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Celui que la justice algérienne considère comme un «fugitif condamné pour terrorisme» est vu de l’autre côté de la Méditerranée comme «un courageux militant pour les droits de l’homme persécuté par les autorités d’un pays non démocratique». C’est pourquoi maître Mesli, défendu par Amnesty International, ne devrait pas craindre, semble-t-il, le risque d’une extradition vers Alger. Les autorités italiennes qui avaient procédé à l’arrestation de l’avocat, connu pour ses activités de militant des droits de l’homme et de dénonciateur des violations des libertés dans le Monde arabe — en Algérie, on lui colle surtout l’étiquette d’avoir défendu les dirigeants historiques du parti dissous Fis — sur la base d’un mandat d’arrêt algérien, ont, à l’évidence, revu leur position dans cette affaire. Le recherché a été libéré et a pu quitter la péninsule puisqu’aucune mesure restrictive de sa liberté ne pèse plus sur lui. Rappelons que le 15 septembre, la cour d’appel de Turin a révoqué la mesure de résidence obligatoire imposée à Mesli, après sa libération le 22 août dernier du pénitencier de Brissogne (Aoste), où il avait été incarcéré trois jours auparavant. L’homme avait été interpellé par la police italienne au passage frontalier du Grand-Saint-Bernard, alors qu’il voulait entrer en Italie en compagnie de ses proches pour y passer des vacances. Mais la dernière décision de la justice italienne lui a permis de quitter la péninsule pour retourner en Suisse où il vit avec sa famille depuis 15 ans, après y avoir obtenu le statut de réfugié politique en 2000. Maître Mesli, 68 ans, a connu les prisons algériennes où il y a passé plus de trois ans (entre 1996 et 1999, à Tizi Ouzou). C’est une personnalité très respectée dans les milieux des Ong européennes et américaines, puisque l’organisation dont il est cofondateur et directeur juridique, Al Karama («dignité» en arabe), a gagné en crédibilité et en audience depuis sa fondation en 2004. Certaines monarchies du Golfe l’ont même classée comme «organisation terroriste» ce qui, aux yeux des observateurs démocrates, reste le meilleur gage de son indépendance des régimes arabes. Ce groupe de militants des droits de l’homme a étendu son réseau dans les capitales européennes, devenant un interlocuteur sérieux dans le domaine de la défense des persécutés politiques dans les pays arabes (Maghreb, Machrek et pays du Golfe). L’avocat algérien Mesli s’est distingué par son militantisme constant et cohérent, jusqu’à être invité à prononcer un discours devant le Haut-Commissariat des droits de l’homme de l’Onu. Car ici, le fait d’avoir défendu des islamistes, même ceux qui ont eu des liens avec des organisations terroristes, n’en fait pas pour autant «un islamiste dangereux et complice des terroristes» ; le droit à être défendu par un avocat, étant l’un des principes sur lesquels se base la justice équitable. C’est pourquoi les responsables d’ Amnesty International ont insisté auprès des autorités italiennes sur un aspect qui, selon eux, représente «un acharnement du pouvoir algérien contre un militant authentique» qui active pour dénoncer la torture, les disparitions forcées et les détentions arbitraires dans le Monde arabe. Les directeurs des bureaux d’Amnesty  en Suisse et en Italie ont invité publiquement le ministre de la Justice italien, Andrea Orlando, à ne pas donner suite à une éventuelle demande d’extradition présentée par l’Algérie. Selon eux, la condamnation, en 2002, à 20 ans de prison par contumace de Mesli, ne repose sur aucun procès équitable et les accusations ont été formulées uniquement sur la base des aveux arrachés à deux détenus. Durant l’audience du 22 août dernier, maître Mesli a été son propre défenseur devant la cour d’appel de Turin ; il a affirmé : «Si je retourne en Algérie, je risque la torture comme cela m’est déjà arrivé par le passé. L’Algérie n’est pas un pays démocratique et ne respecte pas les droits de l’homme.» Et d’ajouter qu’il a «une confiance totale dans  les autorités italiennes». La justice turinoise se prononcera dans quelques semaines sur la demande d’extradition algérienne, laquelle n’est pas encore parvenue d’Alger, sans doute au grand soulagement des juges italiens.
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