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Fervente militante du
rapprochement et du
dialogue entre les cultures, Lucile Bernard vit au Maroc depuis plus d’une décennie.
Un pays qui visiblement l’inspire beaucoup au point de lui consacrer 7 des 17 nouvelles
qu’elle a réuniesdans un merveilleux recueil intitulé «Dernières
nouvelles avant le jour» (L’harmattan). Entretien.


Libé : Pourriez-vous nous présenter l’ouvrage « Dernières nouvelles avant le jour » ?

Lucile Bernard: C’est un recueil de dix-sept nouvelles, paru en France aux éditions de l’Harmattan à Paris, en novembre 2012, dont sept nouvelles se passent au Maroc. Dans ce livre, j’ai voulu avant tout donner la voix aux voix du silence, celles des petites gens, des laissés-pour-compte, jetés dans la misère,  ceux qu’on n’entend pas ou bien plus, la voix de ces femmes, ces hommes, ces enfants…
Dans ce recueil, la vie, la mort, l’amour se croisent, se font et se défont ; ils sont étroitement mêlés. Mais l’espoir est là, salvateur ; il souffle d’un bout à l’autre du livre malgré tout. C’est aussi un hymne à l’espoir, à toute la beauté du monde, cette beauté qui m’émeut profondément et m’émerveille à chaque fois.

Vous avez consacré une bonne partie au Maroc. Pouvez-vous préciser ?

Je vis ici, au Maroc, depuis plus de douze ans. J’ai été très sensible à cette terre de lumière, à la beauté de ce pays, au devenir des gens, ce devenir stigmatisé parfois  par des problèmes de société, à savoir la misère, les problèmes que rencontrent les jeunes, l’éducation… Je me suis sentie très concernée par tout cela. On ne peut pas être insensible  à ce qu’on voit tout autour de soi. Il faut garder les yeux ouverts, des yeux d’hommes et de femmes engagés. C’est la raison pour laquelle, je me sens très proche d’Albert Camus, cet écrivain que j’admire profondément, un de mes maîtres d’écriture ; cet homme révolté, cette voix des petits, des fils du peuple d’Algérie, avec ce lien magnifique, quasi charnel qu’il avait pour la nature. Lorsqu’on lit « Les noces à Tipasa », tout est là. Tout est réuni dans son œuvre. De même, je me sens très proche  de Stephane Hessel, cet homme de grande tolérance, plein d’humanisme, qui n’a eu de cesse de  réveiller les consciences notamment au travers de ce petit livre « Indignez-vous ». Que dire aussi des tableaux quasi rocambolesques que j’ai pu rencontrer? Où j’hésitais entre rire et incrédulité, tableaux  qui ont donné naissance à quelques nouvelles pleines de tendresse et d’humour pour ce pays.

Vous êtes au Maroc depuis plus de douze ans. Est-ce que votre vie dans ce pays a influencé vos écrits ?

Cela va de soi, il ne peut en être autrement. Je vis, je le répète, dans ce pays au milieu de cette société avec ses joies, ses peines, ses questionnements, sa beauté, sa misère. Sa révolte aussi mêlée de résignation parfois. Je suis partie prenante avec elle. J’ai été dans la joie, en colère ou révoltée, par l’insoutenable  que j’ai  croisé parfois. J’ai écrit ce livre comme portée par une urgence, mettre des mots sur le silence, ces non-dits.

Etes-vous satisfaite du parcours du livre ?

Oui, il y a eu de très bons retours dans la presse écrite : Tel Quel, Maroc Hebdo, la Tribune, Al Bayane, Femme du Maroc, Francopolis, Le Dauphiné (en France) ; la France où le livre a eu le coup de cœur des libraires chez  Decitre dès sa parution, à la radio où j’ai eu  récemment un entretien passionnant avec Abil El Machrafi, journaliste culturel sur Rabat Chaine Inter. Egalement, beaucoup de rencontres signatures : en France à Paris, puis à Annecy, au Maroc au Salon international du livre  de Tanger, au Salon international du livre  de Casablanca, à l’Institut français de Marrakech, au Musée de la Palmeraie Art et Nature à Marrakech.

