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Les exportations d’hydrocarbures se sont chiffrées à seulement 13,4 milliards de dollars durant les quatre premiers mois de 2015, contre 22,72 milliards de dollars à la même période de 2014. Entraînée dans la spirale baissière des cours du pétrole, l’Algérie a vu ses recettes en devises chuter de 42,83% durant les quatre premiers mois de l’année en cours. Les revenus tirés de la vente des hydrocarbures ont reculé de plus de 30% de janvier à fin mars 2015. Conséquemment à l’effondrement de la valeur des exportations, la balance commerciale affiche un solde négatif de 4,32 milliards de dollars durant les quatre premiers mois de 2015, contre un excédent de 3,4 milliards de dollars à la même période de 2014. Entre le 1er janvier et le 30 avril 2015, la valeur des exportations d’hydrocarbures marque une dégringolade de 41%, se chiffrant à seulement 13,4 milliards de dollars, contre près de 22,72 milliards de dollars à la même période de 2014, lit-on dans la dernière note statistique diffusée hier par les services des Douanes algériennes, répercutée par l’agence APS. Les exportations d’hydrocarbures, qui ont représenté 93,54% des ventes extérieures du pays, ont été évaluées à 12,54 milliards de dollars contre près de 21,93 milliards de dollars durant la même période de l’exercice 2014. Le recul de la valeur des exportations serait pesant dans la balance des paiements. La note de conjoncture de la Banque d’Algérie pour le premier trimestre 2015, prévue pour cette semaine, sera beaucoup plus explicite en la matière. La balance des paiements recense les flux de biens, de services, de revenus, de transferts de capitaux et les flux financiers qu’entretient le pays avec le reste du monde. L’impact du choc pétrolier sur l’économie algérienne est beaucoup mieux visible sur le document statistique de la Banque d’Algérie, étant donné qu’il incorpore la situation des réserves de change et le solde du Fonds de régulation des recettes, baromètres qui mesurent la santé financière du pays. La Banque centrale avait estimé en mars dernier que le pays avait perdu 15 milliards de dollars sur ses réserves de change en 2014, quand bien même les cours du pétrole n’ont amorcé leur chute qu’à la mi-juin de la même année. Durant les quatre premiers mois de l’actuel exercice, la valeur des importations a été estimée à 17,73 milliards de dollars contre 19,32 milliards de dollars durant la même période de l’année écoulée, marquant ainsi une baisse de 8,26%. Le taux de couverture des importations par les exportations se rétrécit davantage, s’établissant à seulement 76% alors qu’il était de 118% de janvier à fin avril de l’année dernière. A l’exception des «biens d’équipements agricoles et industriels» qui ont connu des augmentations, d’autres groupes de produits ont connu des variations à la baisse. Les importations des produits alimentaires se chiffrent à 3,38 milliards de dollars, en baisse de 10,08%, tandis que la baisse des importations des biens de consommation non alimentaires a été de 18%, s’établissant à 2,84 milliards de dollars à fin avril 2015. Durant ce mois, la balance commerciale de l’Algérie a connu un déficit de 744 millions de dollars, contre un excédent de 738 millions de dollars au même mois en 2014. C’est dire que la spirale baissière est sans répit. Les efforts à fournir à même d’inverser cette tendance négative sont conséquents. Une partie du salut ne peut venir que des marchés pétroliers, insensibles jusqu’ici aux infimes espoirs de reprise. L’indécision du geste chez le gouvernement met le pays dans la plus cruelle incertitude.