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La société civile voit rouge. Elle pointe du doigt l’accord en cours de finalisation  entre l’Union européenne et l’Inde. Un accord qui ne manquera pas d’être lourd de conséquences notamment en ce qui  concerne l’accès aux médicaments. En effet, certaines clauses, considérées comme dangereuses, pourraient  avoir un fort impact aussi bien en Inde que dans l’ensemble des pays en développement qui s’approvisionnent massivement en médicaments génériques à bas prix produits par l’Inde. Pour dénoncer cet état de fait, ITPC-MENA, ALCS Maroc, CSAT-MENA, Espace associatif, RMDS et AMDH ont rendu public un communiqué conjoint.
En effet, l’Inde est considérée comme « la pharmacie des pays sous-développés » et produit de ce fait plus de 80% des médicaments génériques utilisés contre le VIH/Sida. Au-delà des médicaments antitréroviraux et anticancéreux, ce pays produit de nombreux médicaments à moindre coût. La concurrence par et entre les producteurs de génériques est l’un des principaux facteurs ayant permis la mise sous traitement de millions de malades dans les pays en développement depuis les début de la pandémie. Ce qui fait dire à Hakima Himmich, présidente de l’ALCS-Maroc, que «si l’on coupe le robinet indien que constitue son industrie du médicament générique, on met en danger des millions de personnes».  Et d’ajouter :  «Nous savons que ces accords commerciaux auront des conséquences dramatiques pour la santé publique. L’industrie du médicament générique est essentielle pour les malades dans les pays en développement».
Cet accord, comme le rappelle le communiqué, outre les mesures dangereuses qu’il comporte comme l’augmentation de la durée des brevets et l’exclusivité des données, en compte d’autres qui ne manquent pas d’être fort inquiétantes comme l’a indiqué pour sa part Khadija Ryadi, présidente  de l’AMDH «Bien que les textes en négociation ne soient jamais rendus publics ce qui pose un réel problème démocratique et de transparence de la Commission européenne et des pays négociateurs vis-à-vis de leur parlement national et de la société civile, nous savons que certaines mesures inquiétantes sont toujours bien présentes dans l’accord en négociation». Le communiqué vise en particulier les dispositions de mise en oeuvre de la propriété intellectuelle, lesquelles empêcheraient  l’exportation de médicaments génériques à bas prix.  C’est ainsi, et toujours selon le document cité, que les producteurs de génériques pourraient se voir entraînés dans d’interminables et coûteux conflits juridiques, dans lesquels l’UE souhaiterait par exemple que les tribunaux indiens émettent des injonctions à geler les comptes bancaires des producteurs de génériques et même à saisir leurs biens. Bien évidemment de telles actions pourraient dissuader des producteurs locaux de continuer leur production de médicaments à bas prix.
Mais cette convention, indique la même source, est un exemple parmi la longue liste de négociations commerciales  à travers lesquelles l’UE  cherche à imposer des dispositions renforçant la propriété intellectuelle dans les pays en développement, au profit de son industrie du médicament et aux dépens des enjeux de santé publique. La Commission européenne est actuellement engagée dans des négociations d’accords de libre-échange avec l’Inde, la région ASEAN, la Malaisie, l’Ukraine et la Thaïlande, et planifie d’autres accords avec le Maroc, la Tunisie et l’Egypte, pour ne citer que quelques exemples.
Par ailleurs, «l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient est la région du monde où le taux de personnes vivant avec le VIH mises sous traitement est le plus faible au monde, et une des plus touchées par les hépatites virales. Pour répondre aux enjeux de santé publique, importer ou produire des copies génériques à bas prix est crucial pour des millions de personnes», comme n’a pas manqué de conclure Nadia Rafif, coordinatrice de CSAT MENA.
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En plein océan Indien, l'atoll seychellois d'Aldabra est l'un des derniers sanctuaires quasi-vierges de la planète, où vit notamment la plus importante population de tortues géantes au monde, dans son milieu d'origine largement préservé de l'Homme.
Classé au Patrimoine mondial de l'Unesco, Aldabra est formé de quatre îles principales de récif corallien, séparées par des passes étroites et enfermant un lagon peu profond, bordé d'une mangrove de palétuviers et de plages de fin sable blanc.
