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Non content d’avoir poussé à bout les médecins internes et résidents, au point qu’ils ont  entrepris une série de grèves, dont celle qui aura lieu aujourd’hui dans les quatre CHU du Royaume, Houcine El Ouardi, ministre de la Santé, voudrait, selon certaines sources, faire de même avec les enseignants-chercheurs. Il souhaiterait emboîter le pas à ses autres pairs du gouvernement Benkirane qui ont fait du prélèvement sur les traitements et salaires une arme de lutte visant à empêcher les fonctionnaires de revendiquer leurs droits légitimes.
Dans l’attente d’une confirmation ou d’une infirmation officielle des rumeurs concernant le fait de passer à l’acte en procédant à des retenues sur les salaires des enseignants-chercheurs qui ont boycotté les examens que devaient passer les médecins internes,  en guise de protestation contre la décision ministérielle d’interdire aux médecins du secteur public d’officier dans le secteur privé, force est de constater que la fronde ne cesse de monter au sein de ce département.  Pour les médecins internes, ils comptaient énormément sur cet examen pour accéder au résidanat, statut qui les dispensera des nombreuses gardes dont ils sont chargés chaque mois.
En effet, en moins d’une semaine, c'est-à-dire après le débrayage de jeudi dernier, les médecins et résidents des quatre CHU du Royaume reviennent à la charge en observant aujourd’hui une grève de 24h. Ils font relâche parce qu’ils n’en peuvent plus. Ils réitèrent leur principale revendication, à savoir le paiement de leurs salaires impayés depuis une année.  
Les revendications des médecins internes et résidents portent également sur la réhabilitation  morale et matérielle du doctorat et le refus du régime LMD (licence, master, doctorat), l’augmentation des salaires qui prend en compte les années d’étude, la révision de la contractualisation obligatoire, à partir de laquelle se fait l’intégration des médecins dans la Fonction publique et la réduction de la durée de ces contrats de 8 à 4 ans.  Ils demandent aussi  la comptabilisation de l’ancienneté ainsi que leur intégration à la Fonction publique à partir de la première année de résidanat et d’être indemnisés pour les gardes effectuées entre autres.  
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