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Alain Finkielkraut exécute pour la France la sale besogne que ses « âmes bien installées » ont décidé froidement sans pour autant se salir les mains. La reléguant par mépris à ce « tirailleur philosophe polonais » considéré d'extraction dignitaire moindre. Dès lors sa réception à l’Académie française est en guise d'infamie un os à chien jeté à un vieux Barzoï dans une chasse à courre aristocratique alors que ses canines sont encore rouges de sang du gibier couru, à savoir l'Arabe et le Musulman.
L'infamie française : le Barzoï à l’Académie. Pourtant, on avait bien deviné que nous sommes dans un petit siècle français. Que nous vivons le début d'un déclin, hélas, irrémédiable. Que Sarkozy était une profanation de l’Élysée. Que Manuel Valls l'est pour Matignon, la Gauche et même pour les valeurs républicaines. Seulement on espérait que cela s'estompe.
Que ce processus s'inverse. Après tout l'espoir fait vivre. Voire survivre. Or la profanation de l’Académie française est venue au point nommé pour abattre toutes nos fragiles espérances.
Tant elle est en effet le signe irréfutable que, pas seulement ce déclin est irréversible, mais qu'il est surtout décidé, décrété et entretenu. Comment expliquer autrement l'intronisation en académicien d'un esprit malade, obscur et haineux que celui d'Alain Finkielkraut ?
Au nom de quoi, au juste, est-il reçu dans cette auguste assemblée ? L'est-il au nom de ses travaux philosophiques connus et reconnus de par le monde ? Ou l'est-il en revanche au nom de sa contribution inestimable à la marche des hommes voire à la Civilisation humaine ?
Puis, en parlant des hommes, lesquels précisément ? Les Noirs, les Arabes, les Musulmans ? Et quelle civilisation pour un homme qui, dans ses élucubrations racialistes, en compte autant que d'étoiles les nuits d’Été ?
Comment souiller ce haut lieu du savoir humain, honoré jadis par des sommités tels Chateaubriand, Lamartine, Hugo, Vigny, Musset, Poincaré ou Pasteur en y accueillant aujourd’hui ces vils et grossiers tenants du racisme de comptoir? De Choc des civilisations ? Ou, plus vulgaire encore, des races ? Puis quel habit de lumières siéra-t-il à un être aussi obscur que Finkielkraut ?
La vérité est que sa réception à l’Académie française n'est pas seulement une souillure de tout ce qui fut grand et noble en France mais elle est surtout une rétribution faite à une profanation permanente du jadis glorieux temple français de la Philosophie et des Humanités.
Un os bien garni et démérité jeté de haut, en somme, à un vieux Barzoï dans une chasse à courre aristocratique alors que ses canines sont encore rouges de sang du gibier couru, à savoir l'Arabe et le Musulman.
En fait, personne ne doute désormais que Finkielkraut ne fait qu'exécuter pour la France la sale besogne que, par divers calculs, ses « âmes bien installées » ont décidé froidement sans pour autant, noblesse oblige, se salir les mains. La reléguant par mépris à d'autres considérés d'extractions dignitaires moindres.
Qui de mieux alors que ce migrant d'Europe centrale, peu catholique pour un sou, dans ce moins alléchant rôle du « tirailleur philosophe polonais », psychologiquement fragile sur le bord? Surtout que, de ces tirailleurs-là, la France produit de nos jours en abondance. Signe inquiétant qu'elle a, une fois encore, une infamie en gestation.
Quoiqu'il en soit la situation en France est aujourd’hui plus que critique. Confrontée à une économie défaillante, la Société française est en lambeau compartimentée en plusieurs catégories selon la race, l'origine et la religion. Un triste retour aux ages antérieurs dans lesquels le peuple se scinde en chasseurs et chassés et entre les deux s'active une meute de chiens de chasse décidés à en tirer profit et faire saigner tout le monde. Et c'est justement ce projet de Société que la France semble entériner dans sa grande majorité par le biais de l’Académie française.

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