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Les mesures d’austérité prises par le dernier Conseil ministériel traduisent, selon le Parti socialiste des travailleurs (PST), la volonté du régime de «faire payer la crise aux travailleurs et aux masses populaires» et d’«accélérer le cours libéral» : autrement dit davantage de liquidation et privatisation des entreprises publiques, restrictions sur les recrutements, accélération de l’adhésion à l’OMC, etc. Dans une déclaration rendue publique, le PST relève la duplicité du discours gouvernemental dit de «diversification de l’économie» qui est résolument «contredit par la mise en œuvre de l’exploitation injustifiée du gaz de schiste et par les dispositions de la loi de finances 2015 qui encouragent les importateurs et pénalisent les producteurs par ses dispositions fiscales». Sur un autre registre, le Parti socialiste des travailleurs considère que le projet d’amendement de la Constitution ainsi que l’initiative pour un «consensus national» (porté par le FFS) et autres discours «patriotiques» ne visent rien d’autre qu’à «redorer la légitimité du pouvoir et réaliser un consensus libéral». La direction de l’UGTA en prend pour son grade, elle qui, en dédiant son 12e congrès au régime de Bouteflika, «a confirmé sa soumission à ce même consensus libéral» et son «abandon consommé des luttes des travailleurs». Une soumission opérée à l’heure où «la crise du système capitaliste, ses conséquences désastreuses sur les peuples, les pressions et interventions impérialistes générant conflits, guerres et barbarie menacent notre pays et commandent de décider d’un autre consensus antilibéral qui consolide notre indépendance nationale et les capacités de résistance de notre peuple». Un autre consensus est possible, réaffirme le PST ; c’est celui qui «ne brade pas le secteur public aux prédateurs privés ni n’hypothèque nos richesses et souveraineté aux puissances impérialistes». Un consensus qui «combat corruption et détournement, n’érige pas les importations en ‘mode de production’ national, qui développe l’industrialisation de notre pays, modernise notre agriculture, crée l’emploi». Aussi un consensus qui «ne s’impose pas par la répression, l’autoritarisme et qui consacre la levée de toutes les entraves à l’exercice des libertés démocratiques et enracine la justice sociale».