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Depuis hier, beaucoup s’interrogent sur le fonctionnement de la Confédération africaine de football (CAF). La non-attribution de la CAN-2017 à l’Algérie suscite des interrogations. Les plus surpris sont ceux qui ne maîtrisent pas les standards de fonctionnement de cette institution, totalement vouée au culte de la personnalité de celui qui la dirige depuis 29 ans et qui veut continuer à le faire jusqu’à son dernier souffle. Issa Hayatou contrôle tout l’appareil «cafien». Rien ne se fait ni ne se décide en dehors de sa petite personne et du cercle restreint qui ne le quitte pas d’une semelle où qu’il se trouve. Sous sa direction, les sélections africaines se sont distinguées en Coupe du monde… grâce surtout au travail accompli par les joueurs au sein des clubs européens. Sa garde et lui se sont chargés de ramasser la mise à travers les juteux contrats de vente des droits de retransmission des rencontres de la CAN (principale source). Les dirigeants de la CAF vivent dans l’opulence alors que les footballeurs du continent souffrent de multiples manques. Sa volonté de garder le fauteuil de président s’est appuyée sur l’appétit vorace de quelques lieutenants qui l’entourent et le «protègent» contre ceux qui chercheraient à lui nuire. C’est ainsi que réfléchissent certains acteurs de son aréopage, qui s’accommodent de cette situation au détriment des vrais intérêts du football africain. Les épisodes récents – affaire de la JS Kabylie et sanctions contre le Maroc – ont mis à nu l’indigence de ses conseillers juridiques, qui ont renvoyé une bien piètre image du football africain. Heureusement que le TAS a rétabli les deux parties dans leur droit. Fort du soutien de son ami Joseph Blatter, le président de la FIFA, Issa Hayatou défie des Etats, et les menace de suspension s’ils ne se plient pas à sa volonté. Les membres de la CAF, personnes et institutions, lui obéissent au doigt et à l’œil. Souvent cités dans les grosses affaires de corruption, des dirigeants de la CAF continuent de vaquer à leurs occupations sans crainte. Des membres du comité exécutif ont été suspendus par la FIFA pour corruption ; lorsqu’ils ont purgé leur suspension, ils ont retrouvé leur poste et réintégré la CAF. Les exemples sont légion. Au sein de la CAF, ce sujet est tabou. Pour terminer avec le simulacre du choix du pays organisateur de la CAN-2017, quelqu’un peut-il dire comment s’est opéré ce choix ? Normalement, en pareille circonstance, il y a un vote avec un premier tour pour éliminer un des trois pays en lice, ensuite l’organisation d’un second vote détermine le nom du pays organisateur. Rien de tout cela ne s’est déroulé. Le comité exécutif s’est réuni formellement et le président Issa Hayatou a annoncé le nom de l’heureux lauréat. Il n’y a eu ni vote ni bulletins.