de confiance du général Toufik. Son arrestation ne repose, jusqu’à présent, sur aucun dossier, selon ses avocats. Maître Sellini n’a même pas pu obtenir l’autorisation de le défendre. Hier, maître Miloud Brahimi, qui s’est constitué à la demande de son confrère, s’est déclaré totalement solidaire de ce dernier. Après avoir eu un premier entretien avec le général Hassan à la prison militaire de Blida, Me Brahimi confirme qu’«à ce jour, rien ne justifie la détention» de l’officier supérieur, que d’aucuns considèrent comme un héros national pour ses faits d’armes contre le terrorisme. En fait, pour certaines sources, le général Hassan a été mis en prison pour pousser le patron du DRS à la sortie. Selon nos interlocuteurs, ce dernier a écrit au Président – qui est ministre de la Défense nationale et donc son responsable hiérarchique –, l’exhortant de rendre justice au général Hassan qui, selon lui, faisait son travail sous ses ordres. Une semaine après cette lettre, des témoins «à charge» choisis parmi les plus fidèles du général Hassan, ont été convoqués par le tribunal militaire, alors que le mis en cause n’a toujours pas été entendu depuis son arrestation. Une réponse que le patron du DRS a bien saisie. «Ne voulant pas sacrifier l’un des hommes les plus patriotes, le patron du DRS a rendu son tablier. Il savait que c’était sa tête qui était visée à travers son homme de confiance.» Entre autres faits d’armes, l’homme a réussi, nous dit-on, à démanteler de nombreux groupes terroristes au nord du Mali. Sous son commandement, une centaine de terroristes étrangers ont été arrêtés et incarcérés dans des prisons algériennes et une dizaine de kamikazes qui étaient sur le point de souffler des bâtiments publics ont été neutralisés. Le général Hassan avait été nommé par décret présidentiel à la tête du service de coopération internationale et de renseignement antiterroriste, pour être durant presque dix ans l’interface avec tous les services de renseignement à travers le monde. Ses faits d’armes lui ont valu d’être l’officier le plus décoré, notamment par Gaïd Salah lui-même, qui lui a remis des distinctions à trois reprises.  
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