Avez-vous le sentiment que les lecteurs apprécient votre livre ?

 Oui. Et c’est ce qui m’émeut et me surprend à la fois. Ils sont touchés, bousculés. Ils ne ressortent pas tout à fait indemnes car « Dernières nouvelles avant le jour » est un livre « dérangeant » qui nous met face aux questions essentielles.  Il y a un véritable amour des lecteurs pour ce livre et j’en suis moi-même très étonnée.  Il arrive aussi parfois que le lecteur ne puisse pas lire, car c’est un livre parfois très dur où l’insupportable côtoie l’espérance et la beauté ; cette beauté, véhiculée par une poésie omniprésente, malgré la honte, le dégoût  ou l’horreur collée aux trousses.  

Quel message aimeriez-vous faire passer au lecteur ?

J’aime à penser ainsi que le disait Antoine de Saint-Exupéry : « Il faut tisser des liens entre les hommes ».
Aller ensemble vers un monde meilleur, un monde de fraternité, de tolérance, d’humanisme, je ne pense pas que cela soit une utopie. J’y crois. Et nous sommes tous partie prenante  du devenir de ce  monde. Il  appartient à chacun de choisir et  de s’engager.
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Dans le landerneau politique, l’information se précise. Peu à peu et bout à bout. Il n’y aura pas d’arbitrage Royal dans le différend opposant l’Istiqlal au PJD. Les deux partis sont invités à régler leurs divergences autour d’une table et  à laver leur linge sale dans le cadre de la majorité. Chabat et Benkirane ont été renvoyés dos à dos. Le Souverain a tranché. Pas d’intervention Royale comme le sollicitaient les Istiqlaliens, l’article 42 de la Constitution a été brandi à mauvais escient. Il n’y a pas crise institutionnelle mais crise gouvernementale et c’est aux alliés de la coalition de la gérer et la résoudre.
Depuis lundi, la communication du Palais s’est organisée alors que le microcosme politico-médiatique s’est transformé depuis plusieurs jours déjà en aiguilleurs du ciel, guettant le retour du Roi. En début de cette semaine, les premiers articles apparaissent, rompant un silence assourdissant observé depuis le coup de fil Royal donné le 12 mai dernier au secrétaire général de l’Istiqlal immédiatement après la décision de retrait du parti de la balance du gouvernement, un échange téléphonique rapporté dans un communiqué de l’Istiqlal. Un long mois –probablement le plus long de l’année pour la classe politique- au cours duquel  les deux protagonistes d’un mauvais feuilleton politique attendaient, chacun à sa façon, l’arbitrage du chef de l’Etat.
Alors que Hamid Chabat, le syndicaliste devenu leader, battait la campagne contre l’Exécutif et multipliait les sorties les unes plus incendiaires que les autres sur la thématique de «ce chef du gouvernement qui vous veut du mal», Abdelilah Benkirane, lui, s’installait dans le déni de la crise sur le mode «le gouvernement et le Parlement fonctionnent».
«Cela fait un mois que les Istiqlaliens piaffent d’impatience. Après autant de temps, ils auraient pu comprendre qu’il n’y avait plus rien à attendre, et surtout pas un arbitrage», confie une source au fait des us et coutumes du sérail.
Sauf que personne n’a vu venir le coup de sifflet, sonnant la fin de la récréation. C’est L’Economiste qui le premier annonce qu’il n’y aura pas d’arbitrage Royal, dans un éditorial visiblement documenté et  signé du patron d’Eco-médias, himself.  «Le Roi est au-dessus de la mêlée politique. Il intervient  en arbitre lorsque se pose un problème institutionnel mais il s’est donné pour règle de ne pas intervenir dans les conflits entre acteurs politiques. C’est aux acteurs politiques eux-mêmes d’animer et de gérer la vie publique. Y compris leurs différends», écrit Aboulmounaïm Dilami dans ce qui ressemble à s’y méprendre à l’énoncé d’un verdict.
Les spin doctors de la communication Royale rectifient le (mauvais) tir de l’Istiqlal après l’utilisation abusive ? intempestive? de l’article 42 de la loi suprême et préparent le terrain.