A marée haute, l'eau cristalline laisse voir raies, requins ou tortues marines. A marée basse, émergent à l'intérieur du lagon de petites îles, sortes de champignons de pierre, semblant posés sur la mer.
Considéré comme l'un des plus vastes atolls du monde - 350 ha, dont 150 ha de terres émergées - son isolement, à plus de 1.200 km au sud de Mahé, principale île de l'archipel des Seychelles, les difficultés d'accès et l'absence d'eau douce, ont préservé Aldabra de l'influence humaine, en faisant un laboratoire naturel exceptionnel pour les scientifiques.
Selon l'Unesco, il abrite "plus de 400 espèces et sous-espèces endémiques (vertébrés, invertébrés et plantes)". Parmi elles, quelque 100.000 tortues géantes des Seychelles (Geochelone gigantea ou Aldabrachelys gigantea), ultimes survivantes d'une espèce autrefois répandue à travers l'océan Indien et décimée par la chasse.
Plus grosses tortues terrestres du monde - les mâles peuvent atteindre 1,20m de long et peser jusqu'à 300 kg - elles bénéficient d'une longévité exceptionnelle, pouvant aller, selon le Dr Jeanne Mortimer, jusqu'à 250 ans.
"Aujourd'hui il ne reste que deux endroits sur terre où vit une importante population de tortues géantes: Aldabra et les Galapagos, mais les deux espèces sont différentes", explique cette biologiste américaine.
"L'écosystème d'Aldabra permet aux scientifiques de comprendre comment vivaient les tortues au moment où elles étaient tout en haut de la chaîne alimentaire", sans prédateur carnivore, absent à Aldabra, poursuit cette spécialiste des tortues, géantes et marines.
Selon Frauke Dogley, directrice générale de la Seychelles Island Foundation (SIF), fonds public chargé par le gouvernement de gérer l'atoll et la Vallée de Mai, autre site seychellois classé de l'Unesco, la population des tortues d'Aldabra - classées "espèce vulnérable" - est stable depuis le début des années 1980.
Seule réelle menace pour ces tortues, des chèvres introduites sur l'atoll il y a près d'un siècle et demi et qui entraient en concurrence pour les ressources alimentaires ont été récemment éradiquées.
Aldabra est également, entre décembre et mars, un lieu de reproduction et de ponte privilégié, dans l'océan Indien, de la Tortue verte (Chelonia mydas), espèce marine menacée.
"En février, c'est le pic de la saison de reproduction, tous les jours on enregistre de 30 à 40 traces de tortues vertes qui montent pondre leurs oeufs (...) sur l'île de Picard", une des quatre îles de l'atoll, montre Janske Van de Crommercker, coordinatrice scientifique à la SIF.
"La population de tortues de mer est en augmentation, tous les ans on enregistre plus de traces de femelles", notamment grâce à l'arrêt de la pêche du reptile, en vigueur jusque dans les années 1960, explique-t-elle.
Un programme de surveillance satellite en temps réel grâce à un émetteur implanté sur six Tortues vertes a permis de constater qu'après avoir pondu, ces tortues repartaient un peu partout dans l'océan Indien.
Certaines "partent vers le continent africain, au Kenya, une autre est passée aux Comores et se trouve actuellement à Madagascar et une autre se trouve du côté d'Arros", autre île de l'archipel seychellois, poursuit la scientifique.
L'atoll abrite aussi d'importantes colonies d'oiseaux, dont certains viennent s'y reposer au cours de leur migration.
Cet écosystème rare, d'une beauté exceptionnelle, a bien failli disparaître dans les années 1970 pour laisser la place à une base militaire américaine, alors que l'atoll était encore l'un des Territoires britanniques de l'océan Indien. L'idée sera finalement abandonnée face aux protestations des défenseurs de la nature et des scientifiques et la base construite sur l'atoll de Diego-Garcia, sur l'archipel des Chagos, 3.000 km plus à l'est.
