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C’est officiel : la France est la seule démocratie au monde où l’appel au boycott afin de lutter contre la politique d’un Etat est interdit. Et des militants pro-palestiniens de l'organisation BDS l’ont appris à leur dépens.
L’appel au boycott d’Israël officiellement interdit en France Le 20 octobre, la Cour de cassation a confirmé la condamnation de 14 militants du groupe Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) pour des actions menées dans un supermarché en 2009 et 2010, où ils incitaient, à l'aide de tracts, les consommateurs à boycotter les produits en provenance d’Israël, en raison de la politique menée par ce gouvernement. Ceux-ci ont écopé collectivement de 28 000 euros de dommages et intérêts à verser aux parties civiles, et d'une amende de 1 000 euros chacun.
Si le groupe revendique des motifs purement politiques, la justice française a en revanche estimé qu’il s’agissait d’une «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée», selon l’article de loi invoqué par la Cour.
Lancé en 2005, BDS est un mouvement citoyen international qui existe dans de nombreux pays comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne ou la Belgique. Il vise à faire pression sur le gouvernement israélien en le boycottant dans les domaines commerciaux, universitaires et culturels.
En France, le mouvement est particulièrement dans le viseur des autorités. Une circulaire adressée aux procureurs début 2010 appelait la justice à apporter «une réponse ferme» aux «appels au boycott de produits israéliens».

L’appel au boycott d’Israël officiellement interdit en France Le Conseil représentatif des institutions juives de France a partagé sa satisfaction quand à la décision sur Facebook, rappelant à l’ordre un sympathisant du Parti communiste français qui soutenait l’initiative de boycott.
L’avocat de BDS en France, Antoine Comte, a déploré «une grande régression» et a indiqué qu’il porterait le cas devant la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg.

