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Au moins 3191 cadres dirigeants, cadres moyens et autres agents des entreprises et des administrations publiques seront admis à la retraite en 2014 en application de la circulaire du Premier ministre, Abdelmalek Sellal. «En application des deux circulaires n°263 et n°289 respectivement datées du 27 juillet 2013 et du 21 septembre de l’année 2013, signées par le Premier ministre, les cadres dirigeants, cadres moyens et autres qui sont employés par des entreprises et des administrations publiques et qui ont atteint l’âge de 60 ans et plus seront admis à la retraite au courant de cette année. 3191 travailleurs sont recensés, soit 76% de l’ensemble des effectifs concernés», apprend-on auprès d’une source proche du gouvernement. Selon notre source, «2418 cadres et employés seront obligés de céder leur poste avant le 31 décembre prochain». L’application de cette mesure, qui concerne notamment les cadres supérieurs, est en nette augmentation par rapport à 2013 où 68% des effectifs touchés par ladite circulaire ont été envoyés à la retraite, soit 2182 agents. «Le Premier ministre suit rigoureusement la mise en œuvre de cette disposition visant à libérer des postes d’encadrement au sein des administrations et des entreprises et organismes publics au profit des jeunes cadres qualifiés. Ce n’est pas un simple effet d’annonce», ajoute la même source. Par catégories, l’application de cette mesure concernera 286 cadres dirigeants dont 141 seront mis à la retraite avant la fin de l’année, 916 cadres moyens dont 704 devront quitter leur poste avant le 31 décembre, et 1984 agents. «La décision s’applique à tous le monde, à l’exception d’un certain nombre de cadres supérieurs nommés par décret présidentiel qui seront surtout chargés de la formation des futurs responsables. Mais leur pourcentage ne devra pas dépasser les 1 à 2% des effectifs», ajoute notre source, précisant que l’application de la circulaire, entamée en 2013, se poursuivra également durant les prochaines années. Comment remplacer cet important bataillon de cadres expérimentés ? A-t-on formé suffisamment de jeunes cadres pour assurer la continuité de la gestion dans ces entreprises et administrations publiques ? Pour la même source, «la relève est en train de se faire». «C’est une aubaine pour les jeunes cadres qui ont besoin de promotion. Et leur promotion permettra aussi de libérer des postes budgétaires et par conséquent il y aura des recrutements», estime encore la même source. L’annonce de la circulaire de Abdelmalek Sellal avait suscité, rappelons-le, un chapelet de critiques portant, notamment, sur la ségrégation dans son application ; des cadres ont dénoncé le fait que des personnes «protégées» n’aient pas été touchées par la décision. D’autres critiques concernent aussi l’avenir des entreprises publiques économiques qui risquent d’être «décapitées» et de se retrouver sans encadrement «adéquat» pour favoriser leur développement. Les responsables du gouvernement ont-ils pris en considération ces risques et ces critiques ?  
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