Seule une quinzaine de personnes vivent en permanence sur l'atoll: quatre scientifiques, quatre gardes, du personnel administratif, un cuisinier, etc. L'eau de pluie est récupérée et le soleil fournit l'électricité.
L'absence de lignes maritimes ou aériennes limite l'accès des touristes, dont environ un millier se rendent chaque année à Aldabra, dans des conditions très strictes.
Seuls de petits groupes de 30 personnes maximum sont acceptés, encadrés par des gardes sur des itinéraires strictement délimités. Il est interdit d'y passer la nuit. Le droit d'entrée, 100EUR par personne, permet de financer la gestion de l'île, mais depuis des attaques de pirates, les touristes se font plus rares, déplore Maurice Lousteau-Lalanne, président de la SIF.
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Dans l’objectif de relancer l’intérêt des investisseurs pour le secteur oléicole et de trouver aussi bien les moyens de production, que ceux de la commercialisation, le Crédit agricole du Maroc a organisé la troisième édition du Forum de l’investissement dans ce secteur.
«En observant les dossiers soumis au comité de crédit de notre établissement,  j’ai pu constater que malheureusement on assistait à un certain ralentissement de l’intérêt à ce secteur alors que cette filière se positionne parmi les priorités principales du Plan Maroc Vert (PMV)», a affirmé, jeudi à Skhirat, le directeur général du Crédit agricole Maroc (CAM), Tariq Sijilmassi en expliquant les raisons de la tenue de ce forum.
Afin de résoudre cette problématique qui menace un secteur jugé prioritaire pour le Maroc, M. Sijilmassi a essayé de rassurer les acteurs de cette filière qui ont commencé, selon lui, se demande s’il s’agit d’un investissement toujours aussi porteurs, en affirmant que l’oléiculture est «une filière d’avenir qui revêt un caractère stratégique évident et que  le PMV lui accorde une place cruciale. C’est pourquoi, «l’oléiculture doit être prise presque comme un projet de société » a-t-il dit en ajoutant que « c’est un mode de vie pour les Marocains et qu’elle fait partie de leur quotidien».
En mettant en exergue son caractère stratégique, le directeur général du Crédit agricole a expliqué qu’elle a besoin «d’intégration, de mécanisation, d’investissement et de prise en charge à l’échelle nationale de la problématique de commercialisation des produits oléicoles».
Rappelant qu’il s’agit d’un «produit noble qui permet de passer par plusieurs étapes depuis la production par la trituration jusqu’aux étapes à très forte valeur ajoutée», il a mis en valeur ce secteur en montrant que «c’est une filière complète ». «Elle part de la plantation jusqu’à l’exploitation,   elle est industrialisante, et créatrice de main-d’œuvre dans le monde rural mais également dans les industries agroalimentaires qu’elle induit et elle permet de les développer» a-t-il mis en avant.
Le président du Directoire du CAM a insisté sur le fait qu’«à l’instar des agrumes, la promotion de la commercialisation devrait permettre au «label Maroc» de l’huile d’olive d’être reconnu à l’échelle internationale et concurrencer celui des pays de la méditerranée.
Pour sa part, Ahmed Ouayache, président de la Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (Comader) a mis l’accent sur l’arrivée de nouveaux concurrents pour le Maroc sur le marché international. «Cette culture qui était réservée au pourtour méditerranéen connaît une extension avec l’arrivée de la Chine et des pays de l’Amérique latine», a-t-il dit.  Il a aussi expliqué que la cadence actuelle de l’investissement et la commercialisation continuent de constituer un frein pour cette culture, en insistant sur la nécessité de mettre en place une politique de transformation et de valorisation de la production du secteur oléicole.
 Dans une analyse diagnostic SWOT,  le président de la Fédération interprofessionnelle marocaine de l’olivier, Hicham Chraibi, a mis en exergue les forces et les faiblesses de la filière oléicole nationale ainsi que les opportunités et les menaces que présente son environnement international.
Il a, par ailleurs, expliqué que l’huile d’olive marocaine, qui n’était  pas reconnue par le passé, l’est aujourd’hui  par l’ensemble des opérateurs internationaux. C’est l’heure donc de la promotion pour notre huile d’olive. 
