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Les stations d’épuration industrielles passeront sous pavillon ONA. Selon nos informations, l’Office national de l’assainissement (ONA) réalisera et gérera en tant que maître d’ouvrage délégué les stations d’épuration industrielles devant être construites pour dépolluer l’oued El Harrach. Le gouvernement est attentif à ce que le projet d’aménagement et de dépollution soit bien conduit. Mais aussi bien géré en aval. C’est pourquoi, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a instruit, le 30 octobre dernier, de ses projets de transférer la prise en charge du dossier vers le ministère des Ressources en eau. Et c’est l’Office national de l’assainissement qui enfile les habits du maître d’ouvrage délégué. L’ONA se colle ainsi la mission de réaliser les stations d’épuration industrielles et, ensuite, de les gérer en aval. Jusqu’ici, c’est le ministère de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement qui en était chargé. L’expertise de l’ONA en matière de gestion des STEP (stations d’épuration) a séduit le gouvernement. Depuis plusieurs années déjà, cet organisme public à caractère industriel et commercial capitalise une bonne expérience, puisqu’il gère un réseau d’assainissement de 811 communes, réparties à travers 42 wilayas. Il compte à son actif 107 stations d’épuration et 341 stations de relevage en exploitation. Vingt-six STEP sont actuellement en chantier pour le compte de l’ONA et 17 en cours de lancement. La réalisation et la gestion des STEP industrielles dédiées à l’aménagement et la dépollution de l’oued El Harrach sont un véritable défi pour l’ONA. Quatre cents unités industrielles du bassin versant de l’oued El Harrach déversent leurs rejets dans l’oued sans aucun traitement préalable. Pour rappel, le projet d’aménagement et de dépollution de l’oued El Harrach prévoit la réalisation de deux stations industrielles d’une capacité de 50 000 équivalents habitants chacune. Ces deux stations, implantées respectivement à Baba Ali et à Oued Smar, traiteront la pollution générée par les zones industrielles de Oued Smar, Baba Ali, El Harrach et Gué de Constantine. Pour l’ONA, il s’agit, certes, d’un véritable défi à relever, mais c’est aussi un gage de confiance de par les projets réalisés jusqu’à lors.