“Pourquoi ne pas appliquer l’autodétermination à la Kabylie et aux Touaregs ?”

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Des élus et chefs de tribus sahraouis ont appelé lundi l’Algérie à appliquer son principe sur le droit à l’autodétermination, comme elle le suggère pour le Sahara, à la Kabylie et aux Touaregs du sud algérien, a constaté Atlas Info.
"Nous les Sahraouis, on se demande pourquoi l’Algérie n’accorde pas ce droit à la Kabylie et aux Touaregs, deux entités qui réclament une autonomie territoriale», a déclaré Khalil Dkhil, wali de la région de Laâyoune devant des chefs de tribus et des élus réunis en présence d’un groupe de journalistes.
Lors de la visite, ces derniers ont pu s’enquérir sur place des importantes réalisations socioéconomiques accomplies dans les provinces sahariennes depuis 1975, date de l’évacuation de l’Espagne et la récupération de ce territoire par le Royaume.
Pour M. Dkhil, un Sahraoui de la tribu des Rguibates nommé dernièrement wali (préfet) de cette région, "l’Algérie se trompe énormément de registre". Il a fait endosser à l’Algérie la responsabilité de ce conflit créé artificiellement pour affaiblir le Royaume.
"D’un côté, l'Algérie affirme qu’elle reste toujours fidèle à son principe quand il s’agit du Sahara, les provinces marocaines, et d’un autre côté, elle s’oppose à elle-même et refuse de concéder le droit à l’autonomie à la Kabylie et aux Touaregs», a-t-il martelé devant des journalistes.
Ce constat a été également relevé par d’autres intervenants qui ont accusé l’Algérie de «souffler sur les braises», allusion au risque d'instabilité qui menace l'ensemble de la région. "Ce pays répète qu’il n’est pas partie prenante dans le conflit du Sahara et que son attitude vis-à-vis de ce dossier n’est dictée que par le respect du principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. On se demande pourquoi donc l’Algérie refuse alors le droit aux Kabyles de manifester dans les rues et de réclamer l’autonomie en faveur de leur région», a affirmé de son côté un autre élu sahraoui.
Des Kabyles ont récemment organisé une manifestation en Algérie pour réclamer le droit à l’autonomie de leur région.
Pour Hassana Rguibi, un notable sahraoui, le « choix unitaire que nous avons décidé depuis 1975, date de la Marche verte qui a permis de chasser les Espagnols et de récupérer les régions sahariennes, est irréversible ».
«Nous sommes convaincus de ce choix », a-t-il dit, ajoutant que les «fauteurs de troubles dans la région sont des éléments séparatistes qui ne sont pas de vrais autochtones. Ils sont originaires de Tan Tan, Assa, Guelmim, des régions plus au Nord qui ne font pas partie du Sahara », a affirmé Hassana Rguibi sans dissimuler l’existence de cas de “problèmes sociaux dans la région" qui "tardent à être résolus".
Reprenant la parole, Khalil Dkhil a été catégorique : "Notre mode de gouvernance sociétale milite pour l’unité territoriale du pays". "Ces évidences ont été transmises à des députés européens de la mouvance des verts que j’ai rencontrés dimanche en présence de notables sahraouis», a indiqué le wali aux journalistes.
"Ils ont rencontré des pro-séparatistes et l’objectivité leur a imposé de se réunir avec des notables sahraouis », selon le wali.
Une militante d’Amnesty international, une ONG des droits de l’Homme, Sirine Rached, a elle aussi fait coïncider sa visite à Laâyoune avec celle des députés verts d’Europe.
"Dans les provinces sahariennes, la question n’est pas liée aux droits de l’Homme. C’est une question politique et la propagande algérienne est terrible », a déclaré pour sa part Ahmed Lakhrif, un élu de la Chambre des conseillers."Nous sommes des élus qui représentent nos tribus sahraouies. Notre modèle d’organisation est basé sur les tribus. Ces dernières sont les seules à parler au nom de la société. Tout autre chose est inacceptable », a estimé cet ancien ministre.
Un autre élu, Naâma Miara, a souhaité la mise en place d’une "gestion efficace et positive" dans la région, une gestion qui évite les erreurs du passé et qui sert “l’avenir, dans un Maroc fort et uni". "Il faut accélérer l’application du projet d’autonomie", a-t-il affirmé.
Le Maroc a proposé un plan de large autonomie en 2007 pour le Sahara pour mettre fin à ce conflit de 38 ans. L’Algérie et le Polisario l’ont rejeté en réclamant l’indépendance de ce territoire. Ils ont été sommés par la résolution adoptée la semaine dernière par le Conseil de sécurité de l’ONU d’entreprendre le recensement des réfugiés sahraouis établis à Tindouf (sud-ouest de l’Algérie) sous le contrôle du Polisario. Cette résolution qui a prolongé d’un an le mandat de la Mission de l’ONU au Sahara (MINURSO) sans étendre ses prérogatives a appelé l’Algérie à s’impliquer davantage dans la résolution de ce "conflit régional”.
A Laâyoune
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Pour une action socioéducative de qualité

