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La taxe d'habitation est, désormais, appliquée à travers  l'ensemble des communes du pays, dans l'objectif de renforcer leur autonomie  financière et leur capacité d'intervention dans la réhabilitation du parc immobilier. C'est la loi de finances complémentaire 2015 (LFC 2015) qui stipule  l'élargissement du champ d'application de cette taxe d'habitation dont la mise  en oeuvre concerne, dorénavant, les assujettis à travers les 1.541 communes.     Instituée par la loi de finances 2003, cette taxe concernait uniquement  les communes chefs-lieux de daïrate, ainsi que les communes des wilayas  d'Alger, d'Annaba, de Constantine et d'Oran.       Prélevée par Sonelgaz sur les quittances d'électricité et de gaz, cette  taxe annuelle, due pour tous les locaux à usage d'habitation ou professionnel,  est fixée entre 300 DA et 1.200 DA dans l'ensemble des communes qui n'étaient  pas concernées par cette taxe, indique l'article 67 de la LFC 2015.     Quant aux locaux à usage d'habitation ou professionnel situés dans les  communes des wilayas d'Alger, Annaba Constantine et Oran, qui étaient déjà soumis  à cette forme d'impôt, la taxe oscillera entre 600 et 2.400 DA.  Cette taxe sera affectée au Fonds spécial de réhabilitation du parc  immobilier, dont les modalités de fonctionnement ont été définis par un arrêté  interministériel de 2003 et un décret exécutif promulgué en 2005.        Selon ce décret exécutif, les dépenses de ce fonds représentent les  frais engagés au titre des travaux nécessaires à la réhabilitation et la rénovation  des parties communes du parc immobilier local, notamment le vieux bâti, ainsi  que les frais mobilisés au titre des travaux de remise en état et maintenance  des équipements de service liés à l'exploitation de la bâtisse.          Quant aux recettes de ce fonds, elles sont donc constituées du produit  de la taxe d'habitation ainsi que des contributions volontaires de toute personne  physique ou morale, des subventions éventuelles de l'Etat ou des collectivités  locales et des dons et legs.          Cette taxe vient renforcer les revenus fiscaux des communes, sur la  base du foncier et de l'immobilier, qui restent faibles face aux demandes croissantes  des financements locaux et, particulièrement, en matière de préservation du  parc immobilier.