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Le Front des forces socialistes (FFS) poursuit ses consultations lancées il y a dix jours en vue de la tenue de la conférence nationale du consensus. Durant deux semaines, l’instance présidentielle du plus vieux parti de l’opposition a pu s’entretenir avec plusieurs responsables de partis politiques ; elle a également rencontré les organisations syndicales autonomes représentant les secteurs de l’éducation et de l’administration et la Ligue des droits de l’homme. Hier, le FFS a entamé son troisième round de consultations. Son choix s’est porté, cette fois, sur le monde de la presse. Les responsables du FFS ont rencontré dans la matinée le directeur du quotidien El Khabar, Cherif Rezki, et dans l’après-midi le directeur d’El Watan, Omar Belhouchet. L’instance présidentielle du FFS a expliqué à ses invités, le sens et l’essence de sa démarche et de son projet en vue de la construction d’un consensus qui passera par l’organisation d’une conférence nationale. En défendant son projet, le FFS a expliqué que sa démarche a pour unique but de rassembler les forces vives de la nation, qu’elles soient au pouvoir ou dans l’opposition, autour d’un projet commun visant à sortir le pays de l’impasse actuelle. Face à ses invités le FFS a d’abord réitéré son soutien indéfectible à la liberté d’expression et a rappelé que ce critère figure parmi les fondements du parti. «Nous accordons une importance particulière à la liberté de la presse et d’expression. Avec les directeurs d’El Watan et El Khabar, nous avons passé en revue plusieurs questions d’ordres politique, économique, sécuritaire, social et surtout celle liée à la liberté de la presse et à la réalité de la presse privée», explique M. Aouchiche, précisant que son parti s’inscrit dans une démarche de construction et non de destruction et, pour y arriver, il faut la participation de tout le monde. Les responsables du FFS et ceux des deux quotidiens sont revenus sur les enjeux et les défis qui s’imposent à la presse privée. Le problème de la publicité et l’acharnement du pouvoir contre la presse qui n’est pas aux ordres a également été évoqué lors de ces rencontres. Pour le FFS, il ne peut y avoir une presse complètement libre  que dans un Etat de droit. «Nous sommes persuadés que tant que les problèmes politiques persistent, la liberté d’expression demeurera fragile», note M. Aouchiche. Dans les prochains jours, le FFS compte poursuivre les consultations avec les responsables de partis politiques (PLJ, FJD et TAJ) ainsi qu’avec l’ancien président du MSP, Bouguerra Soltani.