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Un vent socioéducatif soufflait ce week-end sur Tahla. Des personnes qui ont gravé leurs noms comme leurs images dans les esprits du public sportif telles Nezha Bidouane, ancienne championne du monde d’athlétisme, Mustapha Lakhssam, ancien champion du monde de full-contact et du kick-boxing ont semé la joie au sein des foules. Les jeunes générations ont réservé un accueil chaleureux aux champions et aux anciens footballeurs internationaux (Chemmami, Bouab, Badidi, Ouaddouch …). Des demandes d’autographes et des photos souvenirs par dizaines. Tout le monde a apprécié cette reconnaissance envers cette sportive marocaine que beaucoup d’officiels ont oubliée, à savoir Nezha Bidouane. «Il est certain qu’aujourd’hui, notre championne a encouragé des dizaines de filles à courir et à poursuivre leurs études», a déclaré Lahboub Ahjri, président et entraîneur du club d’athlétisme local. Partout où elle passe, des slogans sont scandés chaleureusement: «Allez Nezha, allez Nezha». L’Association Maroc solidaire (AMS), initiatrice de cette action, entend également en tirer profit pour lutter davantage contre l’abandon scolaire. Cette association, en partenariat avec la Fondation Mustapha Lakhssam (Access) et la délégation de l’Education nationale de Taza, a apporté son aide à des établissements scolaires et des associations locales. Des tenues, ballons, K-way pour l’équipe locale de football, des tenues de course pour l’équipe locale d’athlétisme, (CUSTA), des vêtements au profit de la  maison des filles (Dar El fatate), une bibliothèque pour enfant dans la Maison de l’étudiant (Dar Attalib), des vélos de rééducation et déambulatoire au profit de l’association locale chargée des enfants à besoins spécifiques, et fournitures scolaires, en plus de jouets éducatifs, en faveur des classes  du préscolaire de l’école Moulay Abellah Chrif. Le collège de Tahla a aussi bénéficié de cette opération, à travers l’équipement d’une salle pour arts martiaux, à l’initiative de la Fondation Mustafa Lakhssam (Access).
«Un bel exemple d’action collective ... une réussite grâce à l’implication de toutes et de tous : habitants de la région, associations, autorités locales, délégation du MEN de Taza, bénévoles, sportifs,  entre autres. Bref, des citoyens et citoyennes mobilisés pour un Maroc meilleur», a souligné à cette occasion Ayad Lemhaouer, parrain de cette opération. Vers l’après-midi, le public avait rendez-vous avec une compétition d’athlétisme et un match de foot opposant d’anciens joueurs de Tahla à d’anciens joueurs internationaux. Résultat : une ambiance bon enfance qui doit se transformer en une volonté de travail en profondeur … dans la perspective de faire de la ville un terroir à la hauteur des aspirations de sa population.
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Etat de guerre pour défendre les derniers éléphants du Tchad

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Pour tenter de sauver les derniers éléphants du Tchad décimés par des bandes organisées de trafiquants d’ivoire venues du Soudan voisin, les défenseurs de l’environnement se sont résolus à adopter des méthodes paramilitaires, alliant réseaux de renseignements et techniques de combat modernes.
C’est au parc national de Zakouma que la guerre aux braconniers a été déclarée. Même si elle bénéficie depuis 1989 du soutien de l’Union européenne, cette vaste réserve de 3.000 km2 au sud du pays a perdu 90% de ses éléphants ces dernières années. De 4.300 animaux recensés en 2002, il n’y en avait plus qu’environ 450 dix ans plus tard. On les abattait devant les fenêtres des administrateurs du parc...
L’ONG sud-africaine African Parks a commencé à organiser la défense quand elle a pris en charge la gestion de Zakouma au début 2011. La première mesure a été d’assurer une présence permanente, car le parc était abandonné pendant la saison des pluies —l’été— quand il est isolé, en grande partie sous les eaux... au moment où les éléphants s’éloignent, et sont davantage vulnérables.
L’ONG a construit des pistes d’atterrissage utilisables par tous les temps et rationalisé son système de surveillance, en déployant notamment des gardes à l’extérieur pendant les crues, et en suivant les pachydermes par satellite. L’hémorragie s’est arrêtée, puisque Zakouma n’a perdu “que” 13 éléphants ces deux dernières années. Et les animaux, qui étaient fort stressés, ont recommencé à se reproduire.
Mais cette reprise en main ne s’est pas faite sans heurts: six gardes de Zakouma ont été abattus un matin de septembre 2012, quelques jours après un raid sur un campement de braconniers au nord-est du parc. “L’impact a été énorme sur nos opérations et sur le moral des gardes. Nous avons été choqués que des gardes qui étaient juste là-bas pour protéger des éléphants aient pu être massacrés comme ça”, raconte Rian Labuschagne, le directeur du parc. Les informations recueillies alors ont confirmé ce que les défenseurs de l’environnement savaient déjà: basés au Soudan, les braconniers sont puissamment armés, bien organisés, et ont une bonne connaissance de la brousse. Plusieurs d’entre eux sont des Janjawids, miliciens qui se sont fait connaître pour leurs exactions au Darfour, une région de l’ouest du Soudan en proie à une sanglante guerre civile depuis dix ans où ils exécutaient les basses oeuvres du régime de Khartoum.
“Maintenant qu’ils n’ont plus de soutien du gouvernement soudanais, tous ces groupes sont toujours là, les Janjadwids sont un groupe marginalisé, très frustré. Ils sont impliqués dans le trafic d’ivoire depuis des années. (...) Vous savez, les armes à feu et les munitions sont bon marché et le prix de l’ivoire ne cesse d’augmenter”, note M. Labuschagne.
Les soixante gardes de Zakouma sont devenus de vrais petits soldats, quinze d’entre eux formant désormais une force d’intervention rapide.
“Les braconniers sont lourdement armés, décidés, motivés. Ils disent dans leurs témoignages qu’ils procèdent de manière militaire et sont décidés à éliminer tout ce qui se trouve devant eux. Il faut militariser la zone”, insiste Patrick Duboscq, l’ancien policier français qui les a formés.
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La rébellion syrienne frappe en plein cœur de Damas ultra-sécurisé

