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Une nouvelle liste de médicaments fabriqués localement seront bientôt interdits à l’importation. Il s’agit de 192 dénominations communes internationales (DCI) tous dosages et toutes classes thérapeutiques confondus. Le comité de concertation – constitué de représentants du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, du Syndicat algérien de l’industrie pharmaceutique (SAIP), l’Association nationale des distributeurs, l’UNOP, le Syndicat national des pharmaciens d’officine (Snapo), le Laboratoire national de contrôle des produits pharmaceutiques (LNCPP) et le Laboratoire de pharmacovigilance –, se réunit aujourd’hui pour procéder justement à l’élaboration de cette liste et  fixer les critères justifiant l’interdiction. Les discussions sont donc toujours en cours pour décider de l’interdiction partielle ou totale de l’importation de ces produits. «Il est important d’étudier produit par produit afin d’établir tous les critères permettant de mettre ces produits sur la liste et décider définitivement de les interdire ou de les maintenir avec des conditions bien définies», avons-nous appris auprès d’une source proche du dossier. La réflexion portera, ajoute notre source, sur plusieurs facteurs objectifs pour justement décider. «L’importation restera ouverte, dans certains cas par exemple, lorsque le produit est essentiel, fabriqué par un seul laboratoire, à ce moment-là l’importation sera maintenue à hauteur de 60%, alors que la production assurera les 70%, tout en améliorant et renforçant ses capacités de production. D’autres produits verront également une réduction des quantités d’importation, des paramètres que le comité de concertation fixera», signale notre source. Les paramètres concernent, entre autres, l’aspect essentiel du médicament, absence ou non d’alternative thérapeutique, les capacités locales de production afin de répondre aux besoins du marché et éviter les ruptures. Le comité de concertation veillera également à mettre en place des procédures portant sur les engagements des producteurs, en l’occurrence sur les quantités qui seront fabriquées, et appréhender les défaillances qui peuvent apparaître. Il est donc suggéré de mettre en place un système de régulation basé sur des données fiables et définir les procédures nécessaires permettant les modalités d’action quant à l’accès, au retrait et aux sanctions contre les producteurs qui n’auront pas honoré leurs engagements. Ce qui doit être aussi appliqué pour l’ancienne liste des 250 médicaments interdits à l’importation élaborée en 2009 dans la précipitation, affirme-t-on. En attendant l’arrêté ministériel fixant cette nouvelle liste de médicaments, la pénurie de certains produits, tels que les insulines, dont les programmes d’importation ne sont pas encore signés, pointe du nez.