Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
A l’instar de la France, l’Italie, la Turquie, ou encore la Chine, l’Algérie veut organiser, elle aussi, son propre forum économique avec les pays du continent africain. Saisissant l’occasion de la tenue, lundi soir à Alger, d’une rencontre entre entreprises et hommes d’affaires algériens et béninois, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdessalem Bouchouareb, a annoncé l’intention des pouvoirs publics d’organiser, avant fin 2015, un forum économique algéro-africain. La rencontre, organisée à l’occasion de la visite à Alger du président béninois, Thomas Boni Yayi, intervient dans un contexte où la diplomatie algérienne s’est distinguée, ces dernières semaines, par un regain d’intérêt pour la coopération avec les pays d’Afrique. En l’espace d’un mois, quatre chefs d’Etat africains ont été accueillis à Alger pour des visites officielles, sanctionnées par des accords de coopération. C’est dire que l’Algérie a fini par décider de se tourner vers l’Afrique pour gagner de l’influence, mais aussi, et surtout, pour saisir les opportunités de débouchés qui s’offrent aux opérateurs économiques algériens. Parmi ces opportunités, celles identifiées au Bénin ont été présentées aux investisseurs algériens par le chef d’Etat béninois lui-même. «Les opportunité d’investissements existent. Il y a d’énormes possibilités d’investissements au Bénin. Les investisseurs algériens, notamment du secteur privé, sont les bienvenus», a indiqué le président Boni Yayi. Soulignant la nécessité du renforcement de la coopération sud-sud. M. Boni Yayi s’est dit convaincu que cette première rencontre est «le prélude d’une nouvelle ère d’un partenariat stratégique entre les deux pays». Se voulant plus précis, il citera, entre autres secteurs à même d’offrir de réels débouchés aux entreprises algériennes, ceux de l’agroalimentaire, du BTPH, de l’énergie, des télécoms et du tourisme. «Nous avons des usines de production agroalimentaire que nous voudrions cogérer avec des compétences algériennes et nous avons des privatisations à faire dans le domaine des télécoms», a encore indiqué le Président. Pour lui, le Bénin jouit aujourd’hui de toutes les conditions nécessaires à l’accueil des investisseurs, d’autant que le pays a engagé une série de réformes et «s’engage à assurer la sécurisation du monde des affaires et des investissements», rappelant, par la même, la progression de son pays dans les évaluations faites par des organismes indépendants traitant de la lutte contre la corruption et l’amélioration du climat des affaires. Tirée par l’augmentation de la production de coton, la croissance économique du Bénin a été, en 2014, de 5,7%, en légère hausse par rapport à 2013 (5,6%). L’agriculture, le BTP et le transport maritime (port de Cotonou) ont été les principaux secteurs ayant marqué une nette progression d’activité. Il convient de rappeler à ce propos qu’une importante délégation d’experts algériens a séjourné au Bénin en octobre dernier, dans le cadre d’un projet visant la réactivation de la Compagnie béninoise de navigation maritime (Cobenam), jadis fleuron de l’économie béninoise et dont l’Algérie détenait 49% du capital, avant de le céder gracieusement au Bénin. Aujourd’hui, les autorités béninoises veulent faire revenir l’Algérie à travers une participation de l’Etat algérien au capital social de la Cobenam, l’accompagnement financier et technique pour la mise en œuvre des grands projets actuels de la compagnie, l’assistance managériale dans ses activités et la formation de ses cadres.