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Le Ramadhan n’est pas uniquement le mois de l’abstinence, mais aussi celui des sorties familiales et des soirées animées. Il y a beaucoup de concerts chaâbi et andalou, un chaâbi de légende célébrant Le Créateur et la beauté. Les kheïmas sont de retour également pour proposer des nuits étoilées. «Notre kheïma a été lancée pour la première fois en 2006, au grand salon Tassili de l’hôtel Hilton.» Depuis 2006, ce rendez-vous annuel est devenu une tradition, dont l’objectif est de toujours réunir les familles dans une ambiance conviviale et un décor des mille et une nuits et associer des noms de stars de la chanson algérienne à un service 5 étoiles. Ces soirées ramadhanesques ont connu une nouvelle ampleur depuis 2010 sous une nouvelle appellation, Fi Qaâdet lahbeb», nous a déclaré Mohamed Amine Ould Ali, general manager de l’hôtel. Cette année, l’artiste Hamidou a ouvert le bal, le 2 juillet dernier, avec un répertoire riche et varié. En ouverture, la voix chaude et sensuelle de Linda Blue avait accueilli le public. Les participants à cette première soirée ont trouvé «le cadre enchanteur, on y déguste un bon thé à la menthe, ainsi que des gâteaux traditionnels, en famille ou entre amis, une manière de raviver la tradition ainsi que les valeurs algériennes». Le Hilton d’Alger organise aussi chaque semaine deux défilés de mode des stylistes Hafsa Haute couture et Ahlam, en partenariat avec Lalla Magazine. Une manière d’attirer la gent féminine qui apprécie ce genre d’événements. Pour Ahlam, le but est de «montrer sa collection de tenues traditionnelles revisitées, notamment au niveau des coupes et des couleurs. Je me suis orientée vers la résurrection de ce bel héritage et lui ai offert une touche typiquement algéroise». Autre attraction : le cirque Florilegio, plus connu sous le nom de cirque Amar, revient en Algérie. Plusieurs représentations sont données sur l’esplanade du centre commercial Ardis, surplombant la mer. «Ce qui nous attire, c’est le chapiteau, qui peut accueillir jusqu’à 1500 personnes et surtout l’ambiance festive et féerique. Nos enfants se régalent !», témoigne un père de famille. Trois prix sont proposés : 1000, 1300 et 1600 DA à raison de deux représentations (22h et minuit). Il y a ceux qui choisissent les sahrate les pieds dans l’eau. En effet, certaines plages sont prises d’assaut après le f’tour. En famille ou entre amis, nombreux sont ceux qui optent pour ces baignades nocturnes leur permettant de passer de bonnes soirées sans dépenser un sou. Mais, prévient la Protection civile, la baignade nocturne présente des risques en l’absence de secours sur place. L’intervention des sapeurs-pompiers et des plongeurs durant la nuit est compliquée et risquée. Le danger peut également venir d’éventuelles attaques de certaines espèces de poissons ou de méduses, qui s’approchent de la plage la nuit en raison de l’absence de bruit. D’autres Algérois s’empressent de sortir pour prendre un bol d’air frais en déambulant à travers les rues, histoire de se  relaxer et d’évacuer le stress accumulé durant la journée. Les jeunes amateurs de dominos s’adonnent à d’interminables parties. Le jeu de coinche se prolonge jusqu’au bout de la nuit. Cette année, beaucoup de cafés se sont équipés de téléviseurs. Ainsi, les consommateurs joignent l’utile à l’agréable en regardant les matchs du Mondial brésilien en live. A la fin des rencontres, chacun y va de son commentaire. «Le football nous rassemble. L’ambiance de la Coupe du monde est meilleure dehors que chez soi. Le football est l’un des rares vecteurs d’unité», explique un chauffeur de bus, qui s’installe chaque jour dans un café pour regarder les matchs avec ses amis.
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