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Pendant que le Conseil interministériel s’affaire à élaborer des réponses aux revendications de la police, des unités de la Garde républicaine se sont déployées aux abords du Palais présidentiel, à El Mouradia redoutant une éventuelle réaction des Unités républicaines de sécurité. Premier signe que la réunion gouvernementale n’allait pas débaucher sur une satisfaction substantielle de la plateforme des policiers en colère. En effet, l’une des principales revendications des agents de la Sûreté nationale, qui est le droit de se doter d’un syndicat indépendant, est vite évacuée. L’exigence du départ du parton de la DGSN, une revendication jugée maximaliste, n’est même pas à l’ordre du jour. C’est une question qui relève des prérogatives du chef de l’Etat. Le communiqué lénifiant final du Conseil interministériel souligne la nécessité d’accorder «une attention particulière aux difficultés rencontrées par les services de sécurité afin de leur permettre d’accomplir dans les meilleures conditions leur mission. Les agents de la Sûreté nationale engagés pour la préservation de l’ordre public et la protection des personnes et des biens, exercent leurs missions dans des conditions contraignantes et souvent éprouvantes», lit-on dans le texte du gouvernement. Concrètement, cela se traduit par «la confirmation de la mise en œuvre d’une indemnité au profit des agents de la Sûreté nationale avec effet à compter du 1er novembre 2014, la revalorisation de l’indemnité de zone actuellement servie aux agents de la Sûreté nationale avec effet rétroactif à compter du 1er janvier 2012». Le gouvernement a décidé également «l’octroi d’une indemnité de déplacement collectif par agent de la Sûreté nationale effectuant des déplacements» et l’«attribution de la prime de spécialisation et de la prise en charge de la restauration des unités constituées». En matière de logement, M. Sellal s’est engagé à «accorder une attention particulière à la satisfaction des demandes des agents de la Sûreté nationale dans le cadre des dispositifs et programmes existants». Le Premier ministre a également promis un «allègement du système de travail (3 fois 8 heures), le rapprochement des agents ayant des difficultés d’ordre social ou de santé de leur lieu de résidence, l’affectation des agents de la Sûreté nationale à l’issue de leur stage au niveau des Unités républicaines de sécurité pour une période de 3 à 5 ans maximum». Et pour couper court à l’exigence d’un syndicat, le gouvernement propose : «La représentation des agents de la Sûreté nationale au niveau de toutes les commissions et organes de participation avec protection des représentants dans ces commissions et organes.» De la poudre aux yeux. Plus de promesses que de mesures fortes pouvant permettre une refondation du fonctionnement et de la mission de la police. Cela va-t-il calmer la colère des révoltés de la police ?