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Le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France tenait ce 1er novembre 2015 son sixième congrès international : mille quatre cents inscrits, soit deux fois plus que l’année passée, le Président du groupe, Roger Cukierman, s’avoue fier : avec ses représentants politiques (Jérôme Guedj, Claude Goasguen, Valérie Pécresse,…), journalistiques (Dominique Rizet, Guillaume Durand, Frédéric Haziza, …), jusqu’au vulgum pecus, le « nombre de participants est bien plus élevé qu’au dîner du CRIF » , ironise-t-il. Après les événements dramatiques de janvier, la ratification de l’accord nucléaire iranien l’inquiétude est également au rendez-vous. Pour autant, le représentant officiel indique que l’heure n’est plus à l’adhésion : « nous voulons favoriser le débat critique, dans une perspective de compréhension, de rencontre avec l’autre » ; louable acception, dont votre serviteur dépêché sur les lieux s’est enquis de percevoir les tenants et aboutissants à l’issue des différentes conférences à laquelle il a pu participer.
Sixième congrès du CRIF : la grande récupération De « l’islamophobie » à la récupération des Chrétiens : la caution bourgeoise
De « l’islamophobie »
Soulignant une intolérance à l’égard des Juifs, essentiellement située au sein de la communauté musulmane, Pierre Lellouche (ancien Ministre, membre du parti Les Républicains) ouvre le « débat critique » : danger de la montée du Salafisme en France, d’un flux migratoire infiltré par des fanatiques islamistes - 18 000 européens seraient partis en Syrie : voilà la véritable menace planant au-dessus de nos têtes. Pour pallier cette périlleuse situation, un remède : faire plier l’Islam aux principes de la République, comme l’Eglise a été soumise [1] à son principe laïc. En somme, embourgeoiser la religion musulmane, soumettre un absolu religieux à l’état séculaire et le bercer dans son confort pour l’enjoindre à l’inaction. « Certains quartiers, désertés par l’Etat, sont soumis à l’intégrisme », renchérit Gilles Clavreul, préfet délégué interministériel à la lutte contre l’antisémitisme et le racisme. L’ancien conseiller du Cabinet de François Hollande [2] concède que l’antisémitisme latent de certains membres de la communauté musulmane constitue un fait inquiétant. Étrange discours de ces « citoyens du monde » accoutumés, généralement si prompts à défendre l’islam et ses capacités d’adaptation ; les qualificatifs « intégristes », « salafistes » rassurent l’auditoire : les aptitudes de l’islam à s’assimiler à l’universalité du « vivre-ensemble » ne sont pas remises en question. Seule une frange de cette communauté est visée.
La récupération des Chrétiens
Subtilité rhétorique : la « radicalité de l’islamisme » devient seule cause de l’éviction des Chrétiens d’Orient. Meyer Habib (député des Français de l’étranger - et notamment du Vatican) raconte ainsi comment, à l’issue de sa visite à Bethléem en compagnie du Pape « le muezzin a chanté durant toute la messe » afin d’envelopper la liturgie chrétienne d’un voile confessionnel. Et de déplorer le taux réduit (18%) de Chrétiens restant dans la ville - ils étaient 82% avant la ratification des accords d’Oslo. Si les velléités religieuses d’un islamisme combattant ne peuvent, de fait, être remises en question, garder à l’esprit que son émanation fût engendrée par l’expression d’un Occident conquérant (Irak, Libye, Afghanistan) ne doit pas être éludé. Après tout : « Qui possèdera la Syrie surveillera tout l’Islam », proférait le docte Edouard Herriot en son temps...Calcul bon marché repris à la dictée de la plume veule d’un Emmanuel Todd dépassé [3], cette catalisation de l’attention sur la communauté musulmane engendre une stratégie malsaine : la récupération de la faveur de certains Catholiques excédés par la présence de la communauté musulmane sur le territoire français.…Ainsi des dissonances pointent dans les différentes allocutions, au sein desquelles les Chrétiens, dont le cas est généralement balayé du plat de la main, font subrepticement des apparitions. Pierre Lellouche se risque à insinuer que les Catholiques peuvent se faire agresser dans les métros au seul motif du port d’une Croix autour du coup. Malek Boutih fait la moue, niant d’un signe de tête, mais le fait est là : même Clavreul l’a reconnu, « beaucoup de lieux publics sont menacées, tout comme les églises ». Quant aux plaidoyers en faveur du Pape François, ils sont nombreux : « Le Pape François … va plus loin que ses prédécesseurs. Il a même indiqué : ‘’Lorsque je récite les Psaumes, je le fais en juif’’ », déclare fièrement Bernard-Henri Lévy.
La République et la Démocratie comme consensus
Un rejet du présumé anti-républicanisme : le Front National
Les terroristes Salafistes ont cependant du souci à se faire ; certes, l’inquiétude ne viendra pas des centres de « déradicalisation » proposés par Manuel Valls [4]. Il pèse une menace plus profonde : un Front National visant à la légitimation, à l’échelle institutionnelle, de l’antisémitisme « caché sous le paravent de l’anti-sionisme » (G. Clavreul). Les révérences de Marine Le Pen n’auront pas suffi [5] : le parti politique n’est pas en faveur au CRIF. Jean-Philippe Moinet (directeur de Publication à la Revue Civique) alarme l’auditoire sur sa puissante influence sur l’opinion publique. L’ancien Président de l’Observatoire des extrémismes rappelle les sondages inquiétants menés auprès des français : à propos de la Shoah, 35 % des français penseraient que les Juifs se servent du l’Histoire du génocide en leur faveur ; parmi l’électorat de Marine Le Pen, il serait 62 % [6]. « L’hydre » que représente Internet a joué un rôle néfaste : faire de l’anti-sionisme un prétexte à l’antisémitisme latent. Quid des juifs radicalement opposés à la politique sioniste ? aurait-on pu répliquer. Mais enlisé dans un discours partisan - « Marine Le Pen avance avec ses troupes […] sa présidence serait une honte pour la France », Moinet n’en démord pas : les facilités avec lesquelles les « natio-populistes » sous-entendent que l’anti-racisme constitue une émanation de la sphère politico-médiatique bien-pensante est inconcevable. Pire encore : il se propage, dans les institutions de la droite et de la gauche classiques. Le point de consensus est tout trouvé : la défense des « valeurs républicaines » tant chéries.
« Touche pas à ma démocratie » !
