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Salieri avait Mozart, Guy Roux a Amadeu. Entraîneur du même club, l’América de Manaus au Brésil, pendant 53 ans sans interruption, Amadeu Teixeira n’a gagné qu’un seul titre durant son règne, mais il n’en a cure. Rencontre amazonienne avec un recordman de 88 ans. Son nom n’est pas difficile à trouver. Tous ceux qui ont assisté à l’un des quatre matchs de la dernière Coupe du monde disputés à l’Arena da Amazonia ont une bonne chance de l’avoir eu sous les yeux, puisqu’il ornait la façade de la toute proche et éponyme Arena Poliesportiva Amadeu Teixeira, un gymnase de 11 800 places accueillant régulièrement des compétitions de sports indoor, des concerts ou des cérémonies religieuses. Amadeu Teixeira, l’homme, est lui un peu plus dur à débusquer. Il faut zigzaguer dans la circulation difficile de Manaus pour rejoindre le quartier Parque 10, tourner après l’agence Banco do Brasil, puis appeler plusieurs fois pour s’assurer que l’adresse indiquée est la bonne : celle d’une modeste maison de plain-pied en travaux. A l’intérieur, Bruna Parente se charge de l’accueil et prie de l’excuser pour le chantier. Petite-fille d’Amadeu Teixeira, la jeune femme a pris la présidence de l’América FC au tout début de l’année 2010, à 28 ans, quelques jours après que Patricia Amorim est devenue la première femme à prendre en main un club brésilien, en l’occurrence le grand Flamengo. «Quand j’étais petite, j’allais souvent au stade, mais j’étais un peu à l’écart comme j’étais la seule petite fille», retrace-t-elle.