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Confusion. Depuis l’apparition du premier cas de fièvre aphteuse à l’est du pays, — en juillet dernier —, le risque réel encouru face à cette épidémie reste flou. Vingt-trois wilayas sont touchées alors que de nouveaux cas suspects sont signalés à Mostaganem. Si le ministère de l’Agriculture se montre rassurant en minimisant la gravité de la situation (voir article ci-dessous), le Syndicat national des vétérinaires de la fonction publique alerte : le virus se propage et la lenteur dans la maîtrise de la situation est inquiétante. «La propagation de l’épidémie en pleine période de chaleur, censée au contraire la diminuer, n’est pas rassurante», explique le Dr Akali, secrétaire général du syndicat qui a tenu une conférence de presse ce jeudi à Alger. «Sans vouloir être alarmiste, il faut noter qu’en sachant qu’on va vers un rafraîchissement du climat, l’épidémie risque de se propager encore», ajoute-t-elle. Bien que l’épidémie n’affecte actuellement que les bovins, la menace d’une contamination du cheptel ovin plane tout de même à J-40 de l’Aïd El Kébir, prévu le 3 octobre prochain. Pour les vétérinaires, le risque est loin d’être à zéro. «On ne peut pas écarter le danger d’une contamination du cheptel ovin, sachant que le mouton est réceptif au virus. Les services vétérinaires doivent faire une prospection sérieuse et la limitation des déplacements des moutons doit être maintenue», explique la vétérinaire.  Pour elle, la situation actuelle n’est qu’une conséquence qui force à un regrettable constat : l’Algérie n’est pas stratégiquement outillée pour prendre en charge une telle situation. Défaillance Autre son de cloche. Pour Hassan Boudoukha, directeur général de l’Institut national de médecine vétérinaire (INMV), la situation épidémiologique est «stable». «Le programme  d’urgence tracé par le ministère de l’Agriculture et du Développement rural pour arrêter la propagation de la maladie a été efficace, ce sont des intermédiaires qui ont introduit des taurillons touchés par la maladie des frontières est du pays», expliquait-il, hier dans une déclaration à l’APS. Un avis non partagé au sein du syndicat des vétérinaires. Pour le Dr Akil, il y a eu indubitablement défaillance dans la prise en charge préventive et dans la gestion du risque avant même que le premier cas ne se soit déclaré à Sétif. «Ce n’est pas normal que le ministère de l’Agriculture soit le seul à prendre en charge cette crise. Les ministères de la Santé et de l’intérieur devraient être impliqués, de même que les inspecteurs, les vétérinaires et les hommes de terrain aussi», insiste-t-elle. Pour la secrétaire générale du syndicat des vétérinaires, cette situation amène à revoir le statut même du vétérinaire, la corporation qui n’a toujours pas de conseil de l’Ordre. « Il y a un problème d’exécution, de structure et de statut, les scientifiques sont là pour identifier le risque, mais c’est aux pouvoirs publics de le gérer» insiste-t-elle.  
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