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Ils sont les premiers sur les lieux des catastrophes. Les premiers à être sollicités en cas de sinistre. De jour comme de nuit, leur fonction ne souffre pas de répit. Les agents de la Protection civile, ce parent pauvre des corps constitués, lancent un SOS. Eux qui sont habituellement destinataires des appels de détresse tirent aujourd’hui la sonnette d’alarme pour la frustration de certains éléments. Ils sont près d’un millier de sapeurs-pompiers, titulaires de diplômes universitaires acquis durant le parcours professionnel, à réclamer un reclassement à la mesure de leurs titres. «On est usés et désespérés face aux promesses non tenues. Certains d’entre nous ont leurs diplômes depuis une dizaines d’années, d’autres en 2010, et rien n’a changé malgré les assurances», note un communiqué des agents. «Il est inadmissible de voir les autres secteurs et corps bénéficier de promotions et de privilèges ; et ils sont nombreux comme nos collègues de la police avec plus de 7124 promotions, dans le secteur de l’éducation nationale ils se comptent en dizaines de milliers, alors que nous, à peine un millier, nous sommes restés en marge», dénoncent-ils. Dans une question orale adressée avant-hier au ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, le député Hassen Laribi s’interroge sur la lenteur de la prise en charge de ce dossier. Rappelant la saisine du ministre du 3 février 2015 sur la question des agents de la Protection civile titulaires de diplômes universitaires acquis en cours de fonction, le député se félicite de la célérité de la réponse (rendue le 27 mai 2015) assurant que le ministère travaillera en collaboration avec la direction générale de la Fonction publique pour régler la situation. «Mais, je constate que le dossier n’est pas encore réglé et on considère cela comme un atermoiement qui complique davantage la situation de cette frange importante de la nation, ce qui a nui considérablement à son moral et créé des tensions dans ses groupes», note M. Laribi. «Pourquoi le même cas a-t-il été rapidement régularisé pour la Sûreté nationale et quel message veut-on adresser avec cette distinction ?», s’interroge-t-il encore. Le député, qui insiste sur l’accélération de la prise en charge de cette revendication, avertit le ministre de l’Intérieur sur le risque de voir ces agents recourir à la manifestation pour arracher leurs droits s’inspirant de la marche des policiers en octobre 2014. Une manifestation qui a mis le pays en émoi.