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La France est une République dans les vieux oripeaux d'une Monarchie refoulée. Monarchie, en effet, vu l’absence d’équivalent du président et refoulé puisqu'il n'a pas de dauphin. De ce fait le Président français n'a pas, royauté oblige, de suppléant ou vice président de même qu'il n'a pas non plus, république oblige, de prince héritier.
La Cinquième République ou la Monarchie refoulée : Vive le Roi ! Il est maintenant établi que le général De Gaulle fut, du moins pour un certain temps, un monarchiste convaincu. Ce qui explique probablement les pleins pouvoirs que la constitution de la Cinquième république attribue au chef de l’État français, sublimé pour les circonstances en roi, ou presque.
Autant dire que la Cinquième République française est la monarchie refoulée que De Gaulle hésita longtemps à rétablir en intronisant le Comte de Paris, comme fera plus tard Franco pour Juan Carlos.
Le résultat est que la France se retrouve avec une république dans les oripeaux d'une monarchie qui ne dit pas son nom. Refoulée, donc, jusqu’à l’excès afin de ne pas revenir sur son péché originel.
Monarchie en effet vu l’absence d’équivalent du président et refoulé tout de même puisqu'elle n'a pas de dauphin.
De ce fait son Président, royauté oblige, n'a pas de suppléant ou vice président de même qu'il n'a pas non plus, république oblige, de prince héritier.
Ce qui le met en conséquent dans une situation particulière. Et avec lui la république française. Raison donc de bien veiller à sa sécurité et surtout de lui faire éviter tout risque inutile.
C'est ce qui explique l’incompréhension que, certainement, nous fumes nombreux à avoir en voyant le Président débarquer sur un terrain de guerre encore brûlant, après avoir y été annoncé en directe depuis plus d'un quart d'heur et sur toutes les chaînes d'information continue comme toutes les radios de France.
Pis encore, il s'y est rendu entouré du premier ministre et du ministre de l’Intérieur. Autant dire le « strike » pour tout terroriste en mal d' éphémère célébrité ou d'un salut somme toute plus que hasardeux et improbable pour son âme.
Surtout que, quelques minutes plus tôt au stade de France, le président fut tout de même à la portée de fusils de ces passeurs de l’au-delà. Parlons même pas de tout mouvement de foule irréfléchi dans l'estrade qui, de toute vraisemblance, ne respectera nullement les protocoles et les bons usages élyséens.
Disons-nous, juste pour se rassurer, que jusqu'ici tout va bien. Raison de plus alors de ne pas envenimer une situation qui ne demande pas tant.
Car tandis que le trône d'Angleterre a déjà pas moins de six prétendants de sang princier et le bureau ovale a lui son vice président américain pour garantir la pérennité de l’État, en France toute vacance de pouvoir place en revanche le pays dans un état second duquel il ne se remettra qu'au bout d'une houleuse transition, nécessitant forcement une élection présidentielle avec tout le chamboulement et le désagrément que cela entraîne.
En fait au-delà les prérogatives presque monarchistes héritées de la constitution de la Cinquième République, l’état d'urgence lui confère aujourd’hui celles de Sisi, Poutine ou le roi Selman d'Arabie. Alors, vive le Roi!

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