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Le commandant du groupement de la Gendarmerie nationale de Tlemcen a récusé, hier, dans un point de presse, le scénario des autorités chérifiennes selon lequel des éléments des garde-frontières algériens ont usé de leurs armes à l’encontre de citoyens marocains. Le lieutenant-colonel Mohamed Boualeg a indiqué que «techniquement, tous les experts en balistique vous le diront, si une victime reçoit une balle dans le visage qui sort par le nez, comme prétendu par les autorités marocaines, cela voudrait dire que le tireur était positionné en dessous de la victime...». Or, pour ceux qui connaissent la configuration géographique des lieux, les terres algériennes, dans le périmètre, sont surélevées par rapport au territoire marocain et, par conséquent, les gardes-frontières algériens ne peuvent que dominer ce qui est en face. Cela contredit donc la déclaration du père de la victime qui a affirmé que le soldat algérien était monté sur le remblai pour tirer trois balles sur son fils. M. Boualeg insiste pour dire que les GGF de Bab El Assa (70 km de Tlemcen) n’ont absolument pas visé directement des ressortissants marocains, «c’est tout simplement mensonger». Curieusement, bien qu’il soit démasqué par les preuves et les témoignages, le makhzen continue de s’adonner à la manipulation. Après les médias à la solde du monarque, c’est au tour des groupes parlementaires qui ont décidé, mardi dernier, d’interpeller le gouvernement en convoquant une réunion d’urgence de la commission parlementaire des Affaires étrangères. «La majorité gouvernementale et l’opposition ont estimé, mardi, que la réaction du gouvernement face à cette agression restait insuffisante», a rapporté le site marocain d’information. Plus grave, Driss Lachgar, chef de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) est allé plus loin dans ses invectives en «condamnant le régime algérien dont la Présidence est absente, laissant des militaires se comporter à leur guise», avant d’ajouter : «La nécessité de privilégier une approche participative (…) pour affronter l’agression barbare et sauvage de l’armée algérienne contre le royaume.» Une énième provocation, en somme.