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Pour une deuxième république ! non ce n'est pas l'affiche d'une réclame mais une vraie question qui taraude en ce moment, les esprits universitaires et certaines élites politiques ; l'intelligentsia de circonstance se coule quant à elle, dans la fadeur des généralités, étant peu habituée à visiter ce type de questions qui conduiraient à la question.
Pourtant, tout le monde a rapidement adopté plein de nouveautés langagières depuis le commencement du Hirak, mais entend-on pareillement ce dont il s'agit, à l'aune de l'inimaginable et inconvenable « limogeons les tous » ?

Un petit retour sur ces quinze grandes marches populaires permet de relever que le mouvement de protestation qui est allé crescendo a porté sur deux revendications majeures.
Celle du rejet populaire unanime du cinquième mandat présidentiel, qualifié de mandat de la honte à laquelle, il a été donné satisfaction presque instantanément par l'annulation pure et simple du rendez-vous électoral. Au point où on en était du rigorisme constitutionnel, l'argument politique a prévalu sur les arguties juridiques.
Puis, celle du rejet massif toujours en vigueur, de tout le système politique ayant produit ces forces extra constitutionnelles qui ont cherché à rééditer l'escroquerie au mandat...

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La crise politique qui secoue le pays depuis plus maintenant de trois mois n'a que trop duré, rendant chaque jour la solution complexe plus. Car en plus des problèmes politiques d'ordre constitutionnel notamment, il ne faut pas omettre les difficultés économiques qui jouent sur un autre registre, discret pour l'instant, mais têtu comme les chiffres qui font son univers.
C'est dans ce sens qu'il ne faut pas oublier que la crise aux origines anciennes que nous vivons est, à la base, économique et sociale : chômage, mauvaises conditions de vie et détérioration du pouvoir d'achat, notamment. Le résultat direct d'une mauvaise gouvernance pratiquée par un pouvoir rentier, rongé par la corruption, du niveau local jusqu'au plus haut sommet de la décision centrale. En matière de chiffres, moins faciles à retenir et plus difficiles à manier que les articles de la Constitution sur les plateaux de télévision, il faut bien retenir ceux du déficit budgétaire, des réserves de change et de l'inflation. À en croire le rapport de la Banque mondiale, repris par l'agence officielle, l'économie algérienne sera marquée par une aggravation des déficits budgétaire et courant qui devraient atteindre respectivement 8,5 et 8,1% du PIB...

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