Une communication Royale qui s’organise
Le Roi est légaliste et veille au succès du système de monarchie parlementaire que consacre la nouvelle Constitution. Mardi 11 juin, c’est au tour d’Al Ahdath Al Maghribya de confirmer le non arbitrage du Souverain dans la crise du gouvernement et de la majorité. «Le recours à l’arbitrage Royal est une violation des dispositions de  la Constitution», titre en «Une» le quotidien casablancais.
A l’évidence, le Palais entreprend une communication ciblée, à travers des titres de presse sélectionnés, pour expliquer à l’opinion publique et à la classe politique elle-même que le Roi n’interférera pas dans la crise qui menace la coalition gouvernementale. Parce que, depuis juillet 2011, le système politique a changé et que  les anciennes habitudes et autres feux verts derrière le rideau n’ont plus cours sous l’égide de la nouvelle Constitution.
A travers cette décision de non arbitrage –le Souverain a visiblement pris le temps de la réflexion pour que soit respecté l’esprit de la Constitution-, le chef de l’Etat donne-t-il un coup de pouce à Benkirane en «lâchant» Chabat ? Ou, au contraire, pousse-t-il l’Istiqlal vers la porte de sortie? «Pas du tout. Les deux leaders sont aujourd’hui obligés de se parler pour régler, d’une façon ou d’une autre, leurs problèmes aussi profonds soient-ils» explique cet allié de la majorité. D’ailleurs, selon une information publiée lundi 10 juin par L’Economiste, le Roi va dans les tout prochains jours recevoir en audience le patron de l’Istiqlal.
Reste la question qui est sur toutes les lèvres politiques et médiatiques. Que va-t-il se passer maintenant? En plus du fait que les hommes et les femmes politiques doivent apprendre à «s’émanciper» en se passant désormais de tout signal du Palais, Istiqlal et PJD doivent impérativement trouver solution à leurs divergences dans «la boîte à outils» qu’offre la Constitution. «En fait, il n’y a pas 36 solutions. Soit Benkirane répond favorablement à nos revendications qui sont dans le mémorandum que nous lui avions envoyé il y a plusieurs mois, soit l’Istiqlal prend acte de la décision du conseil national, se retire du gouvernement et prépare 2016 depuis les bancs de l’opposition», fait valoir un cacique du plus vieux parti marocain.
 

