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Le peuple des Ouadhias demande depuis des années au gouvernement d’assurer la sécurité de la région. Paris De notre correspondant «Le peuple kabyle est en colère», affirme Arezki de l’Association des Kabyles de France. Dans la foule, peu d’Algériens. Moins d’une dizaine de drapeaux. «Nous avons été bouleversés par l’assassinat d’Hervé Gourdel, cela nous a renvoyés à la décennie noire. Le peuple algérien a assez souffert, plus de 200 000 morts et 13 000 disparus. Nous soutenons aujourd’hui les 3500 militaires algériens partis à la recherche des assassins d’Hervé Gourdel. Ces assassins ne sont ni algériens ni musulmans. Nous voulons dire à ces barbares que nous ne tomberons pas dans leur piège, ils ne nous opposeront pas à la société française. Nous sommes solidaires du peuple algérien et du peuple français», affirme Feriel Bentchikou, présidente de l’association Franco-Algériens républicains rassemblés (FARR). Malgré le soleil, ce n’était pas la foule des grands jours. Environ 1000 personnes ont répondu à l’appel de SOS Racisme et d’une trentaine d’associations. Objectif du rassemblement : «Résister aux tentatives de haine.» Les intervenants insistent sur la nécessité du vivre-ensemble. «Ce rassemblement est une réponse aux terroristes. Les premières victimes, ne l’oublions pas, sont les musulmans. Il faut faire la différence entre musulmans et communistes», avertit Patrick Karam, président de la Coordination des chrétiens d’Orient en danger (Chredo). Et de rappeler les persécutions des chrétiens irakiens de la part de l’organisation Etat islamique (EI). Pour l’écrivain Marek Halter, la guerre est déclarée. «Je pensais qu’on serait 10, voire 30 personnes, toujours les mêmes belles âmes. Or, nous sommes plus nombreux. Nous sommes en guerre, ce sont des gens avec une idéologie. Quand ils décapitent quelqu’un, c’est pour montrer les images dans les journaux télévisés. C’est une guerre idéologique et médiatique.» «Je m’appelle Oussama, je suis terrorisé par ces terroristes. J’appelle tous les musulmans à se soulever contre ces barbares. Je vous promets qu’ils ne gagneront pas», déclare à la tribune un jeune Tunisien de 24 ans. Au milieu de la foule, un jeune manifestant, silencieux, slalome avec cette pancarte : «Hier j’ai marché pour Ghaza, aujourd’hui je marche pour la France». Parmi la dizaine d’Algériens présents, une discussion s’engage : «Pourquoi manifestez-vous avec un drapeau kabyle ? Pourquoi dites-vous Kabylie au lieu d’Algérie ?» «Et vous, pourquoi avez-vous du mal à dire Kabylie, c’est bien en Kabylie que cela s’est passé ?» Il est désormais impossible d’échapper à ces échanges lors des manifestations.