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Quand la République frappe, mutile et tue ses propres enfants
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C’est cela qu’ils appellent la démocratie? Dans les changements, non seulement les candidats n’ont plus l’obligation de rendre public les 500 signatures, et le temps de parole équitable ent
Dons à Tsahal : Une baisse d’impôts pour le contribuable français
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Faire un don à l'armée israélienne permettrait
France : installation d’un Etat policier (partie 1).
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Procédure d’exception sans état d’urgence.
Jean-Claude Paye, sociologue, auteur de

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C’est une visite de travail attendue de part et d’autre. La patronne de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, est aujourd’hui à Alger. Une occasion pour le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, de reprendre les discussions sur l’Accord d’association qui n’a pas beaucoup «profité» à l’Algérie, d’autant que le pays se prépare à affronter une crise économique sérieuse. «L’Accord prévoit une évaluation commune de son fonctionnement», rappelle Federica Mogherini dans l’entretien qu’elle nous a Accordé. Pour elle, l’Algérie est appelée «à mettre en place des réformes ambitieuses» pour pouvoir «bénéficier pleinement» de cet Accord.  Dans ses réformes, le gouvernement algérien n’avance pas à un rythme soutenu.  - Vous effectuez votre première visite en Algérie dans un contexte marqué par un débat sur le fonctionnement de l’Accord d’association en vigueur depuis dix ans que la partie algérienne juge «déséquilibré» ; quelle est votre appréciation ? Tout d’abord, laissez-moi vous dire que je suis très heureuse de visiter l’Algérie. J’ai eu le plaisir de recevoir le ministre des Affaires étrangères, M. Lamamra, à Bruxelles en juin dernier pour un échange fructueux sur notre Accord d’association. Cet Accord a incontestablement permis de développer et renforcer nos relations bilatérales, non seulement sur le plan commercial, mais dans bien d’autres domaines. L’objectif de l’Accord est de rapprocher et multiplier les échanges et la coopération entre l’Union européenne et l’Algérie. Nous avons énormément avancé ensemble. Notre coopération technique touche presque tous les secteurs : de la gestion des ressources en eau, en passant par l’emploi à la réforme de la justice ou des finances publiques. D’ailleurs, lors de ma visite nous allons signer deux conventions de financement, l’une en soutien au secteur de la justice, et l’autre pour aider à la création d’emplois. Il est clair aussi que beaucoup reste à faire. Pour bénéficier pleinement de l’Accord, il convient de mettre en place des réformes ambitieuses. Un exemple est celui de l’amélioration de l’environnement, sur lequel l’UE va démarrer un nouveau projet de coopération. - Y a-t-il des dispositions qu’il faudrait renégocier,  ou s’agit-il de trouver plus d’adaptabilité dans l’application ? L’Accord prévoit une évaluation commune de son fonctionnement. Ceci fera sans doute partie des discussions que j’aurai avec M. le ministre Lamamra. - La crise libyenne se développe dangereusement alors que la communauté internationale et les différentes parties libyennes n’arrivent toujours pas à se mettre d’Accord pour une solution fiable ; pourquoi et comment se sortir de ce bourbier qui empoisonne toute la Méditerranée ? La crise en Libye est un dossier sur lequel je me suis penchée très tôt dès ma prise de fonction. La solution ne peut venir que des Libyens et c’est pour cela que depuis le début nous soutenons les efforts de l’ONU et de son envoyé spécial Bernardino Léon, dans le but de créer un gouvernement d’entente nationale. Des progrès ont été faits, et nous appelons toutes les parties à s’engager de manière constructive vers un Accord pour le bénéfice de tous les Libyens. Un gouvernement d’Accord national est crucial pour rétablir la stabilité de la Libye. L’Union européenne s’est engagée, et je le répète, à soutenir ce gouvernement dès sa mise en place et en fonction de ses besoins. - L’Union européenne est un bailleur important pour la reconstruction et la stabilisation du Mali et elle fait partie du groupe des médiateurs qui ont assisté à la négociation et signature d’un Accord de paix pour le Nord du Mali. Pourtant, le climat au Nord du Mali demeure «explosif». Que préconise Bruxelles pour éviter un rebasculement dans le conflit armé ? La stabilité du Mali est cruciale pour toute la région du Sahel. L’Accord de paix, conclu avec la contribution fondamentale de l’Algérie, est le seul moyen pour relancer le développement du Mali et pour empêcher que la tension se propage aux pays voisins. L’Union européenne participe