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Un processus de transition démocratique est actuellement en cours dans un certain nombre de pays de la rive Sud de la Méditerranée, qui ont été secoués par des soulèvements et des manifestations depuis janvier 2011. La réussite de ce processus n’est possible que si l’égalité entre les femmes et les hommes devient la pierre angulaire des fondements législatifs et constitutionnels des nouvelles institutions, et que les femmes soient pleinement associées à leur élaboration et à leur mise en œuvre. C’est l’esprit qui anime le colloque international organisé par la Fédération de la Ligue démocratique pour les droits des femmes. Cette rencontre qui se tiendra du 14 au 16 juin courant à Casablanca, verra la participation de bon nombre de chercheurs et d’acteurs associatifs venus d’Egypte, de Tunisie, d’Algérie, de Libye outre le Maroc. Trois jours durant, tous les projecteurs seront braqués sur les perspectives d’égalité.  
Pour ce faire, un programme haut en couleur a été concocté par les organisateurs. Juste après la séance d’ouverture, rien de tel que d’introduire les débats en abordant la question des femmes et la politique.  Certes, le rôle de celles-ci a été déterminant et l’est toujours dans la mobilisation de la société qui a eu lieu dans tous les pays du Printemps arabe. Elles ont été très actives dans l’organisation des mouvements pacifiques, des manifestations, de toutes les stratégies non violentes de défi au régime. Elles sont descendues nombreuses dans la rue.
Mais le désenchantement dans les pays arabes, deux ans après l’effondrement des régimes dictatoriaux, n’a pas tardé à prendre le dessus. Les femmes sont les premières menacées dans leurs droits par les régimes islamistes. Un goût amer qui ne saurait durer. Impossible d’inverser la tendance sans l’instauration d’une égalité. L’exercice de la politique par la femme n’est-il pas tributaire de la libération culturelle et idéologique? Cette aliénation ne l’a-t-elle pas soumise au joug de l’idéologie obscurantiste et conservatrice ? Comment les femmes pourront-elles tracer leur chemin vers la démocratie ? Les réponses découleront certainement des témoignages et expériences des intervenantes.
Il va sans dire qu’on ne peut parler de révolution et de Printemps arabe sans parler des jeunes. Cette frange de la société intimement liée à tous ces mouvements fait l’objet de toute une session lors de ce colloque. L’occasion de se pencher sur leurs motivations, leurs attentes par rapport à la société. Quelle idée se font-ils des droits politiques de la femme, de  la démocratie? A un autre niveau, quel est le rôle des jeunes dans les luttes déclenchées aussi bien en Egypte, en Tunisie qu’au Maroc?
Le quatrième pouvoir, autrement dit la presse et les médias, s’invite également à ce colloque. Que ce soit les chaînes satellitaires proches des mouvements extrémistes religieux, la presse officielle écrite ou audiovisuelle voire les nouvelles technologies de l’information, quel genre de  discours politique véhiculent-ils ? Et quelle image de la femme transmettent-ils dans une société en crise?
Par ailleurs, qu’en est-il du discours en  vigueur après la révolution ? Il s’agira pour les intervenants d’analyser le discours officiel, celui des mosquées, des jihadistes ou encore des mouvements de 2011. Peut-être y a-t-il un consensus entre le  discours religieux et le discours politique. Pourquoi faut-il insister sur les droits des femmes, sur l’égalité et le rôle politique de la femme dans le processus démocratique?
Des questions et des réponses qui ne manqueront pas d’enrichir les débats.
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L’opérateur portuaire APM Terminals Tangier, chargé de l’exploitation du premier terminal à conteneurs du port Tanger Med, a organisé récemment la 1ère édition de l’”Environnement day”, à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement.