Certes, le climat n’est pas celui des années trente. Bernard-Henri Lévy [7] comme Malek Boutih le concèdent : à l’inverse d’antan, l’Etat soutient la communauté juive. Aujourd’hui, « la République vient au dîner du Crif », interpelle le premier, ajoutant qu’il est possible de dire que « la France sans les juifs ne serait pas la France »… C’est désormais dans le combat pour la démocratie que doit s’incarner la lutte contre l’antisémitisme et le racisme ; en regard du défi que représente la montée du Salafisme, il faut « combattre sur le terrain » (Malek Boutih) sous toutes les formes possibles : culturellement, pédagogiquement, idéologiquement. Postulat brillant : au même titre que tous les « Charlie » avaient défilé le 11 janvier contre le terrorisme, quel argument plus fallacieux que celui de « combattre la haine » pour introduire au terme propice une idéologie déterminée ? Ancien Président d’SOS Racisme, Malek Boutih a fait ses états de service en termes de militantisme. Son combat ? Alimenter la virulente « fraternité de la tolérance », celle-là même qui s’est élevée après Charlie Hebdo, et « re-mélanger la population », car le rassemblement physique des musulmans et juifs dans les écoles apprendra, mieux que dans un livre, la notion de la tolérance. Boutih s’annonce optimiste : les moyens à disposition à l’échelle gouvernementale le lui permettent.
A de nombreuses reprises, les intervenants s’abandonnent à une prêche démocratique ; petit florilège : « il n’y a pas de meilleur modèle que la démocratie » (Meyer Habib), « il faut lutter contre les idéologues [ndlr. en l’occurrence les djihadistes] qui veulent remettre en cause notre modèle démocratique » (Claude Bartolone) ; « la liaison sécurité-démocratie est un progrès » (Alain Bauer). La République et la démocratie portées en étendard…et permettant la tenue de propos périlleux ; ainsi, Claude Bartolone et Alain Bauer [8] de faire l’apologie d’une loi renseignement dont on concède le caractère intrusif, jugé cependant utile en regard du contexte terroriste actuel. Après tout, si le Gouvernement baisse les bras, « le repli identitaire triomphera » (Claude Bartolone). Etrangement, seule la démocratie occidentale a voix au chapitre ; car la Russie, l’Iran ou le Gouvernement Syrien actuel ne peuvent étrangement prétendre s’assoir à côté des fervents défenseurs de la moraline républicaine pré-énoncée [9].
Israël : de la « guerre propre » à la politique in-critiquable
Israël, démocrate ?
Le caractère démocratique de la politique de Benyamin Netanyahou n’est que peu discuté [10]. Discours relevant d’un deux poids deux mesures : diplomates et plateformes médiatiques français s’évertuent à contester le caractère légitime de certains Présidents du Proche-Orient, au titre que leur mandat électif n’est pas animé des valeurs correspondant à leurs idéaux. Mais Habib, ancien militant du Betar reconnaît son parti-pris : « Je défends Israël bec et ongles [car] Israël est le certificat-assurance-vie des juifs ». Pour lui, l’accord passé avec l’Iran sur le nucléaire est un scandale, du fait de la posture « négationniste » de l’État. Le discours de Marc Knobel va dans le même sens : démentant tout génocide de la population palestinienne - « à ce que je sache, il n’y a pas de camps d’extermination en Israël ! » - ‘’l’historien’’ souligne que les seuls à en avoir fait mention sont les ‘’pas trop démocrates’’ Fidel Castro et autres Khamenei…
Israël, in-critiquable
De la légitimité d’office de la ‘’démocratie’’ israélienne à la posture non critiquable d’Israël, il n’y a qu’un pas. Jérôme Guedj (membre du bureau du Parti Socialiste, Conseiller départemental de l’Essonne) note un « attachement de plus en plus fort des juifs à Israël » ; soulignant la confusion engendrée par l’anti-sionisme, postulat sous-jacent à l’antisémitisme, il concède volontiers que la critique à l’égard d’Israël est devenue mono-maniaque. L’élu semble avoir soulevé la vindicte à son encontre, en soulignant notamment la politique discriminatoire du BDS à l’égard du boycott d’Israël. Parmi l’une des saillies huées par la salle, son allégation affirmant qu’il n’était pas spécialement en faveur du Gouvernement israélien actuel n’aura pas satisfait. Heureusement, Claude Goasguen (député, élu de Paris) monte au créneau : véritable tribun, le député assène un coup de hache sur la tête de son adversaire (qui avait pourtant tenu un discours assez similaire) en appuyant lourdement le propos : « Il faut avoir du respect pour la politique israélienne » ; « la légitimité du BDS est nulle : il est antisémite ! » ; « l’Etat d’Israël est en difficulté et l’anti-sionisme et l’antisémitisme contribuent à sa difficulté ; c’est le moment où les amis se manifestent, dans les moments difficiles, pas par les questions qui ne font qu’aggraver les difficultés »… Ovation de la salle, clin-d’oeil et pouce levé du Président Cukierman à l’intention de l’élu, le plaidoyer de Goasguen a remporté les suffrages. Shlomo Malka, modérateur de la table-ronde, l’avait souligné d’entrée : « les régionales approchent ».
Confrontation à un islam méprisé par les élites par l’intermédiaire grossier d’une récupération de « l’électorat chrétien » fondé sur une affliction superficielle à l’égard des Chrétiens d’Orient ; élaborations rhétoriques visant un discours unanime articulé autour du principe séculairement commun de la démocratie, jeu sémantique en faveur d’une politique israélienne militante… Il n’aura définitivement rien manqué à cette sixième édition du Conseil Représentatif des Institutions Juives de France…
Aloysia Biessy
[1] Cet intervenant de la première table-ronde « Lutte contre le racisme et l’antisémitisme : prise de conscience … et actions » a toutefois la bonté de reconnaître que la soumission de l’Eglise catholique à la laïcité s’est opérée après des épisodes particulièrement douloureux pour l’Histoire de France.
[2] http://www.liberation.fr/societe/2015/04/16/gilles-clavreul-la-valse-antiraciste_1243400
[3] Dans Qui est Charlie ? (2015, Seuil), Emmanuel Todd pointe du doigt l’islamophobie consommé des catholiques, soulignant la posture bourgeoise de bon nombre d’entre eux, ignorant des fondements confessionnels à l’origine de l’islam. L’analyse, grossière, ne relève que de la vulgarisation facile.
[4] http://www.franceinfo.fr/actu/societe/article/la-deradicalisation-individualisee-pour-lutter-contre-le-terrorisme-rapport-702547
[5] http://www.europe-israel.org/2015/07/marine-le-pen-a-denonce-lantisemitisme-ainsi-que-le-mouvement-raciste-bds-elle-est-prete-a-expulser-les-frontistes-qui-soutiendraient-bds/
[6] L’auteur de cet article n’a pas réussi à retrouver les sources dudit sondage signalé par l’intervenant.
[7] BHL estime avec justesse (une fois n’est pas coutume) que les penseurs du pseudo anti-sionisme désormais confondu avec l’antisémitisme n’ont ni le génie de Céline ni le talent de Morand (!)
[8] Alain Bauer : criminologue, Grand Maître du Grand Orient de France de 2000 à 2003.
[9] Ainsi Claude Bartolone de concéder qu’il est difficile d’intervenir militairement en Syrie ; l’intervention russe n’impactant « on ne sait trop quelles cibles ».
[10] Il convient de noter la posture bien plus modérée de David Chemla, intervenant du Jcall, qui semblait moins en faveur de la politique israélienne et plus ouvert que ses confrères à la possibilité d’un Etat Palestinien. Habib, qui ne dénie pas la possibilité d’un Etat Palestinien, le conçoit comme possible mais ne semble pas s’interroger parallèlement sur la posture conquérante et (à lui en déplaire) coloniale de Netanyahou. Enfin, Diana Pinto (historienne) aura souligné les deux tendances d’Israël : l’une soucieuse de son voisin, l’autre messianique et affrontant ce dernier.

