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Le FFS invite le pouvoir et l’opposition à se mettre à la même table pour trouver une solution à la crise du système politique. Cette initiative trouve un écho favorable chez certains partis politiques ; d’autres préfèrent jouer la carte de la prudence, d’autant que le contenu de l’initiative n’est pas, selon eux, très clair. Cela étant, les partis de l’opposition sont pratiquement tous d’accord pour la constitution d’un front qui sera en mesure d’affronter le pouvoir en place. Le MSP, membre de la Coordination pour les libertés et la transition, pense que les initiatives des formations politiques doivent converger pour que l’opposition puisse parler d’une seule voix. «Lorsque nous avons tenu notre conférence le 10 juin dernier, le FFS était présent et nombreux étaient les participants qui se sont interrogés sur la place du pouvoir dans ses initiatives. Les participants pensent que le pouvoir doit participer à la transition. C’est ce que demande le FFS», rappelle Zineddine Tebbal du FFS, tout en précisant que les deux initiatives (celle de la Coordination et celle du FFS) se rapprochent. Il suffit juste de travailler ensemble. «Les objectifs du FFS sont de fonder un Etat démocratique avec une élection libre et des dirigeants issus d’un scrutin transparent. Au sein de la Coordination, on parle de transition démocratique. Il y a un consensus autour de plusieurs points, donc nous ne pouvons qu’applaudir», estime Tebbal, qui souhaite la fédération de toutes ces initiatives à travers la multiplication des rencontres et l’instauration d’un dialogue. Le président de Jil Jadid, également membre de la Coordination, estime que cette initiative est la bienvenue, mais s’interroge sur le contenu de l’appel du FFS. «Le FFS convoque via la presse interposée les partis politiques pour prendre part à la démarche consensuelle qu’il entreprend, mais il ne donne aucun détail. Il n’y a pas eu de contact préliminaire ni avec le parti ni avec la coordination», affirme Jil Jadid qui n’est ni contre ni pour cette initiative. «Nous avons pris acte de la déclaration d’intention et nous nous prononcerons sur son contenu une fois celui-ci rendu public», note Soufiane Djilali. Pour Nourredine Bahbouh, président de l’UFDS et membre du Pôle des forces du changement créé par Ali Benflis, l’initiative du FFS est louable. Seulement, M. Bahbouh s’interroge sur ce que veut et ce que demande l’opposition : «Comment peut-on inviter le pouvoir à un dialogue alors que nous n’avons pas établi une position de l’opposition ?» Invité à identifier cette opposition, M. Bahbouh réplique il s’agit de toutes les tendances confondues de l’opposition : «Les partis qui se revendiquent du pouvoir sont connu. Il reste qu’aujourd’hui, les partis de l’opposition doivent se réunir pour définir une position commune. Cette démarche amènera le pouvoir à venir discuter avec l’opposition.» Et d’avertir contre toute initiative visant la déstabilisation de l’opposition.