Cette journée, initiée en coordination avec l’Autorité portuaire de Tanger Med (TMPA), a permis de présenter les actions déployées par APM Terminals Tangier dans le but de minimiser l’empreinte écologique de son activité industrielle, ainsi que de sensibiliser l’ensemble de ses partenaires, ses prestataires de services et le grand public à la nécessité de préserver l’environnement.
Outre la visite des installations du terminal, les participants à cette journée ont pris part à plusieurs ateliers pédagogiques et à un concours de tri sélectif de déchets, ainsi qu’à des activités ludiques et éducatives destinées aux enfants. Ils ont également contribué à une première opération de plantations d’arbres le long de la ligne séparant APM Terminals Tangier du terminal ferroviaire mitoyen.
Dans une déclaration à cette occasion, le directeur général d’APM Terminals Tangier, Hartmut Goeritz, a indiqué que cette initiative vise à renforcer l’attention portée à la question environnementale, notamment au sein de ce secteur d’activité considéré comme polluant par ses émissions de CO2.
 Depuis trois années, APM Terminals Tangier diminue ses émissions de CO2 de 10 % en moyenne, grâce notamment à l’utilisation progressive d’une nouvelle génération de tracteurs et engins électriques, a-t-il souligné.
De son côté, Abdelilah Tamim, chargé de la sécurité maritime et de la protection de l’environnement au port de Tanger Med, a mis l’accent sur l’importance de ce genre d’initiatives pour la consolidation de la culture environnementale au sein du port, conformément aux orientations de TMPA qui a entrepris plusieurs actions environnementales, notamment l’aménagement d’espaces verts et la plantation d’arbres aux abords du port. APM Terminals Tangier a été consacrée en 2012 pour ses performances en matière de système de management intégré Qualité-Environnement-Sécurité, à travers sa triple certification ISO 9001, ISO 14001 et OHSAS 18001.
Ces efforts s’inscrivent dans le cadre des initiatives d’APM Terminals International en matière environnementale, qui ont permis de diminuer les émissions de CO2 par conteneur de 4% en 2012, l’objectif affiché étant d’atteindre à l’horizon 2020 une réduction de ces émissions d’au moins 25% par rapport à 2010.
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A la veille des vacances d’été, les statistiques relatives aux intentions de départs des ressortissants des pays européens, principaux marchés émetteurs pour le Maroc, n’augurent rien de bon pour le tourisme marocain. La saison estivale est sur le point de commencer et le mois sacré de Ramadan pointe le bout du nez. Si l’on y ajoute la conjoncture difficile, aussi bien nationale qu’internationale,  caractérisée, entre autres, par un recul du pouvoir d’achat, la saison s’annonce rude pour le secteur.
Les Européens font face à une crise qui dure et remettent en question leurs intentions de départs en vacances d’été. En effet, d’après le baromètre Ipsops/ Europ assistance, intitulé «Intentions et préoccupations des Européens pour les vacances d’été », les Européens ne sont plus que 54% à envisager de partir en vacances cet été sur la période allant de juin à septembre inclus. Ce taux est inférieur de 4 points à celui de l’année précédente (58%) et de 12 points à celui de 2011 (66%).
Ce sont surtout les pays du Sud, où les taux de chômage sont les plus importants (26,3% en Espagne et 11,6% en Italie) qui sont les plus impactés. Seuls 42% et 53% respectivement des Espagnols et des Italiens ont l’intention de voyager. Ce qui signifie que l’offre marocaine doit de plus en plus s’orienter vers les autres marchés moins touchés par la crise.
Une autre mauvaise nouvelle pour les tour-opérateurs marocains fait que les principaux clients du produit marocain, à savoir les Français, créent la surprise cette année. En effet, cette étude montre que 38% d’entre eux ne veulent pas aller en vacances cette année, contre seulement 30% l’an dernier, un record pour le pays depuis 2005 (37%).
En substance, étant donné que 46% des Européens n’ont pas l’intention de voyager cet été, un taux qui serait l’un des plus élevés depuis l’an 2000, les destinations «vacances» devront donc se disputer les 54% d’Européens qui souhaitent défier la mauvaise conjoncture.
 Néanmoins, la concurrence risque d’être plus acharnée, puisque les pourcentages des favorables  au voyage qui resteront en Europe, se sont élevés à  79% en 2012 et 81% en 2013. Au moment où seulement 3% d’entre ces derniers partiront en Afrique, le Maroc doit s’apprêter à  faire face à une concurrence acharnée de ces principaux marchés.
 Après la «révolution du jasmin», qui avait provoqué la chute du nombre de touristes de près de 50%, la Tunisie a retrouvé des couleurs durant l’été 2012, avec une hausse de sa fréquentation de plus de 25%. 228.228 Français ont franchi la Méditerranée entre les mois de mai et août pour aller y chercher le soleil, ce qui en fait leur destination préférée. En plus de l’Egypte qui se ressaisit jour après jour, le Maroc doit aussi faire face à la concurrence des Iles Canaries.
  L’ensemble de ces données n’augurent rien de bon pour le tourisme marocain. En effet, au cas où il y aurait, éventuellement, d’entre les 46% d’Européens qui ne voyageront pas, des visiteurs habituels du Royaume, cela risquerait d’avoir une incidence sur les arrivées touristiques. Pis encore, on sait que la majorité écrasante des ressortissants de sept pays européens, à savoir la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne, la Belgique et l’Autriche, ne veulent pas sortir des frontières du Vieux Continent. Et ce au moment où la majorité des touristes visitant le Maroc viennent de ces pays.
De par ces données, on se demande  comment le Maroc se prépare pour contrecarrer à moyen et long termes les effets de la crise en Europe qui ne seront pas jugulés dans un futur proche et impacteront même d’autres secteurs.
Reste à dire que l’élaboration d’une nouvelle stratégie de ciblage  axée sur les nouveaux marchés, notamment le Brésil et le Moyen-Orient, permet de compenser et briser la dépendance aux marchés traditionnels.
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