Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
L’état de santé du président de l’APC de Beni Rached, M’hamed Yahiaoui, en grève de la faim illimitée depuis dimanche dernier, se dégrade sérieusement. Pour protester contre le silence des autorités, des habitants de la commune ont organisé, mercredi, un sit-in devant l’APC, réclamant l’intervention urgente des pouvoirs publics. Installé sous une tente devant le siège de l’APC, l’élu gréviste se dit déterminé à poursuivre son mouvement jusqu’à satisfaction de sa principale revendication, à savoir l’envoi d’une commission  d’enquête  pour faire la lumière sur les sanctions administratives et pénales dont il fait l’objet. Il conteste sa «suspension depuis septembre 2014 par la wilaya et les poursuites judiciaires engagées à son encontre pour une affaire montée de toutes pièces», selon ses dires. Il a été condamné à un an de prison ferme pour émission d’un chèque personnel sans provision. Il rejette donc les accusations portées contre lui dans cette affaire, estimant être victime d’un «règlement de comptes de la part de groupes d’intérêts». Il affirme être «innocent» et demande l’intervention des autorités centrales pour l’ouverture d’une enquête sur ce dossier. Le bureau de wilaya de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme (LADDH) s’est déclaré solidaire du P/APC et exige aussi l’ouverture d’une enquête. Selon  le wali «l’administration n’a fait qu’appliquer l’article 43 du code communal, qui stipule que «l’élu faisant l’objet de poursuites judiciaires pour crime ou délit en rapport avec les deniers publics ou pour atteinte à l’honneur ou ayant fait l’objet de mesures judiciaires ne lui permettant pas de poursuivre valablement l’exercice de son mandat électif est suspendu par arrêté du wali, jusqu’à intervention de la décision définitive de la juridiction compétente».