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L’Algérie a appelé une nouvelle fois à lutter contre les sources de financement du terrorisme à travers, notamment, le non-paiement de rançons. Présentant devant l’Assemblée générale de l’ONU la stratégie algérienne dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, le conseiller du président de la République, Kamel Rezag-Bara, a insisté sur l’importance de la criminalisation de la rançon, principale source de financement des groupes terroristes. Il a demandé à ce qu’il y ait une lutte rigoureuse contre les enlèvements contre rançon que les groupes terroristes exigent en échange de libération des otages ou d’obtention de concessions politiques. Aussi, la lutte contre le terrorisme ne pourrait être couronnée d’un succès durable si elle n’est pas traitée à partir de sa source idéologique et par la lutte contre les discours extrémistes qui influent sur les personnes vulnérables. L’intervenant a relevé dans ce sens que l’Algérie a œuvré à l’élaboration de programmes d’enseignement religieux et d’éducation qui promeuvent les principes fondamentaux de tolérance, de paix et des droits de l’homme. M. Rezag-Bara a souligné devant la communauté internationale que la situation d’insécurité dans certains pays de la région et la recrudescence des activités terroristes étaient également liées aux activités de contrebande d’armes et de trafic de drogue. Un autre phénomène qu’il faut combattre avec vigueur. Sur un autre plan, il a exprimé la satisfaction de l’Algérie quant à son niveau de coopération avec les mécanismes et comités des Nations unies spécialisés dans la lutte contre le terrorisme, tout en réitérant que l’Algérie appuie pleinement la stratégie antiterroriste mondiale des Nations unies. Qui plus est, a-t-il poursuivi, l’adhésion de l’Algérie au Forum mondial de lutte contre le terrorisme (GCTF) – créé en 2011 et dont elle est l’un des 30 membres fondateurs – est une nouvelle confirmation de son ferme engagement à participer à tout effort sérieux pour promouvoir la coopération internationale dans la lutte contre le terrorisme. Il évoque dans ce sillage la coopération régionale intensifiée, notamment avec les pays du Sahel, pour venir à bout des multiples organisations terroristes qui constituent une menace pour les peuples et les Etats de la région. M. Rezag-Bara a indiqué que l’Algérie s’était particulièrement mobilisée avec les pays voisins pour renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme dans la région par la mise en place de mécanismes multiples qui recommandent la nécessité de traiter la situation sécuritaire et les défis politiques dans le cadre du respect des souverainetés des Etats et de leur unité nationale, tout en s’ouvrant à la coopération dans le développement économique et dans le domaine humanitaire. Vivement sollicitée par les puissances occidentales, l’Algérie est appelée à renforcer davantage ses efforts dans la lutte contre l’hydre intégriste, dans un contexte régional explosif, avec une Libye à feu et à sang et un Sahel encore sous la menace de groupes terroristes lourdement armés grâce à un armement libyen bon marché. L’Algérie devra également aider davantage la Tunisie à faire face aux sérieuses menaces d’Al Qaîda au Maghreb islamique. Cela sans oublier les exigences internes, car nos montagnes et notre vaste désert ne sont toujours pas totalement pacifiés. Rien que cela nécessite des efforts titanesques et un professionnalisme exceptionnel. Mais la lutte est aussi celle qui vise à combattre l’endoctrinement et assécher les réseaux de recrutement qui font que les maquis sont toujours pleins de terroristes. Un défi majeur.