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Le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Les quelque 1200 personnes présentes, hier, à la conférence Fikra à qui s’est tenue à l’hôtel El Aurassi, ont choisi leur parti : voir les opportunités là où d’autres verraient des lacunes et des leçons là où d’autres verraient des échecs. Car c’est sous le signe de l’optimisme que cette deuxième édition de Fikra a été placée. Cette conférence, organisée par le groupe Allégorie, est dédiée au partage d’idées d’avenir et d’innovation, en mettant au devant de la scène des personnalités nationales et internationales au parcours atypique, qui ont pu insuffler à leur carrière, à leur vie ou à leur entreprise une certaine «vision et philosophie». Les intervenants qui se sont succédé hier et se succéderont aujourd’hui sont aussi divers qu’innovants dans leurs domaines respectifs. Mohamed Brahimi, doyen des foreurs algériens, Belgacem Haba, détenteur de centaines de brevets en électronique, Nourredine Melikechi, chercheur qui participe à Rover Mission, la mission de la NASA sur la planète Mars, Slim Othmani, président de NCA-Rouiba, Ali Omar Ermes, écrivain et artiste, ou encore le philosophe Mustapha Cherif. Mais c’est quoi l’optimisme ? «C’est honorer la vie», répond Mustapha Cherif, qui explique que «le secret est en nous. C’est un souffle à trouver, une ascension que nous devons trouver en nous-mêmes afin de changer le monde». Slim Othmani inscrit pour sa part cet optimisme dans un combat quotidien pour porter son projet : «Pour être chef d’entreprise, il faut rêver et se battre pour le faire aboutir.» Et de tempérer : «Il ne faut toutefois pas confondre optimisme et naïveté, voire candeur.» Car en ces temps troubles et chaotiques, où tout pousse au pessimisme, l’optimisme peut être perçu comme un luxe. «Raison de plus !», s’exclame M. Cherif. «C’est dans les moments les plus sombres que l’humanité se doit d’être optimiste. Il n’y a pas d’alternative ou d’autre choix que de croire en l’idée que ce qui a été fait par le passé pourra être réitéré. Mais à la condition de miser sur la connaissance et l’éducation», conclut-il. Reste que la conjoncture politique et sociétale actuelle plonge le pays dans un état d’incertitude et de précarité dont personne n’a d’ailleurs soufflé mot, diront les esprits chagrins…