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La peur qui s’est emparée de la zone de Khrechba rappelle la frayeur de la prise d’otages du site de Tiguentourine, exploité par la même association pétrolière. Si les employés algériens donnaient l’air d’absorber le choc, leurs collègues britanniques et norvégiens travaillant pour le compte des deux partenaires de Sonatrach, en l’occurrence British Petroleum et Statoil, étaient les plus traumatisés en dépit des assurances des services de sécurité. Parlant sous le couvert de l’anonymat, un employé de Sonatrach joint par téléphone a affirmé que «les projectiles ont été lancés de loin car le site est doté d’un système de sécurité renforcé le rendant inaccessible et imperméable. Les terroristes cherchaient vraisemblablement l’effet médiatique». Peu après l’attaque, ajoute notre source, l’alerte générale a été donnée de verrouiller les vannes et stopper la production. Une commission de crise a été installée pour communiquer avec la coordination des trois exploitants basés à Hassi Messaoud. Ce qui a permis  aux  responsables des entreprises pétrolières concernées d’avoir des informations à temps, à l’exemple de Statoil qui a publié sur le site officiel du groupe un communiqué assurant que ses trois ressortissants qui se trouvaient sur le site sont «sains et saufs». Un autre employé engagé pour le renforcement de la sécurité et de la prévention dans la zone gazière de Khrechba (250 km au nord d’In Salah) nous décrit avec force détails une attaque repoussée par les éléments de l’Anp déployés sur place.  

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