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SOCIÉTÉ - Six personnes aurait pratiqué une trentaine d’avortements clandestins dans un appartement à Marrakech. Parmi elles, deux internes en médecine, un étudiant en médecine et un pilote, chargé d’importer d’Espagne un anti-inflammatoire fréquemment utilisé au Maroc par les femmes souhaitant avorter.

Les suspects encourent entre un et six mois de prison, mais risquent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement si leur appartenance à un réseau plus large est confirmée.

“Il faut bien comprendre que dans cette affaire, aucune des femmes ayant subi une interruption volontaire de grossesse n’a déposé plainte. Les personnes accusées d’avoir participé à ce soi-disant réseau ne faisaient que répondre à l’appel à l’aide de ces femmes”, affirme au HuffPost Maroc Omar Arbib, membre de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH) à Marrakech.

Pour le militant associatif, cette affaire est symptomatique d’une situation plus large, qui dépasse le simple cadre du fait divers. “Le réel problème, c’est que l’État refuse de reconnaître l’avortement: le médicament administré par les médecins à ces femmes est illégal au Maroc, alors qu’il est reconnu par l’OMS et autorisé dans le reste du monde. Selon sa voie d’absorption, il peut déclencher un avortement. Et...

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