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Ali Benflis a rencontré, ce mercredi à Alger, une délégation de l’Union européenne pour discuter de la situation politique en Algérie. L’ex-candidat à l’élection présidentielle d’avril dernier a remis au chef de la délégation de l’UE un aide-mémoire portant ses propositions, pour « un changement démocratique ordonné ».    Il a notamment expliqué dans ce document, rendu public, que « Si en matière de transition démocratique nous en sommes aujourd’hui à la case départ, cela est dû à la révision constitutionnelle de 2008. Sans elle, nous ne serions pas aujourd’hui face à une crise de régime. Sans elle nos avancées démocratiques auraient pu se poursuivre progressivement ». Cette révision constitutionnelle, renchérit Benflis : « a enfermé notre pays dans le piège du pouvoir personnel à vie et peut être même du pouvoir héréditaire. Et c’est de ce piège que nous devons sortir notre pays. ». L’ancien chef de gouvernement de Bouteflika a expliqué en outre à ses invités les raisons qui l’ont poussé à considérer que l’Algérie vit une « crise  de régime ». La première raison « est qu’il y a aujourd’hui en Algérie une vacance du pouvoir. Et ce ne sont pas les quelques activités que l’on fait accomplir à M. Bouteflika de temps à autres qui suffiront à démentir cette réalité ». La deuxième raison traite des faits que le Conseil des ministres ne se réunit que « très rarement » tandis que « le Parlement n’a fait passer en moyenne que 7 lois par an sur l’ensemble de la dernière décennie ». La troisième raison, selon lui, est toutes institutions, APC, APW Parlement et président de la République sont « le produit de la fraude ». Benflis a relevé que  c’est la première fois qu’une « très grande partie » de l’opposition est parvenu a unifier ses rangs dans le cadre de l’ISCO, pour mettre en œuvre le projet de la transition démocratique.  La délégation de l’Union européenne a été conduite par M. Bernard Savage, Chef du Département Maghreb, accompagné de l’Ambassadeur de l’UE en Algérie, M. Marek SKOLIL, et de MM Dirk Buda, Conseiller à la Délégation, Luis Miguel Buenopadilla, Chef du bureau Algérie et Ilie Calin, Conseiller. La rencontre s’est déroulée en présence Djahid Younsi, président du Mouvement El Islah, Djamel Benabdesselam, président du Front de l’Algérie nouvelle et Tahar Benbaibeche, président du Parti El Fadjr El jadid.