Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives
Une lourde peine de 10 ans d’emprisonnement a été requise, mardi dernier, par le procureur de la République du tribunal d’Aflou (Laghouat) à l’encontre du chauffeur de l’autocar à l’origine de l’accident de la circulation ayant fait, le 17 septembre dernier, 17 morts et 27 blessés.  Il a été réclamé également du chauffeur une forte amende ainsi que le retrait de son permis de conduire et l’interdiction de s’en faire établir un autre, selon la loi. Si d’aucuns appellent à revoir carrément le système d’attribution du permis de conduire catégorie transports en commun, il n’en demeure pas moins que pour d’autres, l’approche pour réduire le nombre d’accidents de la route est à chercher sur un autre (ou d’autres) volet(s). Ainsi, pour ce qui est des accidents provoqués par les transporteurs en commun, ne sont-ils pas le fait de conducteurs non qualifiés ? Ne faut-il pas penser à imposer des tests plus sévères à ceux qui souhaitent passer leur permis de conduire dans cette catégorie ? La Protectioncivile qui est un acteur dans la circulation routière n’en pense pas moins. Contacté, le chargé de communication de cette institution, le colonel Farouk Achour, met l’accent sur le volet formation des conducteurs qui doivent être «correctement formés». «Il faut recadrer le débat, il faut aller à la source, qui est la formation»,estime-t-il, avant de s’interroger : «Est-ce que les conducteurs sont suffisamment formés pour évaluer leur responsabilité dans les accidents de la route ?» A ses yeux, «il faut que les conducteurs de véhicules de transport en commun aient des compétences techniques, car ils ont une grande responsabilité». L’Union nationale des transporteurs en commun trouve, de son côté, que le recours à la justice pour punir les conducteurs «est une solution insuffisante».Le président de cette union syndicale, Mohamed Belal, estime qu’«opter pour la condamnation des conducteurs impliqués dans les accidents n’est pas la solution».«La condamnation est insuffisante car n’éduque pas», estime-t-il, appelant à inclure dans le cursus scolaire l’éducation routière. «C’est une méthode qui existe à l’échelle internationale, pourquoi ne pas l’appliquer chez nous ?»,préconise-t-il. Autrement, a-t-il insisté, «être condamné à une peine de prison ferme c’est insuffisant car l’incriminé peut récidiver à sa sortie de prison».