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Les responsables qui se sont succédé à la tête du ministère de la Santé n’ont pu remettre jusqu’à présent la version définitive de la carte sanitaire nationale. Cette revendication des syndicats de la santé publique depuis 2008 continue d’être une de leurs préoccupations principales. Cette carte, censée remettre de l’ordre au niveau des établissements sanitaires en définissant leur vocation (établissement de santé publique, hôpital universitaire, centre de proximité) est appelée également à lutter contre les disparités en matière d’accès aux soins à travers le territoire national et à instaurer une meilleure organisation de la couverture sanitaire. Il est également attendu de la nouvelle carte la fin du conflit autour des postes de responsabilité pour la gestion de ces structures. «Souvent, la tutelle a procédé au changement du statut des établissements en faisant des CHU avec des EPH juste pour placer des responsables à leur tête», accusent certains syndicalistes. Aussi, une nouvelle reconfiguration de la carte viserait certainement à maintenir les praticiens à leur poste. A titre d’exemple, en 2002, l’Algérie comptait 4000 spécialistes dans le secteur public. Avec 2000 spécialistes formés annuellement, le secteur compte à peine 11 000 spécialistes aujourd’hui. Les autres font les beaux jours de la santé en France, où 6000 y sont établis ; des centaines sont au Canada alors que d’autres encore sont absorbés par le secteur privé.