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L’événement «Goût de France», qui rassemblera le 19 mars plus de 1000 chefs des cinq continents autour d’un dîner gastronomique français, verra la participation de sept chefs cuisiniers algériens. «Les chefs algériens ont été sectionnés après étude de leur candidature par un jury composé de chefs internationaux», a indiqué, jeudi dernier, l’ambassadeur de France en Algérie, Bernard Emié, lors d’une conférence de presse dans sa résidence, à Alger. Il s’agit de Nawel Amaoui, Fateh Benharkat, Rémy Bidron, Juba Aghiles Boucheraoui, Farid Guerra, Ahmed Keddache et Abdeldjalil Slimani. La plupart d’entre eux exercent dans de grands hôtels. Ces derniers proposeront dans leur restaurant, à l’occasion de cet événement — lancé par le ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Laurent Fabius — une dizaine de dîners, dans cinq villes (Alger, Oran, Tlemcen, Annaba et Constantine). Présents à la conférence, les chefs algériens qui ont présenté les menus qu’ils proposeront ce jour-là ont promis d’intégrer dans leurs plats des produits du terroir algérien. Ces plats seront payants. Ils coûteront entre 4000 et 7000  DA, 10% seront retenus et versés aux associations caritatives. Ainsi, simultanément et partout dans le monde, les amoureux de la gastronomie française seront également invités à partager 1300 dîners «pour mettre en valeur la richesse de la France dans un esprit de partage et de convivialité», a précisé Son Excellence Bernard Emié. «C’est un gage de dynamisme et un véritable atout économique. La richesse de la gastronomie est l’un des piliers du tourisme, que ce soit en France ou en Algérie», a-t-il également estimé. Pourquoi le choix du 19 mars, qui est un événement historique (signature des Accords d’Evian) entre les deux pays ? «Le seul objectif est festif, il s’agit de promouvoir une diplomatie touristique», s’est contenté de répondre Bernard Emié, estimant que les chefs algériens constituent, par la maîtrise de l’art gastronomique français «un trait d’union, un extraordinaire pont entre l’Algérie et la France». «Ils contribuent à la richesse de cette relation sans pareille qui unit nos deux pays, qui partagent tant de liens culturels, historiques, mais aussi culinaires et gastronomiques», a-t-il ajouté. Pour lui, «ce sont aussi ces choses simples de notre vie quotidienne qui donnent à notre relation bilatérale toute son importance, toute sa portée, toute son originalité, toute sa force et font de l’Algérie et de la France des partenaires naturels liés par l’amitié et la complicité.»