Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
L’Algérie recevra une délégation libyenne dès la semaine prochaine pour entamer les préparatifs de la rencontre d’Alger consacrée au dialogue interlibyen», a révélé le site du journal londonien El Hayat citant «des sources algériennes de haut rang». Ces dernières ont aussi démenti l’information selon laquelle d’anciens membres et représentants du régime El Gueddafi feraient partie des hôtes d’Alger. «Il n’y aura parmi les invités que les membres élus du Parlement libyen», souligne l’article paru hier sur ce site. «Aucune invitation n’a été adressée à des figures de l’ancien régime et la liste des invités ne compte que des parlementaires, partant du principe que l’Algérie croit en la légitimité du Parlement libyen élu.» Cette déclaration intervient à un moment où des premiers pas de négociations se profilaient à Ghadamès, non loin de la frontière algérienne, sous l’égide du représentant des Nations unies, Leon Bernardino. L’ONU insiste d’ailleurs sur l’importance du dialogue politique comme clé pour le règlement du conflit libyen, loin du danger d’une intervention militaire. Une position qui réconforte la position prise par Alger pour stopper toute velléité d’intervention étrangère dans la région. Le refus d’inviter des dignitaires du régime El Gueddafi, répond, s’il venait à être confirmé officiellement et ouvertement par les responsables algériens, à déjouer les tentatives de sabotage de ce dialogue qui intervient à l’heure où certaines voix, surtout islamistes, se sont élevées en Libye pour dire leur refus de siéger à la même table que des représentants de l’ancien régime. C’est le cas d’ailleurs de Mohamed Sawan, président du parti des Frères musulmans El Adala Wel Bina, qui refuse de participer à ce dialogue. Il se trouve toutefois que ce même responsable politique regrette que les Frères musulmans soient exclus par Alger de la rencontre. A noter que la situation en Libye est complexe du fait de l’existence de deux gouvernements et deux Parlements, les uns ne reconnaissant pas la légitimité des autres. Une division qui a atteint aussi les rangs de l’armée et de tous les services de sécurité.