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Cazeneuve : « Les juifs de France » sont la « part la plus sensible et la plus vivante de la République »

INFO PANAMZA. Dimanche, la convention nationale du Crif a donné l'opportunité à Bernard Cazeneuve, ministre de l'Intérieur en charge des cultes, de célébrer la communauté juive. La preuve en images.

Excès de politesse, de respect, par servilité ou flatterie.

Telle est la définition de "l'obséquiosité" selon le dictionnaire Larousse.

Et tel est le mot qui peut venir à l'esprit de tout citoyen attaché au principe laïc de neutralité religieuse  en entendant Bernard Cazeneuve.
Hier, le ministre de l'Intérieur en charge des cultes était invité par le Conseil représentatif des institutions juives de France afin de conclure par une allocution sa 6ème convention nationale .

À l'instar de François Hollande et Manuel Valls, Bernard Cazeneuve n'hésite pas à donner du "Président"  pour s'adresser à Roger Cukierman, patron islamophobe et ultra-sioniste du Crif.

Hors-d'oeuvre de son intervention : le ministre s'est déclaré (à 1h08) "fier" d'avoir "interdit" les manifestations pro-palestiniennes de l'été 2014 sous prétexte que l'exclamation "Mort aux juifs!" aurait été prononçée (mais curieusement non-capturée audiovisuellement) par un ou deux participants (voire par des "dizaines de milliers de musulmans et de membres d'extrême gauche"  si l'on en croit Meyer Habib).