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Le Premier ministre syrien, Waël al-Halaqi, est sorti indemne d'un attentat à Damas, a rapporté la télévision officielle Al-Ikhbariya, une ONG syrienne rapportant que son garde du corps a été tué.
Le photographe de l'AFP sur place a vu plusieurs véhicules calcinés, dont un autobus, et plusieurs autres voitures garées aux vitres brisées. Les services de sécurité ont bouclé le secteur.
"L'attentat terroriste à Mazzé visait le convoi du Premier ministre. M. Halaqi est indemne et n'a pas été blessé", affirme la télévision Al-Ikhabariya, sans préciser la nature de l'explosion.
Selon la télévision d'Etat, l'attentat s'est produit près d'un jardin public et d'une école à Mazzé, quartier ultra-sécurisé du centre-ouest de la capitale syrienne abritant de nombreuses ambassades, des bâtiments gouvernementaux et des sièges des services de renseignement et où résident de nombreux responsables politiques. "Je marchais dans la rue, quand soudain une explosion très forte s'est produite, et j'ai vu une voiture brûler et des gens courir. J'ai entendu le bruit de vitres voler en éclats", a raconté un jeune homme à l'AFP. "Je me suis hâté de me mettre à l'abri car je craignais qu'une autre explosion n'ait lieu".
L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) rapporte de son côté que le garde du corps du Premier ministre a été tué. "Un deuxième garde du corps et le chauffeur se trouvent dans un état critique", a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH qui s'appuie sur un large réseau de militants et de sources médicales et militaires à travers la Syrie.
"L'explosion semble avoir été télécommandée", a-t-il précisé. M. Halaqi avait été nommé le 9 août 2012, après la défection de son prédécesseur Riad Hijab qui protestait contre la répression sanglante par le régime de la révolte déclenchée en mars 2011.
Le dernier attentat à Damas remonte au 9 avril dernier, faisant au moins 15 morts selon les médias officiels, la première attaque du genre en plein centre de la capitale.
Le régime avait alors accusé des "terroristes", terme par lequel les autorités syriennes désignent les rebelles aidés dans leur combat contre l'armée par des jihadistes qui ont revendiqué de nombreux attentats suicide, en particulier à Damas.
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Salhi porte plainte contre un membre de la MINURSO

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L’appel à sédition du militaire égyptien qui fait partie de la MINURSO a provoqué l’ire des habitants de nos provinces sahariennes.  
Dans une lettre adressée au secrétaire général de l’ONU, le cheikh sahraoui de l’identification, Abdallah Salhi, s’est, en effet, plaint du comportement de ce soldat qu’il a accusé d’«inciter sciemment et ouvertement de jeunes Sahraouis à se soulever contre les autorités ».
Il a également rappelé à Ban Ki-moon qu’au lieu d’observer la neutralité et se conformer au règlement de l’ONU qu’il est censé représenter, ce dernier s’est employé à «inciter à la révolte et au séparatisme, comme l’a prouvé une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux». Aussi, cheikh Salhi a demandé que « des mesures disciplinaires soient prises contre ce soldat chargé de faire régner la paix dans le monde et qui, contrairement à cela, prêche la discorde et la haine, discréditant de la sorte l’organisation mondiale à laquelle il appartient ».
« Je me permets de demander les sanctions les plus sévères contre ce soldat et que la sentence soit largement diffusée pour servir de leçon à tous ceux qui osent se comporter ainsi », conclut  Cheikh Abdallah Salhi dans sa plainte.
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