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Des travailleurs de l’activité commercialisation et du Holding SIHC se disent choqués par une correspondance reçue dans leurs boîtes mail adressée par le directeur des ressources humaines de Sonatrach. Le message, envoyé la semaine dernière, annonce l’ouverture de la cantine pour le 28 décembre et une réorganisation du mode de restauration. Il s’agirait plutôt, selon certains employés, «d’une stratification et de discrimination entre les travailleurs de l’entreprise». Le mail du DRH informe que «compte tenu de certaines contraintes liées notamment à l’espace fonctionnel insuffisant de la cantine» et pour une «meilleure gestion des flux», une nouvelle salle de restauration «réservée uniquement et exclusivement (écrit en gras et bien souligné)» pour les directeurs de division et directeurs. Une deuxième salle est également «réservée uniquement (toujours en gras)» aux chefs de département, cadres supérieurs et médecins. Et pour enfoncer encore davantage le clou, le message assène grassement : «Aucun accès ne sera autorisé en dehors du personnel sus-cité.» «On a reçu ce mail comme une frustration et une injustice», déplore un cadre «non supérieur» de l’entreprise, regrettant cette stratification à triple niveau «même pour les repas. Et cela n’est qu’une des mesures qui cachent une réelle volonté de création de classes selon les grades. Et ainsi en va-t-il de l’accès aux activités sportives et autres encore», dénonce-t-il. Notre interlocuteur, amer, regrette qu’au lieu que les hauts cadres et dirigeants de l’entreprise profitent de ces espaces (cantines) pour se rapprocher de leurs employés, ils «préfèrent rester entre eux et laisser les véritables travailleurs, ceux qui assument les plus lourdes tâches, se sentir inférieurs». Insistant sur le fait que ce n’est pas tant la cantine en elle-même la cause de la frustration, «d’autant qu’à partir de la date de sa mise en service on sera interdit de quitter l’entreprise pour aller acheter à manger sans autorisation», informe-t-il encore. C’est surtout cette différenciation opérée entre les employés et le ton du message qui choquent.