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Ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner à la mort social un pan entier de la population sur seuls critères ethniques ou religieux en est par exemple un. L’exclure de la dignité humaine afin de le réduire au simple épouvantail sur lequel tous les fantasmes sont permis, sujet et objet permanent de toutes les controverses sans lui se permettre de s'exprimer en est un autre. Reconnaître donc leur part de responsabilité dans cette guerre totale, devenue juste plus retentissante et plus spectaculaire. C'est que, comme dans tout fait social total, il y a toujours au bout de toutes les raisons, une raison au bout. Celle justement qui fait déborder le vase.
Les discours extrémistes français ou la guerre totale. De nos jours, tout est pourri dans le royaume de France. Les rapports, les esprits et les vocations. Rien de solide, en effet, ne s'aperçoit ni se fait sentir. Ni moralement, ni politiquement beaucoup moins humainement. Et, dans le juste milieu plus rien, tant les extrêmes ont pris le dessus partout.
Politiquement, certes, avec un premier parti d’extrême droite, exactement comme en Israël. Ce qui, somme toute, n'honore que modérément la patrie jacobine. Ou du moins ce qui en reste encore. En tout cas, ce qui est sur, c'est que les lignes bougent. Les discours se décomplexent. Et le constat est terrible.
En fait dans la France contemporaine l’extrémisme est plus qu'une culture, une raison d’être. Et c'est ici que les paradoxes se révèlent. Pourtant au permissif patronnant français s'oppose souvent le syndicalisme le plus militant. De même que contre les immigrés d’aujourd’hui, ce sont ceux d'hier qui pestifèrent le plus. Italiens, Espagnoles, Polonais, Romains ou d'ailleurs. C'est uniquement en effet à travers leur extrémisme qu'ils s’intègrent à cette France de toutes les furies. Et la langue française n 'est pas en reste.
A la fois langue officielle de Pegida, de Daesh, des Identitaires tout acabit et surtout de ces artisans de choc des civilisations, sa logorrhée est devenue en effet confuse et illisible sauf en matière de haine, de racisme et de xénophobie. Jadis langue de diplomatie et de droit, elle a perdu de son éclat et même de sa substance.
Aucun discours humaniste ou universaliste n’émane aujourd’hui de la France ou même en langue française hormis, étrangement, celui de Tariq Ramadan, cause éventuellement de son ostracisme unanime. Aucune proposition de civilisation, non plus, n'y est formulée. Pire encore aucune parole cohérente de quelque nature soit-elle ne s'y fait entendre.
Le dit Président qui n'aimait pas jadis les riches, brade aujourd’hui les acquis sociaux par banquiers de Rothschild interposés pour les solder au plus offrant. Comme il a confié hier l’exécutif au plus islamophobe de tout son entourage, Manuel Valls, pourtant son succès doit beaucoup au vote musulman massif à sa faveur.
En réalité seul l’extrémisme est audible aujourd’hui en France. Et seul l'outrance rapporte. Que seraient sinon Alain Finkeilkraut, Eric Zemmour, Marine Le Pen ou Nicolas Sarkozy sans la haine qui les habite et qui, ostentatoirement, expriment haut et fort envers les musulmans?
Est-t-elle la pensée philosophique de Finkielkraut qui l'a élue à l’Académie française? La rigueur journalistique de Zemmour qui a fait son succès? La grandeur d’âmes de Sarkozy qui l'a portée à l’Élysée? Ou la culture politique de Marine Le Pen combinée à la justesse de ses lectures économiques qui font ses multiples et répétitives percées électorales? Ou est-ce le terrorisme qui explique tout ? L'Alpha et l’oméga de notre monde ? Bien évidement, les réponses sont toutes négatives. En fait, il faudra beaucoup plus de complexité et autant d’ingéniosité pour se rendre à l’évidence, pour saisir toutes les nuances d'un fait social total. Pour saisir afin que les actes de guerre sont divers et variés. Condamner à la mort social un pan entier de la population sur seuls critères ethniques ou religieux en est par exemple un. L’exclure de la dignité humaine afin de le réduire au simple épouvantail sur lequel tous les fantasmes sont permis, sujet et objet permanent de toutes les controverses sans lui se permettre de s'exprimer en est un autre.
En vérité ceux qui n'ont que le mot guerre à la bouche, doivent avoir au moins l’honnêteté de penser le mécanisme dans sa globalité. Doivent donc reconnaître leur part de responsabilité dans cette guerre totale, devenue juste plus retentissante et plus spectaculaire. C'est que, comme dans tout fait social total, il y a toujours au bout de toutes les raisons, une raison au bout. Celle justement qui fait déborder le vase, en somme.

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