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Les réfugiés sahraouis sont confrontés à une situation humanitaire pénible. Ils ont vécu une année 2014 difficile suite à la baisse du volume des dons étrangers. «Il y a eu une diminution importante des contributions dans les programmes humanitaires du fait des crises économiques qui frappent certains pays», selon Yahia Bouhabaini, président du Croissant-Rouge sahraoui (CRS). Conséquence : l’aide humanitaire internationale destinée aux réfugiés sahraouis ne couvre que 50% de leurs besoins. «Concrètement, la situation alimentaire dans les campements est critique car les stocks de certains produits, dont le sucre, est au point zéro», selon le président du CRS. Ce dernier a même averti, lors d’une rencontre dans les camps de réfugiés, que «pour d’autres produits, tels que le riz, les légumes secs, l’huile, l’orge, nous sommes en train d’utiliser le stock de sécurité». Une situation qui démontre, selon lui, que «la situation est très critique». Le responsable de cette ONG s’attend même à ce que l’année 2015 soit encore plus difficile pour les réfugiés sahraouis. Telle est d’ailleurs, selon lui, la conclusion à laquelle sont arrivés les acteurs humanitaires (HCR, PAM, Unicef, ECHO, Agence espagnole de coopération, les Croissants-Rouges algérien et sahraoui, la Croix-Rouge espagnole, Oxfam, CISP et ATTCSF) lors d’une réunion tenue le 24 novembre dernier à Alger. Ce jour-là, le PAM a même menacé, selon M. Bouhabaini, que «s’il ne recevait pas de nouvelles contributions, il serait contraint de prendre des décisions difficiles, à savoir écarter de son panier de base des produits tels que le riz et l’orge et se concentrer seulement sur la farine et les pâtes». Le Croissant-Rouge sahraoui a, de ce fait, lancé un appel à la communauté internationale, lui demandant de déployer plus d’efforts pour faire face à cette situation d’urgence. Le président du CRS a fait état, par ailleurs, de la propagation, dans les camps des réfugiés, de maladies dues à la malnutrition, plus particulièrement chez les enfants, de même que d’autres carences qui touchent particulièrement les personnes vulnérables. Il a relevé, à ce propos, que 30% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique et 53% d’anémie.