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Pour le contournement du tunnel de Djebel el Ouahch, l’urgence semble être de mise pour le ministre Abdelkader Kadi qui s’est déplacé vendredi matin à Constantine pour s’enquérir personnellement de la situation de ce tronçon de l’autoroute Est-Ouest qui accuse un retard long et préjudiciable pour les usagers et pour la capitale de l’Est traversée quotidiennement par des milliers de véhicules de passages, notamment les poids lourds.    Ce n’est pas tout, puisque l’ombre du consortium japonais, Cojaal, plane sur tous les esprits et devient un véritable cauchemar pour les autorités qui voient en ce partenaire, un mauvais souvenir dont il faut se débarrasser. D’ailleurs, le ministre n’a pas caché ses sentiments à ce sujet. « Je ne veux même pas prononcer l’imprononçable « Cojaal » pour qui la presse accorde un intérêt particulier. Plus sérieusement, nous avons prévu ce contournement avec lequel nous comptons relever un premier défi, tant par la qualité que par les délais. Pour le tunnel, nous attendons la fin des procédures d’usage et nous allons le prendre en charge. Nous disposons de toutes les compétences nécessaires et la volonté pour prouver à nos partenaires étrangers, notamment les plus défaillants, qu’on est en mesure de mieux faire. », a-t-il déclaré à Djebel el Ouahch. Il a en outre insisté sur les entreprises en place pour livrer le contournement dans un délai de six mois et veiller au respect de l’environnement sachant que cette route traverse une forêt. M. Kadi n’a pas raté l’occasion de fustiger les opérateurs défaillants chargés d’un nombre de projets à Constantine, notamment l’entreprise en charge de la liaison du tronçon de l’autoroute Est-Ouest avec la ville universitaire et dont le patron a brillé par son absence. Un impair qui a fait réagir durement le ministre en sommant le DTP de lui adresser un questionnaire dans les meilleurs délais et prévoir la résiliation du contrat en plus de la suspension de son agrément. Le même ton a été utilisé avec les représentants du consortium chargé des équipements de l’autoroute, lesquels n’ont pas pu convaincre le ministre en expliquant le retard dans les travaux. En effet, depuis sa dernière visite, soit plus de six mois, rien n’a avancé dans ce projet en matière d’infrastructures ou de bâtiments, si ce n’est quelques engins ramenés à la hâte à l’occasion d’une visite, le ministre, très au fait des moindres détails du projet, a lancé un avertissement protocolaire au représentant de ce consortium pour lui signifier ouvertement son mécontentement et par la même la reprise sérieuse des travaux.