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Des femmes parlementaires, des juristes, des responsables d’association ont revendiqué, hier, la révision de la loi sur les partis politiques afin d’imposer un quota de femmes au sein des structures.Le but d’une telle proposition est de permettre aux femmes l’accès aux centres de décision. Lors d’une journée parlementaire consacrée à la promotion du rôle politique de la femme, organisée à l’APN en collaboration avec le PNUD, maître Nadia Aït Zaï, juriste et directrice du Centre d’information et de documentation sur les droits de l’enfant et de la femme (Ciddef) pense que la plupart des formations politiques ne mettent jamais les femmes en avant. La discrimination se pratique non seulement dans notre société, en milieu professionnel, dans la famille, mais aussi dans le cercle politique. A l’exception du Parti des travailleurs, aucune autre entité politique connue n’a, selon Me Aït Zaï, permis à une femme d’accéder à un poste-clé. La conférencière est persuadée qu’un parti politique est le meilleur espace où la femme peut faire ses preuves, s’il n’y avait pas de la discrimination et des inégalités. «La loi actuelle sur les partis politiques ne définit pas le nombre exact de femmes. Il faut instaurer un quota au niveau des instances des partis. Ce qui obligera les responsables de parti à mettre en avant les femmes compétentes et les faire connaître au grand public. Il y a des partis qui se contentent d’une seule femme ! Ce n’est pas normal», note maître Aït Zaï, qui fustige également les hauts responsables qui s’adonnent aux mêmes pratiques. «Dans les institutions étatiques, les femmes sont représentées à hauteur de 80%, mais le nombre de celles qui occupent un poste de responsabilité est très réduit», déplore Me Aït Zaï. Des efforts restent à faire Pour sa part, la députée Fouzia Bensahnoune du RND partage cet avis et estime qu’il y a une volonté de museler la femme. Sinon comment expliquer la non-application sur le terrain des lois qui visent la promotion de la femme. La députée souhaite que dans la nouvelle Constitution, on prenne le soin de revoir la loi sur les partis. «Je pense que le parti est une école où les militants se forment pour une carrière politique. Si un parti privilégie uniquement les hommes au détriment des femmes, comme c’est le cas en Algérie, celle-ci n’aura jamais accès à un poste-clé», note Mme Bensahnoune. Et de défendre son parti, arguant qu’il est l’une des seules formations ayant ouvert les portes aux femmes pour accéder aux centres de décision. De son côté, la représentante du PNUD a reconnu que l’Algérie a fait des efforts pour réduire les inégalités entre l’homme et la femme, mais il reste encore du chemin à faire. Elle explique que le taux de chômage national est de 10,6% mais il est plus accentué chez les femmes avec 17,1% contre 9,2% chez les hommes. Bien que les femmes représentent 60% des diplômés, elles ne sont que 20% de la population active. Dans le cadre de la coopération entre le Parlement et le PNUD, ce dernier est disposé à apporter sa contribution et son expérience dans tous les domaines qui peuvent avoir un impact direct sur la vie de la femme.