Plat de résistance : dans son style oratoire digne d'un prêtre pontifiant, Cazeneuve va jusqu'à reproduire le zèle de Valls (l'auteur de l'équation "juifs de France = avant-garde de la République  = incarnation de l'optimisme et de la fierté ").

Sa surenchère verbale et non rapportée par l'AFP :

Je voudrais dire ma confiance en l’avenir à tous les juifs de France, promettre de toute la force de ma volonté que la République les défendra sans faillir, comme l’ont clairement montré toutes les décisions prises depuis un an. La République les défendra parce que sans les juifs de France, la République serait amputée d’une part la plus sensible et la plus vivante d’elle-même.

Sur quelles études historiques et sociologiques se base le ministre pour asséner une telle déclaration (tenue à 1h21) qui discrimine, de facto, le reste de la population française?  Mystère.

 
 

HICHAM HAMZA

Bonus : pour en savoir plus sur Bernard Cazeneuve, consultez le dossier de Panamza. 

Fabius et Cazeneuve saluent "le partenariat de plus en plus renforcé" avec les "organisations juives américaines" (11.07.14)

La LDJ bientôt dissoute? Le décisionnaire est un proche de la mouvance sioniste (31.07.14)

Le ministre de l’Intérieur déclare son "amour" à la communauté juive (20.11.14)

 
 
 

Le Mossad recrute en France : Valls et Cazeneuve ferment les yeux (23.09.14)

Le ministre de l’Intérieur et la LDJ manifestent ensemble (07.12.14)

Pourquoi le gouvernement avait-il retiré une voiture de police stationnée devant Charlie Hebdo? (09.01.15)

Affaire Charlie : Cazeneuve n'a pas répondu à la question du député Premat (05.02.15)

Affaire Charlie : le mépris de Bernard Cazeneuve pour la famille du policier "suicidé" (13.03.15)

Affaire Charlie : Cazeneuve n'a toujours pas répondu à la question du député Premat (04.09.15)

Samedi 3 octobre 2015 : bienvenue dans le régime policier de Manuel "Big Brother Charlie" Valls (02.10.15)

La police et la justice écartent Valérie, témoin gênant de l’affaire Charlie (23.10.15)

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Un franc-maçon est soupçonné de « manipulation » anti-islam : Valls le célèbre Islamophobie décomplexée. Lundi soir, le Premier ministre a rendu hommage à Samuel Mayol, franç-maçon du Grand Orient, lauréat du "prix national de la laïcité" et enseignant soupçonné par sa hiérarchie d'avoir introduit des tapis de prière à l'IUT de Saint-Denis pour faire croire à un danger islamiste.

Lundi 26 octobre, Panamza soulignait le grand écart du jour de Manuel Valls : draguer les musulmans le matin et les islamophobes le soir. Plus exactement, les membres et sympathisants du "Comité laïcité république", groupe para-maçonnique fondé par Pierre Bergé.

Surprise, surprise : qui fut, hormis le Premier ministre, la star d'une soirée digne d'un film-catastrophe sur le mode "La laïcité est assaillie de toutes parts "?

Un certain Samuel Mayol, directeur de l'IUT de Saint-Denis, venu chercher son " prix national de la laïcité" .

 

 

L'homme est une vedette pour le microcosme parisien de l'islamophobie : depuis deux ans, il affirme être l'objet de menaces de mort pour s'être affronté à l'intégrisme musulman qui sévirait dans son établissement.

Problème : le lundi 19 octobre, Le Parisien révélait qu'une main courante avait été déposée par la direction de l'université Paris 13 (dont dépend l'IUT). Extraits: 

Samuel Mayol est soupçonné de manipulation après la découverte dans le local d'une association étudiante musulmane de tapis de prière qu'il pourrait avoir lui-même introduits.

Le directeur de l'IUT pourrait avoir réalisé cette manipulation pour faire croire à des dérives communautaristes dans son établissement.

Selon le texte de la main courante consulté par l'AFP, l'université soupçonne Samuel Mayol d'avoir lui-même placé une vingtaine de ces tapis dans le local le 6 octobre dernier, et ce pour accréditer la thèse de dérives communautaristes et en faire porter la responsabilité aux deux enseignants.

