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C’est finalement une mission présidée par le président de la commission chargée de la communauté algérienne à l’étranger qui a effectué ce mercredi une visite à In Salah, bastion de la protestation citoyenne anti-gaz de schiste depuis 36 jours.   De quoi se poser des questions sur la raison qui a empêché la commission économique d’Ahmed Saadani de venir tenter de désamorcer la situation et apaiser les esprits. L’autre question concerne « la relation d’In Salah avec la communauté algérienne à l’étranger », à moins que les protestataires soient considérés en tant que tels.   Arrivée dans la capitale du Tidikelt,la délégation conduite par Djamel Bouras n’a pas reçu l’écho attendu. Finalement, le groupe des 22 délégués de la société civile s’est entretenu avec le président de la commission qui a d’emblée affiché sa volonté « d’écouter les revendications de la population pour les transmettre à la présidence ».   Selon Taleb Ali Abdallah, membre du comité des sages, « nous lui avons répété ce qu’on a déjà dit au chef de daïra, au wali, au ministre de l’énergie puis au DGSN maintenant qu’on est revenus à la case parlement. ».   Cette entrevue qui a duré 1h30 a permis de « répéter pédagogiquement notre revendication, nos peurs, nos constats, nos espoirs pour qu’on ne dise pas que In Salah est contre le dialogue. ».   A la même revendication, la même réponse : « vos revendications sont légitimes, j’en suis convaincu. Narfaa inchighalkom le rais ». Pendant ce temps, le wali n’a pas parlé aux 22 membres du comité, il était dans une autre salle avec d’autres parlementaires et des élus pour parler « des moyens de convaincre la population de lever son sit-in et revenir à la raison pour permettre de commencer le programme de développement de la ville ».   « Où étaient-ils depuis 35 jours ? Nous on veut l’arrêt du 2eme forage avant la fracturation » répète les sages qui ont refusé la proposition d’un débat à l’APN tant qu’un moratoire n’a pas été prononcé par le chef de l’état. Les jeunes eux, ont réédité leur visite au puits de shiste, au moment ou la délégation parlementaire s’y rendait « pour inspecter les puits pilotes ».