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Les Algériens de moins de 40 ans sont interdits d’accès aux Emirats arabes unis. Ce pays a établi une short-list des Etats nord-africains dont les citoyens jeunes n’auront pas de visa d’accès à son territoire. Annoncée début septembre, la mesure est déjà entrée en application. Elle concerne les Algériens, les Tunisiens et les Egyptiens. Cette décision est, en effet, appliquée à tous les citoyens de ces pays ayant moins de 40 ans. Et sans aucune distinction. Un groupe de journalistes algériens, conviés à couvrir un événement international à Dubaï, se sont vu refuser le visa au motif qu’ils n’ont pas encore «atteint l’âge nécessaire». Les raisons invoquées par les autorités émiraties pour justifier cette décision sont d’ordre «sécuritaire». Mais sans plus de précision. Cependant cette mesure, la première du genre dans le monde, reste énigmatique et incompréhensible. Les responsables de ce pays considèrent-ils tous les jeunes Algériens comme des terroristes potentiels ou des candidats au djihad dans les rangs de la nébuleuse Daech ? Quels sont les critères selon lesquels les Algériens, les Tunisiens et les Egyptiens ont été classés dans cette liste ? Les Emirats arabes unis, rappelons-le, n’imposent pas le visa aux pays du Golfe et à la majorité des pays occidentaux. En effet, les citoyens d’Arabie Saoudite, du Barhreïn, du Koweït, d’Oman et du Qatar peuvent entrer et rester indéfiniment dans ce pays. Les Occidentaux et les Marocains peuvent aussi y séjourner pendant 30 jours sans visa. Seuls les ressortissants de quelques pays arabes et de la plupart des pays africains sont contraints d’avoir le précieux sésame pour se rendre aux Emirats arabes unis. Ce pays vient, par cette décision, de durcir les conditions d’accès à son territoire pour les ressortissants d’Algérie, d’Egypte et de Tunisie. Quelle est la réaction du gouvernement algérien devant cette situation inédite ? Plusieurs jours après l’annonce de cette mesure, le ministère des Affaires étrangères n’a toujours pas réagi. Pourtant, cette mesure porte atteinte à l’image de l’Algérie qui est, selon le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, «un havre de paix». Et c’est un pays considéré comme «frère et ami» qui met en doute le discours officiel algérien…