La direction de Paris 13 a conduit une enquête interne, s'appuyant sur l'exploitation des données du lecteur de badge qui commande l'ouverture de la porte du local, des images de la vidéo-surveillance des couloirs de l'IUT et sur le recueil de plusieurs témoignages internes. Sur ces images que l'AFP a pu visionner, on voit Samuel Mayol entrer dans le local avec une sacoche rouge en bandoulière et tenant à la main un sac blanc et en ressortir avec sa seule sacoche rouge en bandoulière. «Je démens totalement avoir mis quoi que ce soit dans le local de L'Ouverture», a réagi Samuel Mayol, se disant victime d'une «manipulation abjecte».

Bref : Samuel Mayol est au coeur d'une affaire peut-être complexe mais qui n'est pas encore tranchée à ce jour.

Et qui n'a pas attendu les conclusions de l'enquête judiciaire pour lui rendre un hommage appuyé? 
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Manuel Valls, of course.

 

 

Le point commun entre les deux hommes?

Leur connexion avec l'influente obédience maçonnique du Grand Orient de France, autrefois dirigée par Alain Bauer (et dont on retrouve d'ailleurs plusieurs protagonistes dans la sombre affaire Charlie  -notamment dans son volet Fredou).

Mayol est un frère actuellement initié tandis que Valls fut membre du GO de 1989 à 2005.

Enfin, cet article ne serait pas complet sans la mention de l'identité significative de l'homme qui assure la défense judiciaire de Mayol : Richard Malka, avocat de Charlie Hebdo, Clearstream, Valls (contre Dieudonné)Jeannette Bougrab ainsi que du milliardaire franco-israélien Beny Steinmeitz (par ailleurs mécène de l'armée israélienne).
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Décidément, le monde (celui de la nébuleuse sionisto-islamophobe) est petit.
HICHAM HAMZA

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Attentat à Charlie Hebdo : le vidéaste « amateur » s’est évaporé dans la nature INFO PANAMZA. L'ouvrier polonais à l'origine de la première vidéo capturant les terroristes a été licencié par son employeur.  

Mise à jour du 28.10.15 : une équipe de France Télévisions, préparant actuellement un reportage à charge sur les "sites de réinformation" et leurs "théories du complot", a tenté de discréditer l'article présent de Panamza en cherchant à contacter le vidéaste polonais. Mauvaise pioche : selon l'agence Reuters qui s'était procuré sa vidéo déterminante pour justifier la thèse du terrorisme islamiste, l'homme -qui n'a pourtant rien à craindre pour sa vie- veut rester "anonyme".
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Le mardi 13 janvier, Reuters, première agence (anglo-canadienne) de presse au monde, a diffusé un scoop : les premières images montrant les terroristes de Charlie Hebdo en train de revendiquer explicitement leur action au nom du "prophète Mohammed". Il aura donc fallu six jours pour que cette vidéo soit exposée médiatiquement et relayée immédiatement par la plupart des médias nationaux.

 

Chose étrange : contrairement au journaliste Martin Boudot, auteur d'une vidéo capturée sur le toit de l'immeuble de Charlie Hebdo (au moment du départ des terroristes), l'homme responsable du scoop de Reuters n'a pas fait le tour des plateaux pour relater ce qu'il a vu. Plus étonnant : aucun journaliste mainstream n'a rapporté son patronyme.

Panamza a tenté d'en savoir plus.

Premier indice : ce vidéaste "amateur" apparaît accidentellement dans une photographie prise par un témoin et obtenue par la journaliste Anne Gelbard de l'agence France-Presse.


L'image ci-dessus, relayée par de nombreux organes de la presse écrite et audiovisuelle, a été tronquée pour mettre en avant la confrontation entre policiers et terroristes.

Voici l'image originelle, publiée incidemment par le site du Monde.
image

Surprise, surprise : le vidéaste anonyme apparaît à gauche de l'image.
zoomcharlie

Il figure également -en compagnie d'un autre individu- sur la vidéo de Boudot, capturée de l'autre côté de la rue.

 

 

Chose frappante : au moment précis de la tonitruante fusillade lancée par les terroristes contre des policiers en VTT ayant miraculeusement échappé à la mort (dans le passage étroit reliant l'Allée Verte et la rue Pelée), le vidéaste demeure debout et continue de filmer comme s'il ne redoutait pas les tirs.
zoomfusillade

Comment expliquer un tel sang-froid? 