activement aux travaux du comité de suivi de cet Accord main dans la main avec tous les autres partenaires nationaux et internationaux, à commencer par l’Algérie. Nous soutenons la mission de la Minusma et les efforts du gouvernement malien pour endiguer le flot des combattants étrangers et pour renforcer la sécurité et l’Etat de droit. La lutte contre le terrorisme serait impossible sans le soutien des pays qui sont les premières victimes des attaques, ou en dehors du cadre des Nations unies. - Les crises malienne et libyenne et celles du Moyen-Orient sont un des viviers du terrorisme et le phénomène des combattants étrangers implique plusieurs Etats européens et arabes... Pensez-vous que la coopération internationale dans ce domaine est à la hauteur de la menace que représente le terrorisme ? La succession d’attentats qui ont eu lieu ces derniers mois en France, en Tunisie ou dans les pays arabes nous rappellent crûment qu’aucun pays, aucune région n’est à l’abri du terrorisme.  Ces attaques visent à déstabiliser nos sociétés en entretenant la peur, la suspicion, les préjugés. C’est à la fois l’Europe et le monde arabe qui en sont les cibles. La réponse ne peut être que collective. Il faut renforcer la coopération internationale ; je plaide pour une réelle alliance des civilisations face à cette menace terroriste et sectaire. Ne nous laissons pas diviser, nous devons rester unis. Cela passe aussi par un travail sur la prévention de la radicalisation de la jeunesse. L’éducation est une priorité. Il faut également s’attaquer aux racines de ces phénomènes, comme il faut travailler sur les éléments destabilisateurs de notre région comme les conflits, la pauvreté et les persécutions. L’Union européenne soutient activement les différents processus pour stabiliser le Mali, la Libye, ou la Syrie. Nous soutenons également le développement de nombreux pays à travers nos programmes de coopération, avec un accent sur l’emploi des jeunes. Nous continuerons à travailler avec tous nos partenaires, dont l’Algérie, pour lutter contre le terrorisme et promouvoir la paix et la stabilité dans le voisinage. - En parlant de la crise des réfugiés au début du mois, vous avez reconnu que «dans l’Union européenne, face à cette crise de migrations et des réfugiés, nous n’avons pas beaucoup de raisons d’être fiers». Comment résoudre le conflit syrien, pour une grande partie à l’origine du drame ? Le conflit syrien est entré dans sa cinquième année. Il représente aujourd’hui la plus grande crise humanitaire au monde, avec un impact majeur sur la région, l’Union européenne et le monde. Il est impératif d’accélérer le processus afin de trouver rapidement une solution politique. Je soutiens les initiatives de l’envoyé spécial des Nations unies, Staffan de Mistura, pour la mise en place d’un groupe de contact international sur la Syrie. L’Accord sur le nucléaire iranien peut ouvrir de nouvelles perspectives. L’Iran peut être appelé à jouer un rôle constructif dans la crise syrienne et on peut essayer de réunir les acteurs régionaux comme l’Iran, les monarchies du Golfe, la Turquie, avec les Etats-Unis et la Russie, dans un cadre international. L’Union européenne est prête à y jouer un rôle-clé. Les différentes parties devraient trouver un terrain d’entente dans la lutte contre Daech et mettre en place les bases pour une nouvelle gouvernance en Syrie. Cela seul permettra de mettre fin à cette complexe guerre civile et de lutter efficacement contre l’organisation djihadiste. En parallèle, l’UE continuera également à soutenir les pays voisins de la Syrie et de l’Irak particulièrement touchés par la crise des réfugiés. Nous avons déjà mobilisé autour de quatre milliards d’euros ces dernières années pour aider le Liban, la Jordanie, la Turquie, l’Irak et la Syrie même à accueillir les réfugiés et nous sommes prêts à faire davantage. C’est un enjeu de solidarité régionale et mondiale. - Que faut-il faire pour renforcer les relations entre Bruxelles et Alger ? L’Algérie est un partenaire incontournable pour l’Union européenne. C’est un pays fiable dans un environnement régional difficile, un partenaire qui de par son expérience et ses liens bilatéraux et multilatéraux se place régulièrement au cœur des activités internationales qui visent à gérer les crises et à renforcer la stabilité et la sécurité régionales. En tant que voisins, nous devons construire sur les bases établies à la fois par le tissu dense des échanges de l’Algérie avec les Etats membres de l’Union et par plus de cinquante ans de coopération avec l’UE. Au-delà des affaires régionales, nous avons beaucoup à gagner en développant notre dialogue et coopération dans les autres domaines clés, comme l’énergie ou la migration. Ma visite, je l’espère, y contribuera.  

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