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La décision du gel des recrutements dans la Fonction publique, annoncée mercredi dernier par le Premier ministre, aura-t-elle un impact sur la dynamique de la création d’emplois dans le pays ? Tout porte à croire que le gel de l’embauche ne devrait pas affecter outre mesure l’emploi des jeunes, en ce sens que la Fonction publique, bien qu’elle soit le premier recruteur avec un peu plus de 2 millions d’agents, affiche chaque année des milliers de postes vacants et non pourvus (près de 140 000 postes en 2012). «Cela ne va pas trop changer à la donne», nous explique Ahmed Mokaddem, expert consultant et ancien directeur général de l’Office national des statistiques (ONS). Selon lui, les gouvernements ont toujours tendance à recourir à ce genre de mesure de restriction en période de crise, comme celle que nous traversons à cause de la chute brutale des cours du pétrole, mais concrètement, «l’on ne pourra pas généraliser le gel des recrutements à tous les secteurs de la Fonction publique, puisqu’il faudra toujours continuer à recruter des profils pour des postes nécessaires au fonctionnement de certains services et autres administrations». Ainsi, en vertu de la décision prise par le gouvernement, la Fonction publique ne pourra plus embaucher que des employés qui fournissent des services essentiels, à l’exemple de ceux jouissant d’une qualification élevée demandée dans la santé, la recherche scientifique ou encore l’industrie. Les restrictions concernent donc les postes dans les administrations budgétivores, telles que l’enseignement, les collectivités locales et les ministères. Parallèlement à cela, le traitement social du chômage, à travers les différents dispositifs mis en œuvre jusqu’à présent, continuera à fonctionner normalement. Dans ce contexte, le ministre du Travail, Mohamed El Ghazi, a fait savoir, il y a quelques jours, que 90 000 micro-entreprises verront le jour l’année prochaine. Ces entreprises, a-t-il dit, permettront la création de 88 000 postes de travail, précisant que «la lutte contre le phénomène du chômage se poursuit toujours». Il n’en demeure pas moins que d’ores et déjà, certaines voix s’élèvent contre cette mesure de gel des recrutements, notamment parmi les enseignants.