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Le SIEL me tombe sur la tête.  Après le choix  inattendu  de la Libye comme invitée d’honneur –« on attendait la réponse de l’Arabie Saoudite qui n’est jamais venue,  alors on a pris la Libye », ont justifié de manière très placide les organisateurs- voici que le Salon international de l’édition et du livre qui va droit dans le MUR, en offrant  plusieurs mètres carrés au Mouvement unicité et réforme, le bras religieux du PJD.  
Ainsi donc,  « Attawhid wa al islah » aurait, comme chacun ne le sait pas, une grande tradition littéraire. Le Mouvement qui porte toujours les empreintes d’Ahmed Raissouni  et porte la parole des islamistes au pouvoir a son stand au SIEL et propose à la vente ces fameux petits livres que les partis de gauche dont celui auquel appartient le ministre de la Culture, ont longtemps dénoncés. Un passé très vite oublié depuis la lune de miel que vivent islamistes et anciens communistes.  Deux possibilités : soit Amine Sbihi veut être dans les petits papiers de son chef de gouvernement  et faire la « Une » d’Attajdid comme lundi dernier, soit notre ministre de la Culture PPS vire sa cuti et découvre les vertus de la parole des ouailles de Benkirane, Raissouni, Hamdaoui. Dans les deux cas, les voies du SIEL sont réellement impénétrables.
Le  ministre de gauche  de la Culture peut toujours brandir l’argument de la tolérance. Sauf que sa tolérance à lui est à géométrie variable. Un stand d’Annahj Addimokrati aurait-il été à ce point politiquement incorrect voire « haram » ? Nous n’irons pas tous au SIEL et c’est tant mieux…
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Les comportements des individus qui, portés par des actes et une volonté délibérée de destruction, de détérioration des biens privés et publics à Casablanca jeudi, certes, sont condamnables à plus d’un titre, mais...
Nul besoin ici de pointer du doigt X ou Y mais on peut constater que le hooliganisme qui n’est pas essentiellement le fait de supporters d’un seul club mais pratiquement de tous ceux qui forment l’élite de ce bon vieux championnat, est un phénomène tendant à prendre chaque jour que Dieu fait, ici-bled, plus d’ampleur. Les évènements violents somme toute, d’une banalité devenue tout à fait coutumière dans nos rues dès lors que c’est jour de stade, doivent nous interpeller cette fois-ci très sérieusement. Basta la bricole!
On n’a que trop fait usage du colmatage des brèches à chaque fois que des jeunes délinquants d’un soir nous ont fait prendre conscience de la gravité du fléau. On a préféré mettre du côté des bobos, une maladie évidente et qu’on n’a jamais voulu voir venir. Il n’est pire aveugle… dit-on.
Les actes de violence perpétrés dans les différents quartiers de la métropole concernent essentiellement et pourquoi pas exclusivement, le football. En effet, ces actes ont été commis par des jeunes supporters de l’ASFAR et du Raja et s’il est navrant de constater qu’ils ont débordé dans la rue, c’est que tout simplement on a laissé faire.
Prévenir vaut mieux que guérir, dirait l’adage et pourtant, cette violence juvénile  était tout à fait prévisible par tous car présente bien avant l’événement et donc d’une évidence pour le moins débordante. Longtemps avant le match, le branle-bas de combat, en cette ère où la communication est reine, était à portée de click, dans tous les réseaux sociaux et annonçait l’apocalypse. Qu’a-t-on fait ? Pas grand-chose si ce n’est la castagne. Entre Rabat et Casablanca, force est de constater le manque flagrant de coordination entre les autorités des deux villes pour enrayer le fait.
Ils sont, pourtant deux facteurs principaux bien apparents pouvant mettre fin à l’émergence de ce phénomène : football pour ne pas dire sport et jeunesse. On n’en blâmera donc pas que le ministre de l’Intérieur qui indique, ô solution extrême, l’arrestation de quelque 200 voyous, mais aussi, le principal concerné Mohamed Ouzzine sans en oublier le porte-parole du gouvernement et sa Communication Mustapha Khalfi, bien étrangement muet.
Mohamed Jaouad Kanabi
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