Panamza a voulu en savoir plus en décryptant le contexte de cette prise de vues. 

Première découverte : la terrasse sur laquelle se tient l'homme et ses compères n'existait pas l'été dernier. C'est ce qui ressort d'une consultation de Google Maps, application de géolocalisation qui capture les photographies de lieux à un moment donné. Voici ce qui apparaissait au même endroit à trois dates successives : juillet 2014, août 2014 et juin 2015.

juill14

aout14


Un chantier en construction était présent face au lieu dans lequel allait se dérouler l'attentat.

Un zoom permet d'identifier la société alors responsable des travaux : Id-Ener Bat, créee en 2011 et dirigée par David Dahan.
id-ener

Contacté par Panamza, son dirigeant n'a pas voulu s'étendre personnellement sur l'affaire : "Voyez ça avec le propriétaire, monsieur Geoffroy". Téléphone de l'intéressé aussitôt transmis, le "propriétaire" en question s'est avéré, en revanche, particulièrement loquace : il affirme ainsi avoir "renvoyé manu militari" son ouvrier après avoir "découvert" que celui-ci avait vendu sa vidéo à l'agence Reuters. À ses yeux, il s'agissait là d'une entorse à leur collaboration car le film a été capturé depuis son toit et durant un créneau professionnel.

"Monsieur Geoffroy" indique également s'être rendu, le jour même, au "36, quai des Orfèvres" pour remettre, avec son ouvrier polonais, l'intégralité de la vidéo capturée (certainement plus longue que les images diffusées par Reuters). Il se déclare également consterné par la circulation de cette vidéo, notamment sur Internet, qui ne ferait "que rajouter de la sidération à la sidération".

Interrogé sur l'implication exacte de l'entreprise Id-Ener Bat vis-à-vis de son chantier, l'homme a éludé la question en indiquant qu'une autre entreprise, non identifiée, est en train de terminer les travaux. 

Et qu'en est-il de la curieuse désinvolture de son ouvrier, visiblement insouciant en dépit de la présence, sous ses yeux, de deux hommes armés de kalachnikov? "Pour cela, je ne lui en veux pas. Il croyait qu'un braquage avait eu lieu", rétorque son ex-employeur.

Impossible désormais de prendre contact avec le vidéaste : les deux hommes seraient en froid.

C'est fort dommage. Installé aux premières loges d'un événement discuté dans le monde entier, cet homme-mystère, pourtant présenté par son ancien boss comme un individu qui a cédé à la tentation fructueuse d'une vente d'images, n'a curieusement pas exploité davantage cette opportunité pour faire connaître son expérience auprès des citoyens et négocier la transaction de son récit avec d'autres médias.

Une chose est certaine : si Boudot, journaliste à l'origine de la vidéo capturée sur le toit, n'avait pas eu le réflexe de sortir son smartphone, la vidéo de l'ouvrier polonais aurait été la seule illustration visuelle de la revendication "islamiste" des terroristes à la sortie des locaux de Charlie Hebdo.

Nul doute qu'elle aurait alors été médiatisée plus tôt -et avec plus de vacarmepour convaincre les téléspectateurs de l'identité des terroristes.

La coïncidence fortuite d'un ouvrier présent juste en face de l'action (sur un chantier entamé l'été dernier), apte à affronter vaillament le danger et équipé d'un smartphone vidéo (équipé d'ailleurs d'une excellente capture audio) pourrait expliquer pourquoi le terroriste prétendant -haut et fort- avoir "vengé le prophète Mohammed" n'a pas hésité à ignorer le vidéaste après avoir brièvement  regardé en sa direction.
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HICHAM HAMZA

Post-scriptum : "Monsieur Geoffroy" a été ultérieurement identifié par Panamza. Il s'agit de Geoffroy Sciard, héritier d'une famille ancrée dans le monde du renseignement militaire et proche du clan Dassault. Quant au  terroriste affirmant avoir "vengé le prophète Mohammed", il faut souligner sa posture hérétique au regard de l'islam : lever l'index gauche, symbole d'"impureté", en direction du ciel. Enfin, signalons ici que l'agence Premières Lignes -qui a capturé la vidéo d'en face dans laquelle apparaît "l'ouvrier polonais" (filmant tranquillement la scène)- n'a toujours pas diffusé, neuf mois plus tard, la version originelle- et non dégradée - de son scoop.

Pour en savoir plus sur l'affaire Charlie, consultez les enquêtes de Panamza.

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