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En 2014, 19 enfants ont été victimes de cybercriminalité, selon Kheira Messaoudène, commissaire divisionnaire chargée du bureau national de la protection de l’enfance. Cette révélation a été faite à l’occasion d’une rencontre sur «Les avantages et dangers de l’internet pour l’enfant». Ce phénomène est venu à la suite de l’utilisation d’internet à des fins immorales, mettant en danger leur intégrité physique et morale. La commissaire Messaoudène a mis en garde contre l’augmentation des cas d’enfants négativement influencés par l’utilisation d’internet, interpellant les parents pour exercer leur autorité afin de «contrôler» le comportement de leur progéniture. En outre, elle a appelé à l’implication des pouvoirs publics, en particulier les collectivités locales, afin de «cadrer» l’usage d’internet dans les cybercafés, déplorant que les services de sécurité n’aient pas «un droit de regard» dans ces lieux. En vue d’endiguer cette forme de criminalité, des brigades spécialisées relevant de la Police judiciaire ont été créées à travers les 48 sûretés de wilaya, sur instruction du DGSN. Elles sont essentiellement composées d’enquêteurs et d’experts compétents, spécialistes en informatique. Statistiquement, il existe une chance sur trois d’être confronté à des images choquantes sur le Net. Les enfants peuvent ainsi être victimes d’images pornographiques ou violentes ou exposés à des réseaux terroristes. En effet, même lors de recherches anodines, un enfant peut être agressé par des images traumatisantes (sexe, violence, torture, guerre). Une des solutions est d’installer le «contrôle parental» qui permet de filtrer ce type d’images. Dans ce contexte, Algérie Télécom a mis une application à la disposition des parents, «fi@amane», leur permettant d’être informés sur le contenu de la consultation électronique effectuée par leurs enfants. Les dangers de l’outil technologique que représente internet pour l’enfant ne se limitent pas aux sites jugés immoraux. Certaines personnes malintentionnées profitent des chats, facebook et blogs pour entrer en contact avec des mineurs. Ils peuvent faire l’objet de harcèlement, d’intimidation, de chantage, d’humiliation lors des échanges sur internet. Ils peuvent aussi subir des influences incitant à la pratique de jeux dangereux, à la fabrication d’engins explosifs ou à la fugue. Actuellement, il existe deux textes relatifs à la cybercriminalité : la loi 04-15 du 10 novembre 2004 relative aux atteintes au réseau informatique sur trois catégories : crime portant atteinte à la confidentialité, l’intégrité et la sécurité des données du système, fraude informatique et atteintes aux données, crimes relatifs à la recherche, la collecte, la détention et la diffusion et le commerce des données ; la loi 09-04 août 2009 portant règles particulières relatives à la prévention et à la lutte contre les infractions liées aux TIC.