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La vallée du M’zab sombre dans l’anarchie et la terreur. Les affrontements ont repris ces derniers jours, alors que la population vit déjà le calvaire depuis plusieurs mois. Un énième appel de détresse vient d’être lancé par la société civile mozabite pour mettre fin définitivement et radicalement à la fitna et à la violence qui rythment le quotidien des citoyens de Ghardaïa. Après avoir demandé l’intervention de l’armée, cette fois, la population demande une implication plus active de l’Etat pour sa protection. L’armée a répondu à notre appel, elle est présente certes à Ghardaïa, la police également a investi les artères de cette ville, mais rien n’a changé. La situation est tragique et insoutenable. Nous ne sommes plus en sécurité et les fauteurs de troubles s’affichent devant tout le monde sans être inquiétés», témoignent des représentants de la société civile regroupés dans un collectif national. Ce collectif a organisé, hier, un rassemblement pacifique devant la Grande-Poste, à Alger-Centre, pour dénoncer la situation sécuritaire chaotique qui règne à Ghardaïa. Arborant des banderoles où l’on pouvait lire : «Où sont les promesses de Sellal ?», «Où est l’autorité de l’Etat ?», «Où est la main de fer de Belaïz ?», «Où est le serment de Bouteflika ?», «Nous demandons l’intervention de l’armée», «Halte au terrorisme »… ces manifestants ont aussi scandé des slogans hostiles au pouvoir qui n’arrive pas à cerner ni à gérer la crise qui secoue la vallée du M’zab et encore moins à protéger la population. «On nous a demandé de prendre notre mal en patience et d’attendre la fin de l’élection présidentielle pour s’occuper du problème de Ghardaïa. Cela fait un mois que le scrutin a pris fin et la situation ne s’est pas améliorée d’un iota. Bien au contraire, elle empire de jour en jour», s’insurge Abou Rabia, le meneur de cette manifestation. Celui-ci parle d’une «évolution dangereuse de la situation» et de «l’absence quasi totale de la sécurité» dans la ville de Ghardaïa et dans d’autres communes et daïras. A l’unanimité, les participants à ce sit-in ont dénoncé la violence qu’ils subissent au quotidien du fait d’une bande de criminels : «Ces criminels font la loi au su et au vu de tous. Pourquoi les agents de la police et de l’armée n’interviennent-ils pas pour arrêter ces agitateurs ? L’Etat est-il à ce point incapable d’imposer le respect de la loi, de restaurer l’ordre républicain et d’assurer la sécurité des populations locales ?» Un des manifestants a dénoncé ce qu’il qualifie de «passivité des responsables à tous les niveaux». Le collectif interpelle les plus hautes autorités du pays et s’interroge sur la mission et le rôle de MM. Hamel et Bousteïla : «Que faut-il faire pour ramener l’ordre et la sécurité dans la vallée du M’zab ? Où sont les troupes, M. Gaïd Salah ? Ce qui se passe actuellement à Ghardaïa est-il un signe de la faiblesse de l’Etat dès lors qu’il n’arrive pas à garantir à la population la sécurité pourtant consacrée par la Constitution ?»
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