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Le Forum des citoyens pour la deuxième République se démarque totalement de la démarche du pouvoir visant à «requinquer» la Loi fondamentale après l’avoir écorchée en 2008. Ce forum, composé notamment d’anciens députés, à l’instar de Hamid Ouazar et de Tarik Mira, considère que «le pouvoir lance des consultations pour une révision constitutionnelle en guise d’artifice destiné à apaiser la scène politique qui s’est emballée à la suite de ce coup de force». Pour cette entité politique, «l’actuel locataire de la Présidence n’est même plus assuré d’aller au terme du mandat pour cause d’une santé précaire».  Il considère de ce fait que «toute la manœuvre semble tourner autour de la remise en vigueur de la limitation du mandat présidentiel, acquis brisé il y a une dizaine d’années». Autrement dit, les animateurs de ce forum ne s’attendent pas à une «révolution» constitutionnelle. «Ceux qui ont soutenu le 4e mandat, voire le 5e contre la raison au minimum, se sont déjà rangés à l’idée du concept renouvelé. C’est dire le peu de crédit de la classe dirigeante et du personnel qui la représentent», estiment-ils, dans une déclaration rendue publique hier, dénonçant dans ce sillage le fait que «les personnes sont plus importantes que les institutions dans ce système usé mais toujours accroché à la conduite de l’Etat». Cette structure politique ne se fait pas d’illusion que le pouvoir se retrouve à dialoguer avec lui-même. «Ce monologue souligne l’isolement du pouvoir et met encore davantage en relief la nécessité de refonder le processus de légitimation en renversant la perspective», est-il relevé dans cette déclaration. Le Forum des citoyens pour la deuxième République se réjouit du grand rassemblement de l’opposition lors de la conférence sur la transition démocratique. Mais en même temps, il regrette qu’elle n’ait pas pu affiner ses propositions de transition du fait de son trop large spectre. «Il en est ressorti naturellement des généralités dans ses énoncés et le désir à peine contenu de se poser en alternance alors que la société algérienne cherche l’alternative démocratique», est-il précisé.Ce forum dénonce en revanche le fait que le pouvoir et l’opposition puisent dans le même stock idéologique. Allusion faite aux vives sollicitations dont bénéficient les anciens cadres du FIS dissous.